Affections respiratoires chroniques

Rôle et activités de l'OMS - la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO)

Le rôle de l’OMS

L’OMS reconnaît que la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie de grande importance en santé publique. Elle intervient dans la coordination de l’action menée au niveau international contre la maladie. Sa stratégie consiste à soutenir les États membres qui cherchent à diminuer les ravages de la BPCO, les incapacités et les décès prématurés qu’elle entraîne. Une action internationale s’impose pour:

  • sensibiliser davantage le public pour que les patients et les professionnels de la santé sachent reconnaître la maladie et soient conscients de la gravité des problèmes qui lui sont associés;
  • organiser et coordonner la surveillance épidémiologique mondiale de la BPCO de façon à suivre de très près les tendances régionales et mondiales en la matière; et
  • élaborer et mettre en œuvre la meilleure stratégie de prévention et de traitement.

Les activités de l’OMS

Alliance mondiale contre les affections respiratoires chroniques (GARD)

L’OMS conduit l’Alliance mondiale contre les affections respiratoires chroniques (GARD), une alliance volontaire d’organisations, d’institutions et d’agences nationales et internationales de nombreux pays qui collaborent dans le but commun d’améliorer la santé pulmonaire au niveau mondial. Elle a pour objectif un monde dans lequel chacun pourrait respirer librement.

L’Alliance GARD prône une approche intégrée qui tire parti des synergies entre les affections respiratoires chroniques et d’autres maladies chroniques. L’Alliance se consacre plus particulièrement aux besoins des pays à revenu faible ou intermédiaire et des populations vulnérables. L’Initiative mondiale contre la bronchopneumopathie chronique obstructive (GOLD) fait partie de l’Alliance GARD.

Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (FCTC)

La Convention-cadre de l’OMS pour la lutte antitabac (FCTC) a été élaborée en réponse à la mondialisation de l’épidémie de tabagisme, dans le but de protéger des milliards de personnes des effets dévastateurs de la consommation de tabac et de l’exposition à la fumée du tabac. C’est le premier traité mondial en matière de santé négocié par l’Organisation mondiale de la Santé, et il a été ratifié par plus de 140 pays.

Programme de l’OMS sur la pollution de l’air à l’intérieur

L’OMS, en tant qu’agence mondiale de santé publique, collecte et évalue les données témoignant des effets de l’énergie à usage domestique sur la santé, ainsi que de l’efficacité des interventions visant à améliorer la situation sanitaire des enfants, des femmes et d'autres groupes vulnérables.

Cuisiner et se chauffer avec des combustibles solides dans des foyers ouverts ou des fourneaux traditionnels amène une grande concentration de polluants dans les habitations. La fumée à l’intérieur des maisons contient beaucoup de polluants toxiques tels que les fines particules et le monoxyde de carbone, et les taux de pollution particulaire peuvent être 20 fois supérieurs aux seuils fixés par les lignes directrices.

L’OMS a élaboré un programme d’ensemble pour aider les pays en développement. Les partenaires clés comprennent le Partenariat pour la propreté de l’air dans les locaux d’habitation, le Programme des Nations unies pour l’Environnement, le Programme des Nations unies pour le Développement et la Banque mondiale ainsi que de nombreuses institutions de recherche et organisations non gouvernementales du monde entier.

L’OMS prend déjà une part active à divers projets dans plusieurs pays en développement, notamment l'étude scientifique la plus poussée faite à ce jour sur la pollution de l'air à l'intérieur des habitations, réalisée au Guatemala, et mène des actions en Chine, en République démocratique populaire lao, en Mongolie, au Népal, au Kenya et au Soudan. Dans le futur, les activités se concentreront encore davantage sur ces pays et les populations qui en ont le plus besoin.

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