Santé de la mère, du nouveau-né, de l'enfant et de l’adolescent

VIH et alimentation du nourrisson

Un travailleur social informe une mère séropositive accompagnée de ses deux enfants séropositifs aussi
ONUSIDA/G.Pirozzi

L’allaitement maternel est normalement la meilleure façon d’alimenter un nourrisson. En revanche, une mère séropositive pour le VIH peut transmettre le virus pendant la grossesse, le travail, l’accouchement ou l’allaitement.

Le dilemne consiste à peser le risque pour les nourrissons de contracter le VIH à travers l’allaitement maternel et le risque plus élevé de décès dû à des causes autres que le VIH, en particulier la malnutrition et des maladies graves comme la diarrhée et la pneumonie, chez les enfants non nourris au sein.

C’est pourquoi les agents de santé ont été confrontés à un réel problème pour déterminer quelles sont les meilleures pratiques en matière d’alimentation des nourrissons dont les mères sont infectées par le VIH et les promouvoir.

On a accumulé ces dernières années une grande quantité de données probantes sur le VIH et l’alimentation du nourrisson, qui montrent que l’administration d’antirétroviraux (ARV) à la mère infectée par le VIH ou au nourrisson exposé au VIH est susceptible de réduire sensiblement le risque de transmission du VIH à travers le lait maternel.

Compte tenu des données disponibles, en novembre 2009, l’OMS a publié des«recommandations rapides» énonçant des principes et des recommandations révisés concernant l’alimentation du nourrisson dans le contexte du VIH.

Dans le même temps, elle publiait de nouvelles recommandations sur le traitement antirétroviral chez l’adulte et l’adolescent et sur la prévention de la transmission mère-enfant. Il s’agit là s’un ensemble de recommandations simples, cohérentes et applicables à l’intention des pays pour promouvoir et soutenir l’amélioration de l’alimentation des enfants de mères infectées par le VIH.

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