Paludisme

Le paludisme chez les nourrissons

Les nouveau-nés et les nourrissons de moins de 12 mois représentent l'un des groupes les plus vulnérables touchés par le paludisme. Au cours de la grossesse, une infection palustre chez la mère entraîne un faible poids de naissance et le décès du nourrisson.

Dans les zones d'endémie palustre, les nourrissons deviennent vulnérables au paludisme à Plasmodium falciparum à l'âge de trois mois environ lorsque l'immunité transmise par la mère commence à faiblir. Les nourrissons courent un risque accru d'une progression rapide de la maladie, d'un paludisme sévère et de décès. Une anémie sévère est très fréquente dans ce groupe d'âge.

Le paludisme à P. vivax, traditionnellement considéré comme une forme relativement bénigne de la maladie, peut aussi être une cause majeure de mortalité, en particulier chez les nourrissons et les jeunes enfants. Certaines études rapportent qu'une proportion élevée d'épisodes de paludisme sévère peut être causée par P. vivax dans ce groupe d'âge.

L'OMS recommande l'ensemble des interventions suivantes pour la prévention et le traitement du paludisme chez les nourrissons:

  • L'utilisation des moustiquaires imprégnées d'insecticide de longue durée (MID);
  • Le traitement préventif intermittent des nourrissons (TPIn) dans les zones de l’Afrique sub-saharienne où la transmission est d'une intensité modérée à élevée;
  • Un diagnostic rapide et un traitement efficace des infections palustres.

Comme pour tout patient, les nourrissons chez qui un paludisme est suspecté doivent bénéficier d'une confirmation parasitologique du diagnostic avant le début du traitement. Une combinaison thérapeutique à base d'artémisinine (CTA) est le traitement recommandé contre le paludisme non compliqué chez les nourrissons. Les dérivés à base d'artémisinine sont sûrs et bien tolérés chez les jeunes enfants. Par conséquent, le choix de la CTA sera largement déterminé par l'innocuité et la tolérance du médicament associé.

La plupart des antipaludiques n'ont pas de formulation pédiatrique, ce qui peut conduire à une posologie inadéquate. La santé des nourrissons pouvant se détériorer rapidement, le seuil d'utilisation du traitement par voie parentérale doit être très bas. Dans les cas sévères, pour lesquels un traitement par voie parentérale ne peut être administré, l'artésunate doit être administré par voie rectale et le nourrisson transféré vers un établissement pour recevoir un traitement par voie parentérale. Une dose unique d'artésunate par voie rectale comme prétraitement à administrer avant l'orientation réduit le risque de décès.

Mis à jour: 6 mars 2013

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