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Les survivants du séisme de bam ont besoin d’urgence de matériel et de médicaments

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) appelle l’attention sur la nécessité d’apporter d’urgence l’aide sanitaire dont ont besoin les dizaines de milliers de personnes affectées par le récent séisme qui a touché la ville de Bam en Iran. Les principaux risques sanitaires sont liés à l’exposition aux faibles températures nocturnes, à l’accès insuffisant aux systèmes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement et au manque de soins dispensés aux personnes victimes de traumatismes.

Le nombre des tués s’élève à ce jour à 20 000 personnes ou plus. On compte environ 50 000 blessés, dont 11 000 ont été hospitalisés. Quelque 70 000 habitants sont désormais sans foyer.

Le bâtiment qui abritait le principal hôpital de Bam et plusieurs dispensaires urbains se sont également effondrés. On dénombre beaucoup de blessés et de tués parmi le personnel médical et les autres agents de santé. Si certains services de santé sont assurés dans des hôpitaux de fortune, la précarité des conditions de vie des rescapés est très préoccupante et requiert une attention immédiate.

« Il est maintenant de la plus haute importance, pendant cette période sensible, de veiller du mieux possible au bien-être mental et physique des dizaines de milliers de rescapés choqués émotionnellement et psychologiquement par la disparition tragique de milliers de personnes, » a déclaré le Dr LEE Jong-wook, Directeur général de l’OMS.

Vu les conditions d’existence extrêmement difficiles des survivants, une aide coordonnée doit leur être apportée d’urgence pour éviter une nouvelle hausse de la morbidité et de la mortalité. Le Ministre de la Santé, qui coordonne tous les aspects sanitaires des opérations de secours, a indiqué que la plupart des blessés graves ayant été évacués par voie aérienne dans les services de santé d’autres villes, les hôpitaux de campagne n’avaient plus de besoins. Il subsiste en revanche de nombreux autres besoins sanitaires.

L’OMS estime également que le risque d’épidémie associé à la présence de cadavres, l’un des mythes les plus couramment associés aux catastrophes, repose sur des craintes non fondées.

Afin d’améliorer la santé des rescapés du séisme, l’OMS s’emploie à recueillir US$ 3.5 millions pour permettre aux autorités iraniennes d’acheter des fournitures, de restaurer les services de santé et de dispenser des services essentiels de santé publique et communautaire. Il est notamment urgent :

  • de rétablir les services de santé, y compris les services de conseil et de soutien psychologiques
  • d’encourager la mise en place rapide de vastes systèmes qui permettent de surveiller, d’analyser et de combattre les maladies
  • de veiller à ce que toutes les personnes affectées disposent d’un abri satisfaisant afin de limiter l’incidence des infections respiratoires. Ces infections, qui peuvent être fatales en particulier chez les enfants et les personnes âgées, sont d’autant plus menaçantes que les personnes sont exposées au froid la nuit
  • de faciliter l’accès à des services d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement et d’hygiène afin d’éviter la propagation des maladies d’origine hydrique et les épidémies
  • d’assurer des soins et un suivi pour les personnes traumatisées ou présentant une infection consécutive à un traumatisme, à des fractures ouvertes et aux nombreuses amputations d’urgence pratiquées après le séisme.

Depuis le 26 décembre, une équipe de l’OMS travaille avec le ministère iranien de la santé, des hauts responsables locaux et des associations communautaires dans la zone affectée. Les équipes sont constituées de spécialistes dans les domaines des soins d’urgence, de l’épidémiologie, de la collecte et de l’analyse de données, de la salubrité de l’environnement et de la planification des services de santé. Les experts de l’OMS sont également prêts à créer des équipes d’urgence pour combattre les flambées de maladies et contenir les épidémies.

Les autorités nationales mettent en place des mécanismes de coordination destinés à faire en sorte que l’aide reçue soit bien employée. Pour faciliter la coordination de l’aide sanitaire par les autorités sanitaires iraniennes, l’OMS soutient l’échange d’informations entre les partenaires, encourage l’examen des besoins et des modalités de l’action et favorise le choix consensuel par les parties concernées de la meilleure façon de contenir les risques sanitaires qui menacent toutes les personnes affectées. En évitant le chevauchement des activités et en remédiant à toutes les insuffisances, les autorités assureront la meilleure riposte possible à la crise.


Pour de plus amples informations, prière de s’adresser au Dr Rayana Buhakah, Responsable OMS pour l’Iran, Interventions sanitaires en cas de crise, +41 22 791 3748. On trouvera des informations complémentaires à l’adresse suivante : http://www.who.int/disasters/.

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