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Maladies à transmission vectorielle

Aide-mémoire N°387
Mars 2014

Présentation générale


Principaux points

  • Les maladies à transmission vectorielle sont responsables de plus de 17% des maladies infectieuses, et provoquent plus d’un million de décès chaque année.
  • La dengue menace, à elle seule, plus de 2,5 milliards de personnes, dans plus de 100 pays.
  • Le paludisme entraîne plus de 600 000 décès par an dans le monde, la plupart étant des enfants de moins de cinq ans.
  • D’autres maladies, comme la maladie de Chagas, la leishmaniose et la schistosomiase, affectent des centaines de millions de personnes dans le monde.
  • Ces cas peuvent en grande partie être évités, grâce à des mesures de protection avisées.

Principaux vecteurs et maladies transmises

Les vecteurs sont des organismes vivants capables de transmettre des maladies infectieuses d’un hôte (animal ou humain) à un autre. Il s’agit souvent d’insectes hématophages, qui, lors d’un repas de sang, ingèrent des micro-organismes pathogènes présents dans un hôte infecté (homme ou animal), pour les réinjecter dans un nouvel hôte à l’occasion de leur repas de sang suivant.

Les moustiques sont les vecteurs les mieux connus, mais il en existe d’autres, comme les tiques, les mouches, les phlébotomes, les puces, les triatomes et certains gastéropodes d’eau douce.

Moustiques
  • Aedes
    • Chikungunya
    • Dengue
    • Fièvre de la Vallée du Rift
    • Fièvre jaune
  • Anopheles
    • Paludisme
  • Culex
    • Encéphalite japonaise
    • Fièvre à virus West Nile
    • Filariose lymphatique
Phlébotomes
  • Leishmaniasis
  • Virus de la fièvre à pappataci (fièvre à phlébotomes)
Tiques
  • Encéphalites à tiques
  • Fièvre hémorragique de Crimée-Congo
  • Fièvre récurrente (borréliose)
  • Maladie de Lyme
  • Rickettsioses (fièvre pourprée et fièvre Q)
  • Tularémie
Réduves
  • Maladie de Chagas (trypanosomiase américaine)s)
Mouches tsé-tsé
  • Maladie du sommeil (trypanosomiase africaine)
Puces
  • Peste (transmise par les puces, du rat à l’homme)
  • Rickettsioses
Simulies
  • Onchocercose (cécité des rivières)
Escargots aquatiques
  • Schistosomiase (bilharziose)

Maladies à transmission vectorielle

Les maladies à transmission vectorielle sont causées par des pathogènes et des parasites présents dans les populations humaines. Chaque année, on relève plus d’un milliard de cas et plus d’un million de décès dans le monde, imputables à des maladies à transmission vectorielle telles que le paludisme, la dengue, la schistosomiase, la trypanosomiase humaine africaine, la leishmaniose, la maladie de Chagas, la fièvre jaune, l’encéphalite japonaise et l’onchocercose.

Les maladies à transmission vectorielle sont responsables de plus de 17% de toutes les maladies infectieuses.

Leur répartition est déterminée par une dynamique complexe mêlant facteurs environnementaux et sociaux.

La mondialisation des voyages et du commerce, l’urbanisation non planifiée et les défis écologiques comme le changement climatique ont une incidence marquée sur la transmission des maladies ces dernières années. Certaines de ces maladies, comme la dengue, ou les infections à virus chikungunya et au virus West Nile apparaissent dans des pays qui en étaient jusqu’alors exempts.

Les modifications des pratiques agricoles, dues aux variations de la température et des précipitations, peuvent influer sur la propagation des maladies à transmission vectorielle. On peut employer les données climatiques pour surveiller et prédire la distribution et les tendances à plus long terme du paludisme et d’autres maladies sensibles au climat.

L’action de l’OMS

L’OMS lutte contre les maladies à transmission vectorielle:

  • en fournissant les meilleures données factuelles possibles en vue de combattre les vecteurs et de protéger les personnes de l’infection;
  • en apportant un soutien et des conseils techniques aux pays afin qu’ils puissent assurer la prise en charge des cas et la gestion des flambées de façon efficace;
  • en aidant les pays à améliorer leurs systèmes de communication de données et à chiffrer la charge exacte de la maladie;
  • en proposant des formations sur la prise en charge clinique, le diagnostic et la lutte antivectorielle, par le biais de certains de ses centres collaborateurs dans le monde; et
  • en mettant au point de nouveaux outils pour combattre les vecteurs et maîtriser la maladie, comme des produits insecticides et des technologies de pulvérisation.

Le changement des comportements est l’un des éléments essentiels de la lutte contre les maladies à transmission vectorielle. C’est pourquoi l’OMS œuvre, auprès de ses partenaires, à éduquer et à sensibiliser les personnes et les communautés afin qu’elles sachent se protéger contre les moustiques, les tiques, les réduves, les mouches et d’autres vecteurs.

L’OMS a mis sur pied des programmes de lutte contre un grand nombre de maladies, comme la maladie de Chagas, le paludisme, la schistosomiase et la leishmaniose, grâce à des dons de médicaments ou à des subventions.

L’accès à l’eau et aux systèmes d’assainissement est un facteur de premier plan dans la lutte et l’élimination des maladies. L’OMS collabore avec de nombreux secteurs des gouvernements afin de maîtriser ces maladies.

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