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Couverture vaccinale

Aide-mémoire N°378
Septembre 2014


Principaux faits

  • La vaccination permet d’éviter la morbidité, les incapacités et la mortalité dues aux maladies à prévention vaccinale, comme la diphtérie, la rougeole, la coqueluche, la pneumonie, la poliomyélite, le cancer du col de l'utérus, l'hépatite B, la diarrhée à rotavirus, la rubéole et le tétanos.
  • La couverture mondiale de la vaccination reste stable.
  • On estime qu’actuellement, la vaccination permet d’éviter 2 à 3 millions de décès par an.
  • Mais, selon les estimations, 21,8 millions de nourrissons dans le monde ne bénéficient toujours pas des vaccins de base.

On estime que la vaccination permet d’éviter chaque année 2 à 3 millions de décès dus à la diphtérie, au tétanos, à la coqueluche et à la rougeole. La couverture mondiale de la vaccination (la proportion des enfants dans le monde à qui on administre les vaccins recommandés) est restée stable ces dernières années.

En 2013, environ 84% (112 millions) des nourrissons dans le monde ont eu les trois doses du vaccin DTC, les protégeant contre des maladies infectieuses pouvant être graves, voire mortelles, et entraîner des incapacités. En 2013, 129 pays avaient atteint une couverture du DTC3 d’au moins 90%.

Niveaux de couverture vaccinale

Haemophilus influenzae type b (Hib) est un agent causal de méningite et de pneumonie. Fin 2013, 189 pays avaient introduit le vaccin contre le Hib. La couverture mondiale par trois doses de celui-ci est estimée à 45%. On observe des variations importantes selon les régions. Dans les Amériques, la couverture est estimée à 90%, alors qu’elle n’est que de 18% et 27% respectivement dans les régions du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est.

Hépatite B est une infection virale s’attaquant au foie. Fin 2013, 183 pays avaient introduit à l’échelle nationale le vaccin contre l’hépatite B. La couverture mondiale de population recevant trois doses de vaccin anti-hépatite B est estimée à 81% et et atteint même 92% dans la région du Pacifique occidental

Papillomavirus humain — infection virale la plus courante de l’appareil reproducteur, elle peut être à l’origine du cancer du col de l’utérus, d’autres types de cancer et des condylomes acuminés chez l’homme et la femme. Fin 2013, le vaccin contre ce virus avait été introduit dans 55 pays.

La rougeole est une maladie très contagieuse causée par un virus qui provoque en général une forte fièvre et une éruption cutanée, mais qui peut aussi entraîner la cécité, une encéphalite ou la mort. Fin 2013, 84% des enfants avaient reçu une dose du vaccin antirougeoleux à leur deuxième anniversaire et 148 pays avaient inclus une seconde dose dans leur programme de vaccination systématique.

La méningite A est une infection pouvant entraîner de sévères lésions cérébrales et elle est souvent mortelle. Fin 2013, trois ans après l'introduction du vaccin MenAfriVac, mis au point par l’OMS et PATH, plus de 150 millions de personnes vivant dans 10 des 26 pays africains touchés par la maladie avaient été vaccinées.

Les oreillons sont une maladie très contagieuse due à un virus provoquant un œdème douloureux du visage sous les oreilles (au niveau des glandes parotides), de la fièvre, des céphalées et des myalgies. Fin 2013, 120 pays avaient introduit le vaccin anti-ourlien à l’échelle nationale.

Les infections à pneumocoque se manifestent par la pneumonie, la méningite, la bactériémie fébrile, ainsi que par l’otite moyenne, la sinusite ou la bronchite. Fin 2013, le vaccin antipneumococcique avait été introduit dans 103 pays et la couverture mondiale devait atteindre 25%.

La poliomyélite est une maladie virale très contagieuse pouvant provoquer une paralysie irréversible. En 2013, les trois doses du vaccin antipoliomyélitique étaient administrées à 84% des nourrissons dans le monde. La poliomyélite, dont on vise l’éradication mondiale, a été éliminée dans tous les pays sauf trois: l’Afghanistan, le Nigéria et le Pakistan. Des pays exempts de poliomyélite ont été infectés par des virus importés, et tous les pays – surtout ceux en proie à des conflits ou à une instabilité – restent exposés au risque tant que la maladie n’aura pas été pleinement éradiquée.

Les rotavirus sont, dans le monde entier, la cause la plus fréquente d’affection diarrhéique sévère du jeune enfant. Fin 2013, 52 pays avaient introduit le vaccin contre le rotavirus et la couverture mondiale devait atteindre 14%.

La rubéole est une maladie virale en général bénigne chez l’enfant mais l’infection en début de grossesse peut provoquer la mort du fœtus ou le syndrome de rubéole congénitale susceptible d’entraîner des anomalies cérébrales, cardiaques, oculaires et auriculaires. Fin 2013, 137 pays avaient introduit à l’échelle nationale le vaccin contre la rubéole.

Le tétanos est dû à une bactérie qui se développe en l’absence d’oxygène, c’est-à-dire dans des plaies sales ou dans le cordon ombilical s’il n’est pas nettoyé correctement. Elle produit une toxine pouvant entraîner de graves complications ou la mort. Fin 2013, le vaccin pour éviter le tétanos maternel ou néonatal avait été introduit dans plus de 103 pays. On estime que 82% des nouveau-nés étaient protégés grâce à cette vaccination. Le tétanos maternel et néonatal subsiste en tant que problème de santé publique dans 325 pays, principalement en Afrique et en Asie.

La fièvre jaune est une maladie virale hémorragique aiguë transmise par des moustiques infectés. En 2013, le vaccin antiamaril faisait partie des programmes de vaccination systématique du nourrisson dans 35 des 44 pays ou territoires exposés au risque en Afrique et dans les Amériques et on estime que la couverture atteint 41%.

Principaux défis

Malgré des progrès de la couverture vaccinale dans le monde au cours de la dernière décennie, des disparités subsistent aux niveaux régional et local à cause:

  • des ressources limitées;
  • des priorités sanitaires en concurrence;
  • d’une mauvaise gestion des systèmes de santé;
  • d’un suivi et d’une supervision insuffisants.

On estime qu’en 2013, 21,8 millions de nourrissons dans le monde n’étaient pas couverts par les services de vaccination systématique. Plus de la moitié d’entre eux vivent dans trois pays: l’Inde,le Nigéria et le Pakistan.

Il faut donner la priorité au renforcement de la vaccination systématique à l’échelle mondiale, notamment dans les pays où il y a le plus grand nombre d’enfants non vaccinés. Il faut faire des efforts particuliers pour atteindre les populations mal desservies, notamment dans les zones isolées, les milieux urbains défavorisés, les États fragiles et les régions en proie à des conflits.

Action de l’OMS

L’OMS collabore avec les pays et les partenaires pour améliorer la couverture mondiale de la vaccination, notamment avec les initiatives décidées par l’Assemblée mondiale de la Santé en mai 2012.

Le Plan d’action mondial pour les vaccins

Le Plan d’action mondial pour les vaccins est une feuille de route pour éviter des millions de morts grâce à un accès plus équitable à la vaccination. Les pays visent à atteindre d’ici 2020 une couverture ≥90% à l’échelle nationale et ≥80% dans tous les districts. Tandis que le Plan veut accélérer la lutte contre toutes les maladies évitables par la vaccination, l’éradication de la poliomyélite est le premier jalon important qui a été fixé. Il s’agit aussi de donner une impulsion à la recherche et au développement de la prochaine génération de vaccins.

Le plan a été élaboré par de multiples parties prenantes: institutions des Nations Unies, gouvernements, organismes mondiaux, partenaires du développement, professionnels de santé, milieux universitaires, fabricants et société civile. L’OMS dirige les efforts pour aider les régions et les pays à adapter le Plan pour la mise en œuvre. Lors de l'Assemblée mondiale de la Santé en 2013, les États Membres ont apporté leur soutien au Plan d’action mondial pour les vaccins.

Lors de l'Assemblée mondiale de la Santé en 2014, les États Membres ont examiné les progrès accomplis par rapport aux objectifs du Plan et mis en lumière les questions à résoudre pour les atteindre:

  • un accès durable aux vaccins – notamment les plus récents – à des prix abordables pour tous les pays;
  • le transfert de technologie pour faciliter la fabrication locale des vaccins en vue d’assurer la sécurité vaccinale;
  • une meilleure qualité des données, y compris grâce à l’utilisation des nouvelles technologies telles que les registres électroniques;
  • la communication au sujet des risques et leur gestion pour remédier à la mauvaise information sur la vaccination et son impact sur la couverture vaccinale; et
  • les examens des données et analyses économiques pour une prise de décisions éclairée fondée sur les priorités et besoins locaux.
Semaine mondiale de la vaccination

L’OMS et ses partenaires ont décidé que, chaque année, la dernière semaine d’avril serait la Semaine mondiale de la vaccination. L'objectif est de sensibiliser le public au fait que la vaccination sauve des vies, à encourager partout les gens à se faire vacciner et à vacciner leurs enfants contre des maladies mortelles.

En 2014, plus de 180 pays, réunis autour de l'appel mondial «Êtes-vous à jour de vos vaccinations?», ont marqué l’événement en organisant des activités comme des campagnes de vaccination, des ateliers de formation, des tables rondes et des campagnes d’information auprès du grand public.

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