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Le plan de santé pour le Myanmar a besoin de 28 millions de dollars

Communiqué de presse

L'OMS et ses partenaires du Groupe de santé au Myanmar ont lancé un plan d'action de six mois d'un montant de 28 millions de dollars pour dispenser des soins de santé immédiats aux survivants du cyclone, ainsi que pour appuyer les efforts à plus long terme qui visent à reconstruire le système de santé ravagé de ce pays.

Le Plan d'action commun du Groupe de santé répond aux besoins humanitaires en matière de santé des communautés affectées par le cyclone Nargis dans le Delta de l’ Ayeyarwady et à Yangon, en mettant particulièrement l'accent sur les personnes qui ont trouvé refuge dans des abris temporaires ou qui ont été déplacées.

Les objectifs du Plan d'action commun sont les suivants:

  • évaluer et suivre l'évolution des besoins en matière de santé et renforcer la surveillance des maladies;
  • répondre aux flambées épidémiques et à d'autres menaces pour la santé, tout en comblant les lacunes critiques en matière de soins de santé;
  • renforcer et réparer les services tels que les télécommunications et l'élimination des déchets, tout en améliorant les compétences et les connaissances des agents de santé;
  • engager les partenaires nationaux et internationaux à coordonner une riposte commune du secteur de la santé.

“Reconstruire en mieux constitue le principe directeur du Plan d'action commun", a déclaré le Dr Eric Laroche, Sous-Directeur général de l'OMS en charge du groupe Interventions sanitaires en cas de crise, qui dirige les efforts du Groupe mondial pour la santé mis sur pied pour faire face à la crise au Myanmar. Ce Groupe s'attaquera aux lacunes du système de santé qui menacent des vies humaines et contribuera à renforcer et à réparer l'infrastructure sanitaire.

“Nous devons aider à réparer et à revitaliser les services de santé du Myanmar et remplacer les équipements médicaux endommagés dans les structures de santé affectées", a déclaré le Dr Laroche. "Notre but est de traiter les survivants et de leurs dispenser des soins et de l'aide en construisant un système de santé capable de résister à de futures catastrophes naturelles.”

Le cyclone a détruit environ 50% du système de santé dans la région affectée. Il faut réactiver immédiatement les soins de santé primaires en commençant par vacciner contre la rougeole et la poliomyélite. Il est nécessaire de renforcer la surveillance des maladies, en coopération avec les autorités du Myanmar, afin de faire face à de possibles flambées épidémiques. Une évaluation rapide des dégâts causés aux établissements de santé est indispensable pour déterminer les besoins immédiats. Il est prévu de fournir davantage de médicaments, d'équipements d'urgence et de moustiquaires, ainsi que d'assurer des soins de santé mentale et un soutien psychologique aux survivants traumatisés.

“Tout en poursuivant ses activités d'urgence, l'OMS aide le gouvernement du Myanmar à renforcer les systèmes de santé existants,” a expliqué le Dr Poonam Khetrapal Singh, Directeur régional adjoint de l'OMS pour la région de l'Asie du Sud-Est. “Nous sommes en train de préparer un premier plan de récupération qui va s'emboîter dans le plan national de santé du Myanmar. L'OMS préconise une approche communautaire pour renforcer les systèmes de santé national et local du Myanmar," a-t-elle ajouté. Le Dr Poonam Singh dirige les opérations d'urgence de l'OMS dans ce pays.

L'OMS et l'organisation caritative britannique Merlin coprésident le Groupe de santé, qui coordonne plus de quarante partenaires, dont plusieurs organismes des Nations Unies et plus d'une vingtaine d'ONG internationales. Sur les 28 millions de dollars demandés pour le plan, 10 millions sont destinés aux activités de l'OMS.

Le Plan d'action commun vise également à prévenir et à combattre des maladies transmissibles telles que la diarrhée, la pneumonie, le tétanos, la rougeole, la dengue et le paludisme. Il préconise de poursuivre les soins et le traitement de la tuberculose et du VIH/sida, la prévention et l'endiguement des maladies à transmission vectorielle et le traitement des morsures de serpents.

Pour plus d'informations, contactez:

Paul Garwood
Chargé de communication
Interventions sanitaires en cas de crise
OMS, Genève
Portable: +41 794 75 55 46
Courriel: garwoodp@who.int

Vismita Gupta-Smith
Chargée de communication
OMS, Bureau régional de l'Asie du Sud-Est
New Delhi, Inde
Téléphone: +91 11 2330 9401
Courriel: guptasmithv@searo.who.int

Chadin Tephaval
Chargé de communication
OMS, Bangkok
Téléphone: +66 81 590 1524
Courriel: chadin@searo.who.int