Comité consultatif mondial sur la sécurité des vaccins

Fièvre jaune

Publié dans le Relevé épidémiologique hebdomadaire de l'OMS du 7 janvier 2005

Le GACVS s’est déjà penché sur la sécurité des vaccins antiamarils, et en particulier sur les formes viscérotropes de la maladie et autres manifestations indésirables graves.1 A ce jour, 23 cas confirmés ou probables de forme viscérotrope de la maladie faisant suite à l’utili-sation du vaccin antiamaril 17D ont été notifiés dans le monde avec une date de début de survenue postérieure à 1996. En tout, 14 (61%) des 23 cas ont été mortels. Tous ces cas ont été notifiés à la suite de la primovaccination. Les estimations récentes relatives au risque de contracter une forme viscérotrope de la maladie associé à la vaccination antiamarile correspondent aux estimations précédemment faites aux Etats-Unis et sont comprises entre 0,04 et 3 cas par million de doses vaccinales. Un risque majoré a été reconnu chez les sujets âgés de plus de 60 ans. Une maladie du thymus constitue un facteur de risque indépendant potentiel reconnu; 4 (17%) des 23 cas connus avaient des antécédents de maladie du thymus. Toutefois, on ignore quels pourraient être les autres facteurs de risque de cette forme viscérotrope de la maladie du fait de sa faible incidence.

Le GACVS réitère ses recommandations, à savoir qu’il faut veiller tout particulièrement à n’administrer ce vaccin qu’aux voyageurs véritablement exposés à la fièvre jaune. En outre, les dispensateurs de vaccins doivent peser soigneusement les risques et les avantages de la vaccination chez les voyageurs âgés et demander systématiquement s’il y a des antécédents de troubles du thymus, quel que soit l’âge du sujet. Lorsqu’un tel trouble est rapporté, il convient d’envisager d’autres mesures de prévention.

1. Voir No. 3, 2004, pp. 16-20

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