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Couverture vaccinale

Aide-mémoire
Août 2016


Principaux faits

  • La vaccination permet d’éviter la morbidité, les incapacités et la mortalité dues aux maladies à prévention vaccinale, comme la diphtérie, la rougeole, la coqueluche, la pneumonie, la poliomyélite, le cancer du col de l'utérus, l'hépatite B, la diarrhée à rotavirus, la rubéole et le tétanos.
  • La couverture mondiale de la vaccination reste stable.
  • L’utilisation de vaccins nouveaux ou pas suffisamment utilisés augmente.
  • On estime que la vaccination permet d’éviter actuellement 2 à 3 millions de décès par an et pourrait en éviter 1,5 million de plus avec une amélioration de la couverture vaccinale.
  • Selon les estimations, 19,4 millions de nourrissons dans le monde ne bénéficient toujours pas des vaccins de base.

On estime que la vaccination permet d’éviter chaque année 2 à 3 millions de décès dus à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche et à la rougeole. On pourrait sauver 1,5 millions de vies supplémentaires en améliorant la couverture mondiale de la vaccination (la proportion des enfants dans le monde à qui on administre les vaccins recommandés) qui est restée stable ces dernières années.

En 2015, environ 86% (116 millions) des nourrissons dans le monde ont eu les 3 doses du vaccin DTC, les protégeant contre des maladies infectieuses pouvant être graves, voire mortelles, et entraîner des incapacités. En 2015, 126 pays avaient atteint une couverture du DTC3 d’au moins 90%.

Haemophilus influenzae type b (Hib) est un agent causal de méningite et de pneumonie. Fin 2015, 191 pays avaient introduit le vaccin contre le Hib. La couverture mondiale par 3 doses de celui-ci est estimée à 64%. On observe des variations importantes selon les régions. Dans les Amériques, la couverture est estimée à 90%, alors qu’elle n’est que de 25% et 56% respectivement dans les régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est.

Hépatite B est une infection virale s’attaquant au foie. Fin 2015, 185 pays avaient introduit à l’échelle nationale le vaccin contre l’hépatite B. La couverture mondiale de population recevant 3 doses de vaccin anti-hépatite B est estimée à 83% et atteint même 90% dans la région du Pacifique occidental. De plus, 96 pays ont introduit l’administration d’une dose de vaccin anti-hépatite B aux nouveau-nés dans les 24 heures suivant la naissance; la couverture mondiale est de 39%.

Papillomavirus humain — infection virale la plus courante de l’appareil reproducteur, elle peut être à l’origine du cancer du col de l’utérus, d’autres types de cancer et des condylomes acuminés chez l’homme et la femme. Fin 2015, le vaccin contre ce virus avait été introduit dans 66 pays.

La rougeole est une maladie très contagieuse causée par un virus qui provoque en général une forte fièvre et une éruption cutanée, mais qui peut aussi entraîner la cécité, une encéphalite ou la mort. Fin 2015, 85% des enfants avaient reçu une dose de vaccin antirougeoleux à leur deuxième anniversaire, 160 pays avaient inclu une seconde dose dans leur programme de vaccination systématique et 61% des enfants avaient reçu 2 doses de vaccin antirougeoleux conformément au calendrier de vaccination national.

La méningite A est une infection pouvant entraîner de sévères lésions cérébrales et elle est souvent mortelle. Fin 2015, 5 ans après l'introduction du vaccin MenAfriVac, mis au point par l’OMS et PATH, plus de 235 millions de personnes vivant dans les pays africains touchés par la maladie avaient été vaccinées.

Les oreillons sont une maladie très contagieuse due à un virus provoquant un œdème douloureux du visage sous les oreilles (au niveau des glandes parotides), de la fièvre, des céphalées et des myalgies. Fin 2015, 121 pays avaient introduit le vaccin anti-ourlien à l’échelle nationale.

Les infections à pneumocoque se manifestent par la pneumonie, la méningite, la bactériémie fébrile, ainsi que par l’otite moyenne, la sinusite ou la bronchite. Fin 2015, le vaccin antipneumococcique avait été introduit dans 129 pays et la couverture mondiale devait atteindre 37%.

La poliomyélite est une maladie virale très contagieuse pouvant provoquer une paralysie irréversible. En 2015, les 3 doses du vaccin antipoliomyélitique étaient administrées à 86% des nourrissons dans le monde. La poliomyélite, dont on vise l’éradication mondiale, a été éliminée dans tous les pays sauf 2: l’Afghanistan et le Pakistan. Des pays exempts de poliomyélite ont été infectés par des virus importés, et tous les pays – surtout ceux en proie à des conflits ou à une instabilité – restent exposés au risque tant que la maladie n’aura pas été pleinement éradiquée.

Les rotavirus sont, dans le monde entier, la cause la plus fréquente d’affection diarrhéique sévère du jeune enfant. Fin 2015, 84 pays avaient introduit le vaccin contre le rotavirus et la couverture mondiale devait atteindre 23%.

La rubéole est une maladie virale en général bénigne chez l’enfant mais l’infection en début de grossesse peut provoquer la mort du fœtus ou le syndrome de rubéole congénitale susceptible d’entraîner des anomalies cérébrales, cardiaques, oculaires et auriculaires. Fin 2015, 147 pays avaient introduit à l’échelle nationale le vaccin contre la rubéole, la couverture mondiale étant estimée à 46%.

Le tétanos est dû à une bactérie qui se développe en l’absence d’oxygène, c’est-à-dire dans des plaies sales ou dans le cordon ombilical s’il n’est pas nettoyé correctement. Elle produit une toxine pouvant entraîner de graves complications ou la mort. Fin 2015, le vaccin pour éviter le tétanos maternel ou néonatal avait été introduit dans plus de 106 pays. On estime que 83% des nouveau-nés étaient protégés grâce à cette vaccination. Le tétanos maternel et néonatal subsiste en tant que problème de santé publique dans 19 pays, principalement en Afrique et en Asie.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique aiguë transmise par des moustiques infectés. En 2015, le vaccin antiamaril faisait partie des programmes de vaccination systématique du nourrisson dans 35 des 42 pays ou territoires exposés au risque en Afrique et dans les Amériques.

Principaux défis

L’an dernier, le Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE) a identifié 5 facteurs pour obtenir des résultats en matière de couverture vaccinale:

  • la qualité et l'utilisation des données;
  • l'engagement des communautés;
  • l'amélioration de l’accès aux services de vaccination pour les populations marginalisées et déplacées;
  • de puissants systèmes de santé; et
  • l'accès aux vaccins en tout lieu et à tout moment.

On estime qu’en 2015, 19,4 millions de nourrissons dans le monde n’étaient pas couverts par les services de vaccination systématique, comme l’administration de 3 doses de DTC (DTC3). Environ 60% de ces enfants vivent dans 10 pays: Angola, Éthiopie, Inde, Indonésie, Iraq, Nigéria, Pakistan, Philippines, République démocratique du Congo et Ukraine.

Le suivi des données au niveau infranational est essentiel pour aider les pays à établir les priorités et à adapter les stratégies de vaccination et les plans opérationnels afin de combler les lacunes de la vaccination et d’administrer à chaque personne les vaccins vitaux.

Action de l’OMS

L’OMS collabore avec les pays et les partenaires pour améliorer la couverture mondiale de la vaccination, notamment avec les initiatives décidées par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2012.

Le Plan d’action mondial pour les vaccins

Le Plan d’action mondial pour les vaccins est une feuille de route pour éviter des millions de morts grâce à un accès plus équitable à la vaccination. Les pays visent à atteindre d’ici 2020 une couverture d'au moins 90% à l’échelle nationale et d'au moins 80% dans tous les districts.

Tandis que le Plan veut accélérer la lutte contre toutes les maladies évitables par la vaccination, l’éradication de la poliomyélite est le premier jalon important qui a été fixé. Il s’agit aussi de donner une impulsion à la recherche et au développement de la prochaine génération de vaccins.

En avril 2015, l’OMS a averti que 5 des 6 cibles fixées par le Plan n’étaient pas en voie d’être atteintes et que l’on observait des progrès suffisants que pour une seule d’entre elles: l’introduction des vaccins pas suffisamment utilisés. Ce constat se fondait sur le rapport d’une évaluation indépendante.

Le Plan recommande 3 mesures essentielles pour combler les lacunes de la vaccination:

  • intégrer la vaccination à d’autres services de santé, comme les soins postnatals pour les mères et les nourrissons;
  • renforcer les systèmes de santé pour pouvoir continuer à administrer les vaccins même en situation de crise; et
  • veiller à ce que chacun puisse avoir accès aux vaccins et ait les moyens de se les payer.
Semaine mondiale de la vaccination

L’OMS et ses partenaires marquent chaque année la Semaine mondiale de la vaccination pendant la dernière semaine du mois d’avril. L’objectif est de renforcer la sensibilisation, de stimuler la demande et d'améliorer les services de vaccination de façon à ce que, partout, les populations puissent être protégées des maladies mortelles.

En 2016, sous le slogan «Combler les lacunes en matière de vaccination», la campagne s’est axée sur la vaccination pendant toute la durée de la vie.

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