Tuberculose (TB)

Principaux faits sur la tuberculose multirésistante (TB-MR) – actualisation 2013

Principaux faits

Note d'information de l'OMS sur la tuberculose multirésistante
  • Proportion de cas de tuberculose pharmacorésistante: environ 3,7% des nouveaux cas de tuberculose dans le monde sont dus à des souches multirésistantes. La proportion est bien plus grande chez les patients déjà traités et atteint 20% environ. La fréquence de la TB-MR varie sensiblement d’un pays à l’autre. Quelque 9% des cas de TB-MR sont aussi résistants à deux autres classes de médicaments. On parle alors de tuberculose ultrarésistante (TB-UR). En mars 2013, 84 pays avaient signalé au moins un cas de TB-UR.
  • Nombre de cas de TB-MR: l’OMS estimait à 0,5 million environ le nombre de cas de TB-MR dans le monde en 2011. Environ 60% des cas sont concentrés en Afrique du Sud, au Brésil, en Chine, en Fédération de Russie et en Inde (pays du groupe «BRICS»).
  • Dépistage et diagnostic: le nombre de cas de TB-MR détectés et diagnostiqués augmente grâce aux tests de diagnostic rapide. En 2012, le test Xpert MTB/RIF a été mis en place dans 77 pays et, dans le cadre du projet EXPAND-TB (1), quelque 25 000 cas ont été notifiés dans 24 pays.
  • Un cinquième du nombre estimatif de cas de TB-MR parmi les cas de tuberculose pulmonaire déclarés en 2011 ont été notifiés comme ayant été placés sous traitement (la proportion était de 1 sur 9 environ en 2009).Dans certains pays à lourde charge de morbidité, la proportion est bien plus grande (graphique du haut).
  • Guérison: 48% des patients atteints de TB-MR placés sous traitement en 2009 ont été traités avec succès (graphique du bas).

Financement de la lutte contre la TB-MR

On estime à 2 milliards de dollars (US $) la somme nécessaire en 2015 pour diagnostiquer et traiter la TB-MR. Les fonds consacrés à la lutte contre cette forme de la maladie sont passés de 0,5 milliard en 2009 à 0,6 milliard en 2011 dans les pays pour lesquels on dispose de données (et qui représentent 75% du nombre estimatif de cas de TB-MR dans le monde). Le coût des médicaments de deuxième intention s’élève à lui tout seul à 0,3 milliard de dollars par an.

Lutte contre la TB-MR et la TB-UR au plan mondial

Dans une résolution qu’elle a adoptée en 2009, l’Assemblée mondiale de la Santé a invité instamment les États Membres de l’OMS à «instaurer l’accès universel au diagnostic et au traitement de la tuberculose multirésistante et ultrarésistante».

D’après les estimations du Plan mondial du Partenariat Halte à la tuberculose, il faudra dépister environ un million de cas de TB-MR et les mettre sous traitement entre 2011 et 2015. Le Plan vise aussi à l’horizon 2015 un taux de guérison des patients atteints de TB-MR d’au moins 75%. En 2011, quelque 18% des cas ont été mis sous traitement et 30 pays ont atteint le taux de guérison de 75% (pour les cas de TB-MR ayant commencé le traitement en 2009).

Qu’entend-on par TB-MR et TB-UR?

Les bacilles tuberculeux résistants aux antibiotiques utilisés pour traiter la tuberculose sont très répandus et présents dans tous les pays où des enquêtes ont été menées. La pharmacorésistance est le résultat d’un traitement inadéquat et, une fois que les bacilles tuberculeux sont devenus résistants, ils peuvent se transmettre d’une personne à l’autre de la même façon que la tuberculose pharmacosensible.

La tuberculose multirésistante (TB-MR) est causée par des micro organismes qui sont résistants aux médicaments antituberculeux les plus efficaces (l’isoniazide et la rifampicine). La TB-MR résulte de l’infection par des bacilles déjà pharmacorésistants ou peut se développer en cours de traitement.

La tuberculose ultrarésistante (TB-UR) est une forme de tuberculose causée par des micro-organismes qui sont résistants à l’isoniazide et à la rifampicine (TB-MR) ainsi qu’à toutes les fluoroquinolones et à n’importe lequel des médicaments antituberculeux injectables de deuxième intention (amikacine, kanamycine ou capréomycine).

Ces formes de tuberculose ne réagissent pas au traitement standard de six mois par des antituberculeux de première intention, et leur traitement par des médicaments moins actifs, plus toxiques et bien plus chers peut durer plus de deux ans.

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