Un technicien de laboratoire infecté par le SRAS à Taiwan, en Chine
Geneve, 17 décembre 2003 - Des responsables de la santé publique à Taipei ont informé l’Organisation mondiale de la Santé qu’un technicien de laboratoire de 44 ans avait été infecté par le SRAS. Deux laboratoires à Taiwan, en Chine ont établi la présence du coronavirus du SRAS dans plusieurs échantillons cliniques. De nouveaux examens devront être effectués dans un laboratoire international OMS de référence et de vérification du SRAS pour confirmer les résultats.
Les spécialistes à Taipei se sont entretenus aujourd’hui avec l’OMS au sujet des recherches à effectuer et des mesures à prendre. La recherche de tous les contacts est en cours, et un suivi a été mis en place. Toute personne présentant de la fièvre sera isolée immédiatement.
L’incident, pour l’instant, paraît isolé.
Ce cas témoigne de la menace permanente que constitue le SRAS. Après une épidémie, l’exposition dans les laboratoires qui utilisent ou stockent le virus constitue peut-être le plus grand danger. Aussi l’OMS invite-t-elle instamment les pays à dresser l’inventaire des laboratoires et des échantillons en leur possession, et à faire en sorte que les laboratoires suivent les protocoles de sécurité biologique approuvés lors d’un atelier OMS sur les laboratoires, le 22 octobre 2003.
L’enquête détaillée sur cet événement est en cours. Les spécialistes locaux ont indiqué à l’OMS que le chercheur avait probablement été exposé au virus le 5 décembre dans son laboratoire. Le scientifique a ensuite assisté à une conférence à Singapour, du 7 au 10 décembre, et il est rentré le 10 décembre à la mi-journée. Il s’est senti mal dès le 10 décembre et s’est placé lui-même en quarantaine à son domicile. Le 16 décembre, il a appelé une ambulance et il a été hospitalisé avec de la fièvre.
Les autorités ont annoncé que les contacts étaient en cours d’identification et qu’un suivi était mis en place. Elles informent les passagers qui voyageaient sur le vol de retour du scientifique, et leur demandent de surveiller leur état de santé. Elles cherchent également à établir comment le malade a été exposé.
Des mesures sont prises par ailleurs pour que tous les laboratoires qui travaillent sur le SRAS observent des protocoles de sécurité biologique adéquats.