Sécurité du BCG chez les enfants VIH-positifs
Le comité a examiné la politique suivie concernant la vaccination par le bacille de Calmette-Guérin (BCG) des enfants VIH-positifs. D’après les études rétrospectives menées en Afrique du Sud et en Argentine, le risque de bécégite généralisée est nettement plus important chez les enfants porteurs du VIH vaccinés à la naissance et qui développent le SIDA ultérieurement. Le risque associé à la vaccination des enfants VIH-positifs pourrait être plus important que ses avantages – la prévention de la tuberculose grave – , surtout qu’on ignore la protection que le BCG confère aux enfants VIH-positifs contre la tuberculose.
A l’heure actuelle, l’OMS recommande d’administrer une dose unique de BCG à tous les nourrissons dans les zones où la tuberculose est très endémique ainsi qu’aux nourrissons et aux enfants particulièrement exposés à la tuberculose dans les pays de faible endémie. Le BCG est contre-indiqué chez les personnes immunodéprimées et l’OMS ne recommande pas d’administrer le BCG aux enfants atteints d’une infection à VIH symptomatique.
Le GACVS a conclu d’après les résultats que le risque de bécégite généralisée est élevé chez les enfants VIH-infectés et que, par conséquent, il ne faut pas administrer le BCG aux enfants dont l’infection par le VIH est connue.
Le comité reconnaît qu’il est difficile de savoir si les enfants sont porteurs du VIH à la naissance quand les services de diagnostic et de traitement destinés aux mères et aux nourrissons sont limités. En pareil cas, il faut continuer d’administrer le BCG à la naissance à tous les enfants indépendamment de leur exposition au VIH, car la tuberculose est fortement endémique dans les populations où le VIH est très répandu. Il est recommandé de suivre attentivement les enfants dont on sait que la mère est VIH-infectée et qui ont reçu le BCG à la naissance afin de déceler et de soigner sans retard toute complication liée au BCG. Dans les endroits où les services de soins aux VIH-infectés sont suffisamment développés pour qu’on puisse savoir de bonne heure quels sont les enfants contaminés et leur administrer au plus tôt un traitement antirétroviral, on envisagera de retarder la vaccination par le BCG des enfants dont on sait que la mère est VIH-infectée jusqu’à ce qu’on ait confirmation qu’ils sont VIH-négatifs.
Dernière révision de la page le 3 décembre 2008