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Les dioxines et leurs effets sur la santé

Aide-mémoire N°225
Mai 2010


Principaux points

  • Les dioxines constituent un groupe de composés chimiquement apparentés qui sont des polluants organiques persistants dans l’environnement. Dans le monde entier, les dioxines sont présentes dans l’environnement et elles s’accumulent dans la chaîne alimentaire, principalement dans les graisses animales.

  • Plus de 90% de l’exposition humaine passe par l’alimentation, principalement la viande, les produits laitiers, les poissons et les fruits de mer. De nombreuses autorités nationales ont mis en place des programmes pour surveiller l’approvisionnement alimentaire.

  • Les dioxines sont très toxiques et peuvent provoquer des problèmes au niveau de la procréation, du développement, léser le système immunitaire, interférer avec le système hormonal et causer des cancers.

  • En raison de l’omniprésence des dioxines, tous les êtres humains sont confrontés à une exposition de fond qui ne devrait pas avoir d’effet sur la santé. Néanmoins, en raison du potentiel toxique élevé de cette classe de produits chimiques, il faut faire des efforts pour réduire les niveaux actuels de l’exposition de fond.

  • La prévention ou la diminution de l’exposition de l’être humain marchent le mieux en prenant des mesures à la source, c’est-à-dire en instaurant un contrôle rigoureux des processus industriels pour réduire dans toute la mesure du possible la formation de dioxines.

Informations générales

Les dioxines sont des polluants de l'environnement. Elles ont la caractéristique douteuse d'appartenir au groupe appelé «dirty dozen», une douzaine de produits chimiques dangereux qui sont des polluants organiques persistants. Elles posent problème à cause de leur toxicité potentielle élevée. L'expérimentation a montré qu'elles affectaient un certain nombre d'organes et de systèmes. Une fois que les dioxines ont pénétré dans l'organisme, elles s'y maintiennent longtemps à cause de leur stabilité chimique et de leur capacité à être absorbée par les tissus adipeux, dans lesquels elles sont stockées. On estime que leur demi-vie, le temps nécessaire pour perdre la moitié de son activité dans l'organisme, va de sept à onze ans. Dans l'environnement, elles tendent à s'accumuler dans la chaîne alimentaire. Plus on monte dans cette chaîne, plus les concentrations en dioxines augmentent.

La dioxine a pour appellation chimique tétrachloro-2, 3, 7, 8 dibenzo-para-dioxine (TCDD). On emploie souvent le terme de «dioxines» pour une famille de polychlorodibenzo-para-dioxines (PCDD) et polychlorodibenzofurane (PCDF) apparentés sur le plan structurel et chimique. Le terme recouvre aussi certains polychlorobiphényles (PCB) de type dioxine, dotés de propriétés toxiques similaires. On a identifié quelque 419 composés apparentés à la dioxine mais on considère que seulement trente d'entre eux ont une toxicité marquée, la TCDD étant la plus toxique.

Sources de contamination par les dioxines

Les dioxines sont avant tout des sous-produits des processus industriels, mais elles peuvent aussi apparaître lors de phénomènes naturels, comme les éruptions volcaniques ou les feux de forêts. Ce sont des sous-produits indésirables dans un grand nombre de procédés de fabrication, comme la fusion, le blanchiment au chlore des pâtes à papier ou la production de certains herbicides et pesticides. En termes d’émissions de dioxines dans l’environnement, les pires fauteurs de pollution sont les incinérateurs non contrôlés de déchets (déchets solides et déchets des hôpitaux), en raison des combustions incomplètes. On dispose pourtant de la technologie nécessaire pour contrôler l’incinération des déchets et avoir de faibles émissions.

Bien que les dioxines soient produites au niveau local, elles se répandent sur toute la planète. On en a retrouvé dans le monde entier et dans pratiquement tous les milieux. On observe les concentrations les plus élevées dans certains sols, sédiments et aliments, notamment les produits laitiers, la viande, le poisson et les crustacés. En revanche, les concentrations sont très faibles dans les plantes, dans l'eau et dans l'air.

Il y a dans le monde entier des stocks importants d'huiles industrielles usagées contenant des PCB, très souvent avec de fortes teneurs en PCDF. La conservation à long terme et la mauvaise élimination de ces matières peuvent entraîner une libération de dioxines dans l'environnement et la contamination de l'approvisionnement alimentaire de l'homme et de l'animal. Il n'est pas facile d'éliminer les déchets contenant des PCB sans contaminer l'environnement et les populations humaines. Il faut traiter ces matières comme des déchets dangereux et l'incinération à haute température est le meilleur moyen pour les détruire.

Cas de contamination à la dioxine

De nombreux pays surveillent la présence des dioxines dans les denrées alimentaires. C'est ainsi qu'on a détecté rapidement des contaminations et pu souvent éviter des conséquences à grande échelle. Un exemple en a été la détection d'une augmentation des concentrations en dioxine dans le lait en 2004 aux Pays-Bas, dont l'origine a été trouvée dans une argile utilisée pour produire des aliments pour animaux. Dans un autre cas, on a détecté des concentrations élevées dans des aliments pour animaux aux Pays-Bas en 2006, dont l'origine était de la graisse contaminée utilisée pour produire ces aliments.

Certains cas ont été plus graves et ont eu des conséquences plus importantes dans de nombreux pays.

Fin 2008, l’Irlande a rappelé des tonnes et des tonnes de viande de porc et de produits dérivés, lorsqu’on a détecté des quantités de dioxines jusqu’à 200 fois plus élevées que la limite de sécurité dans des échantillons de porc. Cette découverte a entraîné l’un des plus gros rappel d’aliments en relation avec une contamination chimique. Les évaluations du risque faites en Irlande n’ont pas mis en évidence de problème pour la santé publique. L’origine de cette contamination a été retrouvée dans l’alimentation contaminée des animaux.

En juillet 2007, la Commission européenne a émis une alerte sanitaire pour ses États membres, après avoir découvert de fortes teneurs en dioxines dans un additif, la gomme guar, utilisée en petite quantité comme épaississant pour la viande, les produits laitiers, les desserts ou la charcuterie. Cette dioxine provenait de la gomme guar importée d'Inde et contaminée par du pentachlorophénol (PCP), un pesticide qui n'est plus utilisé et qui était contaminé par des dioxines.

En 1999, on a trouvé des concentrations élevées en dioxines dans des volailles et des œufs en Belgique. Par la suite, des produits alimentaires à base d'animaux et contaminés par des dioxines (volailles, œufs, porcs) ont été détectés dans plusieurs pays. L'origine en était des aliments pour animaux contaminés par de l'huile industrielle usagée contenant des PCB et éliminée illégalement.

En mars 1998, on a attribué de fortes teneurs en dioxines dans du lait vendu en Allemagne à des pellets d'agrumes, utilisés pour nourrir les animaux et importés du Brésil. L'enquête a abouti à une interdiction de toute importation de pulpes d'agrumes dans l'Union européenne en provenance du Brésil.

Un autre cas s'est produit aux États-Unis d'Amérique en 1997. Des volailles, des œufs et des silures ont été contaminés en utilisant une matière première impure (de la bentonite, parfois appelée «argile plastique») pour fabriquer des aliments pour animaux. Cette argile provenait d'une mine de bentonite. Comme rien n'indiquait que des déchets dangereux avaient été enterrés dans la mine, les enquêteurs pensent que l'origine des dioxines pourrait être naturelle, peut-être à cause d'un feu de forêt préhistorique.

De grandes quantités de dioxines ont été libérées lors d'un grave accident dans une usine chimique à Seveso (Italie), en 1976. Un nuage toxique, comportant de la tétrachlorodibenzo-2, 3, 7, 8 p-dioxine, ou TCDD, a été libéré dans l'atmosphère et a fini par contaminer une zone de quinze kilomètres carrés avec une population de 37 000 habitants. Des études approfondies sur la population touchée se poursuivent pour déterminer les effets à long terme de cet accident sur la santé de l'homme. Elles se heurtent néanmoins à l'absence d'évaluations suffisantes de l'exposition. On a décelé une augmentation mineure de certains types de cancers et des effets sur la procréation, ce qui fait l'objet d'études complémentaires. On étudie actuellement aussi les effets éventuels sur les enfants des personnes exposées.

On a également étudié de manière approfondie les effets sanitaires de la TCDD liés à sa présence en tant que contaminant de certains lots «d'agent orange», herbicide utilisé comme défoliant au cours de la guerre du Viet Nam. Les investigations se poursuivent sur le lien avec certains types de cancers et le diabète.

On a signalé des incidents antérieurs de contamination alimentaire dans certaines régions du monde. Bien que tous les pays puissent être touchés, la plupart des cas ont été notifiés dans des pays industrialisés qui ont un meilleur contrôle des contaminations alimentaires, une plus grande connaissance des dangers et de meilleurs dispositifs réglementaires pour détecter les problèmes de dioxines.

Quelques cas d'intoxication humaine délibérée ont également été signalés. Le plus notable est, en 2004, celui de Viktor Iouchtchenko, président de l'Ukraine défiguré par une chloracné.

Effets des dioxines sur la santé de l'homme

Une exposition brève de l'homme à de fortes concentrations en dioxines peut entraîner des lésions dermiques, comme la chloracné (ou acné chlorique), la formation de taches sombres sur la peau et une altération de la fonction hépatique. L'exposition de longue durée s'associe à une dégradation du système immunitaire, du développement du système nerveux, du système endocrinien et des fonctions génésiques. Chez l'animal, l'exposition chronique aux dioxines a entraîné plusieurs types de cancers. Le Centre international de Recherche sur le Cancer (CIRC), agence de l'OMS, a évalué la TCDD en 1997. Sur la base des données épidémiologiques chez l'homme et des informations sur l'animal, le CIRC l'a classée dans les «cancérogènes pour l'homme». En revanche, elle n'altère pas le patrimoine génétique et, en deçà d'un certain niveau d'exposition, le risque cancérogène serait négligeable.

Compte tenu de l'omniprésence des dioxines, tous les êtres humains ont des antécédents d'exposition et une certaine concentration de ces produits dans l'organisme, entraînant ce que l'on appelle une charge corporelle. Actuellement, l'exposition de fond normale ne devrait pas, en moyenne, avoir d'influence sur la santé. Toutefois, en raison de la toxicité potentiellement élevée de cette classe de produits, il faut faire s'efforcer d'abaisser le niveau actuel de l'exposition de fond.

Groupes humains plus sensibles

Le fœtus en développement est le plus sensible à l'exposition à la dioxine. Le nouveau-né, dont les systèmes organiques se développent rapidement, pourrait également être plus vulnérable à certains effets. Certaines personnes ou groupes de personnes peuvent être exposés à de plus fortes concentrations en dioxines à cause de leur régime alimentaire (par exemple, ceux qui consomment beaucoup de poisson dans certaines régions du monde) ou de leur profession (les personnes travaillant dans le papier et la pâte à papier, dans les sites d'incinération ou de traitement des déchets dangereux, pour n'en citer que quelques-uns).

Prévention et lutte contre l'exposition à la dioxine

La meilleure méthode de prévention et de lutte consiste à incinérer correctement les matières contaminées, ce qui peut aussi détruire les huiles usagées contenant des PCB. L'incinération doit se faire à haute température, plus de 850°C. Pour détruire de grandes quantités de matières contaminées, il faut même atteindre des températures plus élevées, au moins 1000°C.

C'est en prenant des mesures à la source que l'on réussit le mieux à éviter ou à diminuer les expositions, c'est-à-dire en contrôlant rigoureusement les processus industriels pour réduire autant que possible la formation de dioxines. Cela est du ressort des autorités nationales mais, reconnaissant l'importance de cette approche, la Commission du Codex Alimentarius a adopté en 2001 un code d'usages en matière de mesures prises à la source pour réduire la contamination des denrées alimentaires par les substances chimiques (CAC/RCP 49-2001) et, en 2006, un code d'usages pour la prévention et la réduction de la contamination des aliments par les dioxines et les PCB de type dioxine (CAC/RCP 62-2006).

Plus de 90% de l'exposition de l'homme aux dioxines provient de l'alimentation, principalement de la viande, des produits laitiers, des poissons et des crustacés. Il est par conséquent essentiel de protéger l'approvisionnement en denrées alimentaires. Comme nous l'avons indiqué plus haut, l'une des méthodes consiste à prendre des mesures à la source pour réduire les émissions de dioxine. Il faut aussi éviter les contaminations secondaires des denrées dans toute la chaîne alimentaire. Les contrôles et les pratiques de qualité pendant la production, la transformation et la distribution sont essentiels pour produire des denrées sûres.

Des systèmes de surveillance des contaminations des aliments doivent être mis en place pour veiller au respect des niveaux tolérés. Il revient aux gouvernements nationaux de garantir la sécurité sanitaire de l'approvisionnement alimentaire et de prendre des mesures pour protéger la santé publique. Lorsque les pays soupçonnent des contaminations, ils doivent avoir des plans d'urgence pour repérer, consigner et éliminer les denrées contaminées. La population exposée doit être examinée pour déterminer l'exposition (ex.: dosage des produits contaminants dans le sang ou le lait maternel) et les effets (ex.: surveillance clinique pour déceler les signes de problèmes de santé).

Que doit faire le consommateur pour réduire son risque d'exposition?

Il pourrait réduire l'exposition aux dioxines en dégraissant la viande et en consommant des produits laitiers allégés en matières grasses. Un régime équilibré (comprenant des quantités suffisantes de fruits, de légumes et de céréales) permettra aussi d'éviter une exposition excessive à une source en particulier. Il s'agit d'une stratégie sur le long terme pour réduire la charge corporelle et elle est probablement plus intéressante pour les jeunes filles et les jeunes femmes afin de diminuer, à un stade ultérieur, l'exposition des enfants pendant la grossesse et l'allaitement. La possibilité qu'ont les consommateurs de réduire leur exposition reste cependant assez limitée.

Que faut-il faire pour détecter et doser les dioxines dans l'environnement et les aliments?

L'analyse chimique quantitative des dioxines fait appel à des techniques complexes que seul un nombre limité de laboratoires dans le monde, pour la plupart dans les pays industrialisés, peuvent mettre en œuvre. Les coûts sont très élevés et varient selon les échantillons. Ils vont de 1700 dollars pour l'analyse d'un échantillon biologique unique à plusieurs milliers de dollars américains pour l'évaluation complète des émissions d'un incinérateur à déchets.

On met de plus en plus au point des techniques de dépistage biologique (reposant sur des cellules ou des anticorps). Leur utilisation pour les denrées alimentaires n'a pas encore été suffisamment validée. Elles permettront néanmoins de faire davantage d'analyses à moindre coût. Les résultats positifs devront être confirmés par des analyses chimiques plus complexes.

Action de l'OMS en matière de dioxines

La réduction de l'exposition aux dioxines est un objectif important pour la santé publique (baisse de la charge de morbidité) et pour le développement durable. Afin de donner des orientations sur les niveaux d'exposition acceptables, l'OMS a organisé une série de réunions d'experts pour déterminer les doses tolérables de dioxines auxquelles les être humains peuvent être exposés tout au long de leur vie sans effet nocif.

Lors de la dernière de ces réunions d'experts, en 2001, le Comité mixte FAO/OMS d'experts des additifs alimentaires (JECFA) a procédé à une évaluation actualisée complète du risque pour les PCDD, les PCDF et les PCB «de type dioxine». Les experts ont conclu qu'on pouvait établir une dose tolérable sur la base de l'hypothèse qu'il y a un seuil pour tous les effets, y compris le cancer. La demi-vie prolongée de ces produits signifie que l'ingestion journalière a un effet réduit ou même négligeable sur l'absorption globale. Afin d'évaluer les risques sur le long terme et le court terme, il faut évaluer pendant plusieurs mois l'absorption totale ou moyenne et la dose tolérable sera évaluée sur une période d'au moins un mois. Les experts ont établi une dose mensuelle tolérable provisoire (DMTP) de 70 picogrammes/kg par mois. C'est la quantité de dioxines qui peut être ingérée pendant toute une vie sans avoir d'effets détectables sur la santé.

En collaboration avec l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), par le biais de la Commission FAO/OMS du Codex Alimentarius, l'OMS a établi un «Code d'usages pour la prévention et la réduction de la contamination des aliments par les dioxines et les PCB de type dioxine». Les autorités nationales et régionales trouvent dans ce document des orientations sur les mesures préventives. On envisage d'établir des lignes directrices du Codex pour les concentrations en dioxines dans les denrées alimentaires.

Depuis 1976, l'OMS a eu la responsabilité du programme conjoint de surveillance et d'évaluation de la contamination alimentaire dans le cadre du Système mondial de surveillance continue de l'environnement (communément appelé GEMS/Food). Il donne des informations sur les teneurs et les tendances des polluants dans l'alimentation grâce à son réseau de laboratoires répartis dans soixante-dix pays. Les dioxines font partie du programme de surveillance.

Depuis 1987, l'OMS a fait des études régulières sur les concentrations en dioxine dans le lait maternel, principalement dans les pays européens. Celles-ci permettent d'évaluer l'exposition de l'homme aux dioxines de toutes origines. Les données récentes indiquent que les mesures prises pour réduire les émissions de dioxines dans un certain nombre de pays ont abouti à une baisse sensible de l'exposition à ces composés au cours des vingt dernières années.

L'OMS collabore maintenant avec le Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE) à la mise en œuvre de la «Convention de Stockholm», un accord international pour réduire les émissions de certains polluants organiques persistants (POP), dont les dioxines. On envisage un certain nombre d'actions au niveau international pour diminuer la production des dioxines au cours de l'incinération et des processus de fabrication. Pour satisfaire les exigences de la Convention de Stockholm, le programme GEMS/Food a mis au point un nouveau protocole pour une étude mondiale des polluants organiques persistants dans le lait maternel afin d'atteindre les objectifs de l'OMS, du PNUE et de leurs États Membres en matière de santé, de sécurité sanitaire des aliments et d'environnement. Ce protocole aidera les autorités nationales et régionales à collecter et à analyser des échantillons représentatifs pour évaluer l'exposition de fond actuelle et pour déterminer à l'avenir l'efficacité des mesures prises pour la réduire.

Dans l'environnement et les aliments, les dioxines se présentent sous la forme d'un mélange complexe. Pour évaluer le risque potentiel de l'ensemble du mélange, on applique la notion d'équivalence toxique à ce groupe de polluants. La TCDD, le produit le plus toxique de cette famille, est utilisée comme référence et, sur la base d'études expérimentales, on détermine l'activité toxique de toutes les autres dioxines par rapport à la TCDD.

Au cours des quinze dernières années, l'OMS a établi et régulièrement réévalué, par l'intermédiaire de son Programme international sur la sécurité chimique (IPCS) et le biais de consultations d'experts, les facteurs d'équivalence toxique (FET) pour les dioxines et les produits apparentés. Les valeurs des FET ainsi établies s'appliquent à l'être humain, aux mammifères, aux oiseaux et aux poissons. La dernière consultation à ce sujet a été organisée en 2005 pour actualiser les FET pour l'homme et les mammifères. Ces FET internationaux ont été mis au point pour l'évaluation et la gestion du risque et ils ont été adoptés officiellement par un certain nombre de pays et d'entités régionales, comme le Canada, le Japon, les États-Unis et l'Union européenne.

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