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Travailler ensemble pour améliorer les estimations en matière de santé

Réunion sur les estimations sanitaires mondiales
13-14 février 2013

Les responsables des statistiques sanitaires au niveau mondial se sont réunis à Genève cette semaine pour débattre des possibilités futures de collaboration afin d’améliorer les pratiques actuelles dans le domaine des estimations sanitaires.

Lors d’une réunion organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), des représentants de l’OMS, de la Division de la population des Nations Unies et d’autres institutions des Nations Unies, de la Banque mondiale, de fondations pour le développement, d’établissements universitaires et de revues scientifiques se sont engagés à collaborer plus étroitement pour améliorer les calculs, le partage et la communication des estimations relatives aux indicateurs sanitaires.

Les participants sont convenus à l’unanimité de la nécessité d’investir davantage dans la collecte des données, en particulier sur les décès et leurs causes.

Une centaine de pays n'enregistrent ni les naissances ni les décès

«Plus de 100 pays ne disposent d’aucun système d’enregistrement des naissances et des décès, et seuls 34 pays – représentant à peine 15% de la population mondiale ‒ produisent des données relatives aux causes de décès qui soient de qualité», déclare le Drnbsp;Tiesnbsp;Boerma, Directeur du Département Systèmes d’information et statistiques sanitaires à l’OMS. «Des données sanitaires exactes sont indispensables pour mieux comprendre la situation sanitaire et pour déterminer où nous devons concentrer notre attention et nos ressources.»

En l’absence de données exactes, la modélisation statistique est utilisée pour prévoir les niveaux et les tendances, parfois avec un fort degré d’incertitude.

Soucieux de fournir à tous des statistiques sanitaires de la meilleure qualité possible, qui soient comparables à l’échelle mondiale, les participants sont convenus de travailler ensemble, dans le cadre des quatre principales propositions suivantes:

  • améliorer, de manière officielle et systématique, l’interaction entre les institutions des Nations Unies et les milieux universitaires du monde entier qui travaillent sur les estimations sanitaires mondiales;
  • appeler à des investissements plus importants dans les systèmes d’information sanitaire des pays afin de réduire le recours aux modèles statistiques, et inclure dans le programme de développement pour l’après 2015 une cible portant sur les systèmes d’enregistrement et de statistiques de l’état civil;
  • investir davantage dans la formation et les outils permettant d’améliorer les capacités à produire, interpréter et utiliser les estimations dans les pays en développement; et
  • mieux partager les données et les méthodes d’estimation entre scientifiques, et communiquer plus efficacement les données aux responsables politiques et au public en général.

Des données sanitaires accessibles

«Les données sanitaires doivent devenir accessibles et plus faciles à utiliser grâce à des messages simples et un graphisme efficace», déclare le Professeur Hans Rosling, Coprésident de la réunion de cette semaine sur les estimations sanitaires mondiales et créateur de la Fondation Gapminder.

«Nous devons éviter que les statisticiens ne s’adressent qu’aux statisticiens. Énormément de gens sont intéressés par ces informations mais même s’ils ne sont pas des statisticiens chevronnés, ils doivent pouvoir les comprendre et les utiliser.»

L’OMS s’est engagée à travailler étroitement avec les pays en développement pour améliorer leurs systèmes d’information sanitaire, y compris les systèmes d’enregistrement des naissances et des décès. Une réunion de suivi est prévue pour le mois d’avril afin de travailler sur les meilleures pratiques pour le calcul des estimations relatives à la morbidité et au handicap. L’OMS continuera à collaborer étroitement avec les experts extérieurs à l’Organisation pour fournir les meilleures estimations possibles en matière de santé mondiale.

Pour plus d’informations, veuillez prendre contact avec:

Mr Tarik Jasarevic,
Chargé de communication, OMS
Téléphone: +41 22 791 5099
Portable: +41 79 367 6214
Courriel: jasarevict@who.int

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