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Paludisme

LE PROBLEME

Le paludisme est une maladie commune et potentiellement mortelle, transmise par des moustiques, qui est actuellement endémique dans plus de 100 pays. Chaque année, le paludisme aigu atteint plus de 500 millions de personnes et fait plus d'un million de morts – environ 90% d’entre eux en Afrique subsaharienne. Les enfants de moins de 5 ans représentent 82% de tous les décès par paludisme, dont meurent chaque jour près de 3000 enfants. Le paludisme a des effets néfastes et durables au niveau du développement cognitif, de l'éducation et de la productivité. Il entraîne une perte moyenne de 1,3% de croissance économique annuelle dans les pays à forte transmission. Tout indique que le paludisme n'est pas une conséquence de la pauvreté mais plutôt une cause de pauvreté persistante.

LES OPPORTUNITES / LES SOLUTIONS

  • Le paludisme est à la fois évitable et curable. En assurant l'accès à un traitement efficace et en mettant en œuvre des mesures de prévention simples, telles que le recours à des moustiquaires imprégnées d'insecticide et à des pulvérisations d’insecticide à effet rémanent à l'intérieur des habitations, on contribue à faire avancer la lutte contre le paludisme.
  • Les investissements mondiaux en faveur de projets concernant le paludisme, comme le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, le Booster Program de la Banque mondiale, l'Initiative du Président des Etats-Unis sur le paludisme et d'autres ont augmenté de façon constante entre 1998 et 2005.
  • Les pays prennent conscience qu'il est important de changer de politiques, en abandonnant les mono-chimiothérapies inefficaces au profit de traitements efficaces tels que les associations comportant de l'artémisinine (ACT)1. Ils mettent aussi en œuvre des programmes visant à protéger les habitations au moyen de moustiquaires à imprégnation durable2 et procèdent à des campagnes de pulvérisations d’insecticide à effet rémanent à l’intérieur des habitations pour lutter contre les moustiques qui transmettent la maladie.

LES DEFIS

  • De nombreux programmes sont à la traîne car les pays ne disposent pas de compétences techniques et gestionnaires suffisantes ni de la capacité d'absorber les financements.
  • Même s'il existe des objectifs bien précis en matière de lutte contre le paludisme, il n'y a pas de stratégie claire sur les moyens d'atteindre les buts fixés et de mesurer les progrès accomplis. En l'absence de consensus sur une stratégie globale, les efforts entrepris par de nombreux partenaires resteront vains.
  • Le paludisme a besoin de fonds aussi bien pour acquérir les produits nécessaires que pour assurer une assistance technique aux pays. Une assistance technique efficace garantira que les produits sont distribués et utilisés à bon escient, et que l'argent permet de réaliser les objectifs à plus long terme.

LE COUT

  • Il en coûtera en moyenne US$ 3,4 milliards par an pour réduire la charge du paludisme. Les ressources sont encore insuffisantes puisqu'il manque environ US$ 2,7 milliards par an au niveau mondial.
  • Le Programme mondial de lutte antipaludique (GMP) récemment créé par l'OMS connaît un déficit de financement de US$ 80 millions pour 2006–2007.

LE ROLE DE L’OMS

  • Le Programme mondial de lutte antipaludique vise à aider les pays à adopter une politique correcte en leur dispensant des conseils techniques qui leur permettront d’utiliser pleinement les fonds disponibles et d'obtenir des résultats.
  • D'ici 2008:
    • l'OMS aidera 20 pays à assurer à 100 millions de personnes un accès à des médicaments sûrs et efficaces ;
    • l'OMS aidera 7 pays à élargir leur distribution de moustiquaires à des communautés entières et à distribuer 21 millions de moustiquaires permettant de protéger 42 millions de personnes supplémentaires ;
    • 15 pays sélectionnés seront aidés à accroître de 80% leurs activités de pulvérisation à effet rémanent à l’intérieur des habitations afin de protéger 75 millions de personnes.
  • Le travail de GMP mettra à profit des approches intégrées de lutte contre les maladies infectieuses pour renforcer les systèmes de santé et développer les capacités de santé publique pour le plus long terme.

1 Le nombre des traitements antipaludéens obtenus par les pays d'endémie a connu une croissance exponentielle, passant de 4 millions de traitements ACT en 2004 à plus de 30 millions en 2005.
2 Près de 50 millions de personnes supplémentaires ont bénéficié des 25 millions de moustiquaires qui ont été obtenues et distribuées en 2005..

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Pour plus d'informations:

Edward Vela
Téléphone : +41 22 791 4550

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