Paludisme

Paludisme: informations aux voyageurs

OMS
Paludisme, pays ou territoires où il existe un risque de transmission, 2011

Les voyageurs internationaux peuvent être exposés au risque d’infection palustre dans 97 pays du monde, principalement en Afrique, en Asie et dans les Amériques. Généralement, la maladie se manifeste tout d’abord par de la fièvre, des frissons et un syndrome de type grippal. En l’absence de traitement, des complications graves peuvent survenir et, dans certains cas, conduire à la mort. Les symptômes du paludisme apparaissent après une période d’au moins sept jours. Une fièvre survenant chez un voyageur dans les trois mois suivant une exposition possible constitue une urgence médicale qui doit immédiatement faire l’objet d’une investigation.


Le paludisme est causé par un parasite du genre Plasmodium et est transmis par des moustiques femelles de l’espèce Anopheles qui piquent entre le coucher et le lever du soleil. Cinq types différents de parasites infectent l’homme : P. falciparum, P. vivax, P. ovale, P. malariae, et P. knowlesi. Si P. falciparum et P. vivax sont les plus répandus, P. falciparum est le plus dangereux car il entraîne les taux les plus élevés de complications et de mortalité. Cette forme mortelle de paludisme est un grave problème de santé publique dans la plupart des pays d’Afrique subsaharienne.

L’OMS estime que 207 millions de cas de paludisme se sont produits dans le monde en 2012 (marge d’incertitude comprise entre 135 – 287 millions) et que 627 000 personnes environ sont mortes de la maladie (marge d’incertitude comprise entre 473 000 – 789 000), pour la plupart des enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne.

Recommandations de l’OMS

La protection contre les piqûres de moustique entre le coucher et le lever du soleil est la première ligne de défense contre le paludisme. Les mesures de protection consistent notamment à dormir sous une moustiquaire à imprégnation durable et à utiliser des vêtements protecteurs et des répulsifs antimoustiques. En fonction du risque de paludisme dans la zone où ils se rendent, les voyageurs internationaux devront peut-être aussi prendre un traitement préventif (chimioprophylaxie) avant, pendant et après leur voyage.

Certains groupes de voyageurs, en particulier les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes au système immunitaire affaibli, sont plus exposés au risque de maladie grave s’ils contractent le paludisme. Chez la femme enceinte, le paludisme accroît le risque de décès maternel, de fausse couche et de faible poids de naissance, ainsi que le risque associé de décès néonatal.

Les femmes enceintes devraient éviter de se rendre dans des zones de transmission du paludisme et il est déconseillé aux parents d’emmener des nourrissons ou des jeunes enfants dans des zones où il y a un risque de paludisme à P. falciparum. Si le voyage ne peut être évité, il est très important de prendre des mesures de prévention efficaces, même dans les zones où seul le paludisme à P. vivax se transmet.

Avant de se rendre dans des pays ou des régions d’endémie palustre, les voyageurs doivent consulter le centre national de lutte contre la maladie de leur pays, ou d’autres institutions qui conseillent les voyageurs, pour obtenir des informations sur les mesures préventives qu’il convient de prendre.

Voyages internationaux et santé, un guide pour prévenir les risques

Chaque année, l’OMS publie Voyages internationaux et santé, guide complet et actualisé pour la prévention et le traitement de toutes les maladies dont peuvent être atteints les voyageurs. Destiné aux professionnels de la santé et aux centres nationaux de lutte contre la maladie, il indique la répartition géographique du paludisme, les caractéristiques épidémiologiques pour tous les pays d’endémie palustre et les mesures de prévention recommandées.

On trouve également dans cette publication les recommandations de l’OMS sur les mesures de protection contre les piqûres de moustiques, des informations sur les effets secondaires potentiellement graves de différents médicaments antipaludiques et un état des lieux de la résistance aux antipaludiques dans les pays.

L’OMS ne peut malheureusement pas en mesure de répondre aux demandes individuelles concernant le risque de paludisme que présente tel ou tel itinéraire dans des pays donnés.

Dernière mise à jour: 6 mars 2014

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