Centre des médias

Hépatite C

Aide-mémoire N°164
Juillet 2013


Principaux faits

  • L’hépatite C est une maladie du foie causée par le virus de cette maladie.
  • La gravité de l’hépatite C est variable: elle peut aller d’une maladie bénigne durant quelques semaines à une maladie grave sur la vie entière, pouvant évoluer vers la cirrhose ou le cancer du foie.
  • Le virus de l’hépatite C se transmet par contact avec le sang d’une personne infectée.
  • Environ 150 millions de personnes sont infectées chroniquement par le virus de l’hépatite C et plus de 350 000 individus meurent chaque année de pathologies hépatiques liées à l’hépatite C.
  • L’hépatite C peut être guérie avec des antiviraux.
  • Il n’existe actuellement aucun vaccin contre l’hépatite C; néanmoins, la recherche à ce sujet se poursuit.

L’hépatite C est une maladie contagieuse du foie, qui résulte d’une infection par le virus de cette maladie. Elle se manifeste avec une gravité variable, qui peut aller d’une forme bénigne qui dure quelques semaines à une maladie grave qui s’installe à vie.

Le virus de l’hépatite C se transmet généralement lorsque le sang d’une personne infectée pénètre dans l’organisme d’une personne sensible. C’est l’un des virus infectant le plus fréquemment le foie.

Chaque année, 3 à 4 millions de personnes sont infectées par le virus de l’hépatite C. Environ 150 millions d’individus sont porteurs chroniques et encourent le risque que leur atteinte hépatique évolue vers la cirrhose et/ou le cancer du foie. Plus de 350 000 personnes meurent chaque année de pathologies hépatiques liées à l’hépatite C.

Répartition géographique

On rencontre l’hépatite C partout dans le monde. Les pays subissant un taux élevé d’infection chronique sont l’Égypte (15%), le Pakistan (4,8%) et la Chine (3,2%). On pense que le mode de transmission responsable dans ces pays est l’utilisation de matériel d’injection contaminé.

Transmission

La transmission du virus de l’hépatite C s’effectue le plus souvent par exposition à du sang infectieux dans les situations suivantes:

  • réception d’une transfusion sanguine, de produits sanguins ou d’un greffon contaminés;
  • injections réalisées avec des seringues contaminées ou blessures par piqûre d’aiguille en milieu de soins;
  • utilisation de drogues injectables;
  • naissance chez une mère infectée par l’hépatite C.

L’hépatite C peut se transmettre lors de rapports sexuels avec une personne infectée ou encore lors du partage d’objets personnels contaminés par du sang infectieux, ce dernier mode de transmission étant moins courant.

L’hépatite C n’est pas propagée par le lait maternel, les aliments ou l’eau ou encore par un simple contact tel qu’une étreinte, un baiser ou le partage de nourriture ou de boissons avec une personne infectée.

Symptômes

La période d’incubation pour l’hépatite C va de 2 semaines à 6 mois. Après l’infection initiale, 80% environ des individus sont asymptomatiques. Chez ceux présentant une symptomatologie aiguë, on peut relever de la fièvre, de la fatigue, une baisse d’appétit, des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales, une coloration sombre des urines, une coloration grisâtre des fèces, des douleurs articulaires et/ou un ictère (jaunissement de la peau et du blanc des yeux).

Environ 75-85% des personnes nouvellement infectées contractent une maladie chronique et chez les porteurs chroniques, 60-70% souffriront d’une maladie hépatique chronique; 5-20%, auront une cirrhose et 1-5% mourront d’une cirrhose ou d’un cancer du foie. Pour 25% des cas de cancer du foie, la cause sous-jacente du cancer est l’hépatite C.

Diagnostic

Il est fréquent que l’infection aiguë ne soit pas diagnostiquée car la majorité des personnes infectées ne présentent pas de symptôme. Les méthodes courantes de détection des anticorps ne peuvent différencier infections chroniques et infections aiguës. La présence d’anticorps contre le virus de l’hépatite C indique qu’une personne est ou a été infectée. On a recours au test RIBA (recombinant immunoblot assay) et à la détection de l’ARN viral pour confirmer le diagnostic.

On pose le diagnostic d’infection chronique lorsque les anticorps anti-VHC sont présents dans le sang pendant plus de six mois. Comme pour les infections aiguës, le diagnostic doit être confirmé par un test complémentaire. On utilise souvent des tests spécialisés pour évaluer si les patients sont atteints d’une maladie hépatique comme la cirrhose ou le cancer du foie.

Dépistage

Un diagnostic précoce permet d’éviter certains des problèmes de santé résultant de l’infection et de prévenir la transmission aux membres de la famille et autres contacts proches. Certains pays recommandent le dépistage des personnes pouvant présenter un risque d’infection. Il s’agit des:

  • sujets ayant reçu du sang, des produits sanguins ou des organes avant que le dépistage de l’hépatite C n’ait été instauré ou quand il n’était pas encore généralisé;
  • consommateurs de drogues par injection, actuels ou anciens (même ceux qui se sont injectés une fois une drogue il y a de nombreuses années);
  • personnes sous hémodialyse à long terme;
  • personnels de santé;
  • personnes vivant avec le VIH;
  • sujets présentant des tests hépatiques anormaux ou une maladie du foie;
  • nourrissons nés de mères infectées.

Traitement

L’hépatite C ne nécessite pas toujours un traitement. Il existe 6 génotypes de l’hépatite C susceptibles de répondre différemment au traitement. Un dépistage précis est donc nécessaire avant de commencer à traiter afin de déterminer l’approche la plus appropriée pour le malade.

Le traitement combiné par l’interféron et la ribavirine est le pilier de la prise en charge de l’hépatite C. Malheureusement, l’interféron n’est pas largement accessible dans le monde, il n’est pas toujours bien toléré, certains génotypes viraux y répondent mieux que d’autres et nombre de personnes placées sous interféron ne finissent pas leur traitement. En conséquence, si l’hépatite C est généralement considérée comme une maladie que l’on peut guérir, ce n’est pas une réalité pour de nombreux malades.

Les progrès scientifiques ont débouché sur la mise au point de nouveaux antiviraux contre l’hépatite C, qui pourraient être plus efficaces et mieux tolérés que les thérapies existantes. Deux nouveaux agents thérapeutiques, le télaprevir et le boceprévir, ont été récemment homologués dans certains pays. Il reste cependant beaucoup à faire pour que ces progrès conduisent à un plus large accès aux médicaments et à une amélioration du traitement dans le monde entier.

Prévention

Prévention primaire

Il n’existe pas de vaccin contre l’hépatite C. Il est possible de réduire le risque d’infection en évitant:

  • les injections inutiles ou à risque;
  • les produits sanguins à risque;
  • la collecte et l’élimination dans des conditions dangereuses des objets tranchants ou piquants;
  • la consommation de drogues illicites et le partage du matériel d’injection;
  • les rapports sexuels non protégés avec des personnes infectées par le VHC;
  • le partage d’objets personnels tranchants ou piquants pouvant être contaminés par du sang infecté;
  • les tatouages, les piercings et les actes d’acuponcture pratiqués avec du matériel contaminé.

Prévention secondaire et tertiaire

Si des personnes sont infectées par le virus de l’hépatite C, l’OMS recommande de:

  • leur fournir des instructions et des conseils sur les possibilités de soins et de traitement;
  • les vacciner contre les hépatites A et B pour éviter une co-infection par ces autres virus hépatiques et protéger leur foie;
  • leur assurer une prise en charge médicale rapide et adaptée, comprenant un traitement antiviral si nécessaire; et de
  • les surveiller régulièrement pour un diagnostic précoce des maladies hépatiques.

Action de l’OMS

L’OMS agit dans les domaines suivants pour lutter contre l’hépatite virale:

  • sensibilisation, promotion des partenariats et mobilisation des ressources;
  • politique et données d’intervention reposant sur une base factuelle;
  • prévention de la transmission; et
  • dépistage, soins et traitement.

L’OMS organise la Journée mondiale contre l’hépatite le 28 juillet de chaque année pour sensibiliser les populations et leur apporter des connaissances au sujet des hépatites virales.

Partager

Pour plus d'informations:

WHO Media centre
Téléphone: +41 22 791 2222
Courriel: mediainquiries@who.int