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Six millions de personnes prises en charge au Pakistan

Les risques d'autres crises sanitaires ou d'insécurité alimentaire demeurent très présents.

Communiqué de presse

Dans le cadre des secours sanitaires déployés massivement dans les parties du Pakistan touchées par les inondations, près de six millions de personnes ont été prises en charge pour des maladies depuis le début des inondations fin juillet; mais il faut empêcher d’urgence que ne s'installent d’autres crises sanitaires ou une insécurité alimentaire provoquée par la destruction massive des récoltes et des terres agricoles.

«La multiplication des cas de maladies transmissibles, telles que la diarrhée et le paludisme, la crainte de voir surgir le spectre de la malnutrition chez les enfants, la désorganisation massive des soins de santé et des systèmes de culture et l’insécurité alimentaire croissante sont les principales menaces sanitaires auxquelles doit faire face la population pakistanaise» déclare le Dr Guido Sabatinelli, représentant de l’OMS au Pakistan.

20 millions de personnes touchées

Quelque 20 millions de personnes ont été touchées par les inondations, dont huit millions nécessitent une assistance vitale directe. À ce jour, la riposte sanitaire offerte par de multiples prestataires de soins de santé, dont le Ministère pakistanais de la Santé, des institutions des Nations Unies et des organisations humanitaires internationales et nationales, a revêtu plusieurs formes:

  • livraison de 1083 tonnes de médicaments aux partenaires de la santé, assez pour soigner plus de 4,5 millions de personnes;
  • ouverture de plus d’une quarantaine de centres pour prendre en charge les personnes souffrant de maladie diarrhéique;
  • fourniture de services de santé génésique d’urgence à près de 60 000 patientes, dont plus de 1200 femmes venant d'accoucher;
  • vaccination de plus de 445 000 enfants contre la poliomyélite et de 428 000 contre la rougeole.

Les problèmes sanitaires auxquels le Pakistan doit faire face ainsi que le plan d’intervention humanitaire s'inscrivent, dans leurs grandes lignes, dans le Plan d’intervention d’urgence pour le Pakistan, lancé le 17 septembre 2010 et pour lequel 200 millions de dollars sont nécessaires pour assurer le financement de 94 projets relevant du secteur de la santé gérés par l’OMS et ses partenaires du Groupe de responsabilité sectorielle Santé.

Faire face aux principaux risques sanitaires

«L’objectif de l’OMS et de nos partenaires de la santé au Pakistan est de réduire le nombre de décès et de maladies évitables par un éventail d’interventions vitales visant tout le monde − hommes, femmes et enfants,» déclare le Dr Eric Laroche, Sous-Directeur général de l’OMS chargé des Interventions sanitaires en cas de crise, aujourd’hui en mission dans le nord du Pakistan avec des hauts responsables de l’UNICEF et du Programme alimentaire mondial. «Nous nous concentrons sur la crise en cours, mais en même temps nous nous efforçons aussi de reconstruire un système de santé dévasté et de faire face aux principaux risques sanitaires potentiellement mortels, tels que la diarrhée aiguë, les infections respiratoires aiguës, le paludisme, la rougeole, et les affections maternelles et néonatales.»

Afin de mieux répondre aux besoins dans la région, les partenaires humanitaires travaillant dans les secteurs de la santé, de l’eau et de l’assainissement, et de l’alimentation ont mis au point conjointement une «stratégie intersectorielle de survie» en raison de l'interdépendance de facteurs affectant la santé de millions de personnes. Une mauvaise hygiène et un assainissement défectueux accroissent les risques de maladies d’origine hydrique, tandis qu'un acheminement insuffisant de denrées alimentaires augmente le risque de malnutrition.

«Avant les inondations, les dépenses directes des ménages représentaient environ 80% de toutes les dépenses de santé et deux tiers des consultations avaient lieu dans des établissements de santé privés, essentiellement dans les zones urbaines,» déclare le Dr Naeema Al-Gasseer, Sous-Directeur du Bureau régional OMS de la Méditerranée orientale. «Même en temps normal, les populations pauvres des zones rurales du pays sont largement sous-desservies, et cette catastrophe n’a fait qu’aggraver leur situation. Des millions de personnes sont aujourd’hui exposées ou déjà confrontées à de graves problèmes de santé et à un accès insuffisant aux services de santé.»

Un Plan d'intervention sanitaire de 200 millions de dollars

Les 200 millions de dollars du Plan d'intervention sanitaire serviront à financer des activités essentielles, notamment l’ouverture d’un plus grand nombre d'antennes sanitaires et de points de prestation de services, la remise en état des accès aux soins de santé de base, le traitement des blessures et des affections chroniques, la lutte contre les flambées de maladies, l’aide au transfert vers des services de santé secondaires de patients souffrant de pathologies engageant le pronostic vital ou ayant besoin de soins obstétricaux ou néonatals d’urgence, ainsi que la fourniture de médicaments.

Pour plus d'informations, prendre contact avec:

Paul Garwood
Chargé de communication
OMS, Interventions sanitaires en cas de crise
Téléphone: +41 22 791 3462
Portable: +41 79 475 5546
Courriel: garwoodp@who.int

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