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L'Assemblée mondiale s'ouvre sur fond d'inquiétudes concernant la pandémie de grippe

Communiqué de presse

La soixante-deuxième Assemblée mondiale de la Santé s’est ouverte aujourd’hui à Genève. Les responsables des 193 États Membres ont commencé leur examen annuel des activités de l’Organisation mondiale de la Santé et vont fixer les priorités pour l’avenir.

Dans son allocution à l’Assemblée, le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan, a relevé que le monde était confronté à de multiples crises, dont la crise financière actuelle et le ralentissement de l’économie. Il se retrouve en plus face à la perspective de la première pandémie de grippe de ce siècle.

Elle a déclaré que le monde était plus vulnérable de nos jours aux effets néfastes d’une pandémie grippale qu’en 1968, date à laquelle la dernière pandémie a commencé. Le développement des voyages aériens a pour conséquence que toute ville dotée d’un aéroport international est exposée au risque de cas importés. L’interdépendance mondiale amplifie par ailleurs les risques de perturbations économiques.

Dans ces circonstances, il est crucial de ne laisser souffrir aucune région du monde de manière disproportionnée. Nous devons nous soucier de l’équité et du respect des règles, a-t-elle dit.

Le Dr Chan a noté que 85% du fardeau des maladies chroniques se concentre dans les pays à revenu faible ou intermédiaire, ce qui signifie que l’on trouve dans les régions en développement le plus grand nombre de personnes exposées au risque d’infections graves ou mortelles par le H1N1.

Elle a exhorté la communauté internationale à examiner tout ce qui pouvait être fait pour protéger collectivement les pays en développement et éviter qu’ils ne payent le plus lourd tribut à une pandémie de grippe.

Le Directeur général a déclaré avoir pris contact avec les fabricants de médicaments antiviraux et de vaccins, les États Membres, les pays donateurs, les institutions des Nations Unies, les organisations de la société civile, les organisations non gouvernementales et les fondations pour insister sur la nécessité d’intensifier les préparatifs et de prendre des mesures d’atténuation pour les pays en développement. Le Secrétaire général des Nations Unies l’a rejointe dans ces efforts.

En ce qui concerne les critères du passage à la phase 6, le Dr Chan a déclaré avoir écouté les observations faites par les États Membres au cours d’une consultation en début de journée. «En tant que plus haut fonctionnaire technique de l’Organisation, je suivrai scrupuleusement vos instructions, en particulier pour ce qui est des critères d’un passage à la phase 6, et je m’acquitterai de mes devoirs et responsabilités à l’égard des États Membres.»

Le Directeur général a estimé que les préoccupations à propos d’une pandémie ne devaient pas interrompre d’autres programmes essentiels de santé ou les faire oublier. Elle a déclaré que, pour être efficace, l’action de santé publique dépend de la solidité des systèmes de santé qui doivent être complets et assurer une couverture universelle jusqu’au niveau local, dans les communautés. Un nombre suffisant de professionnels formés, motivés et bien rémunérés, ainsi que l’accès équitable à des produits médicaux abordables et aux autres interventions sont indispensables pour que la santé publique puisse avoir une action efficace dans la situation actuelle.

Elle a prié en particulier les délégations d’achever leurs travaux sur le point de l’ordre du jour «Santé publique, innovation et propriété intellectuelle». Le Règlement sanitaire international et la nécessité de parachever l’éradication de la poliomyélite sont aussi des points importants.

Se référant au projet de budget programme devant être discuté à l’Assemblée mondiale de la Santé, le Dr Chan a déclaré que «l’OMS est prête à mener l’action contre une urgence mondiale de santé publique. Dans plusieurs domaines, nos services sont à la limite de leurs capacités, mais nous faisons face. Nous devons être certains de pouvoir continuer à bien fonctionner, notamment si la crise s’amplifie.»

Pour plus d'informations, veuillez prendre contact avec:

Département de communication de l'OMS

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Fadéla Chaib
Portable: +41 79 475 5556
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Gaya Gamhewage
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