Paludisme

Épidémies de paludisme et situations d’urgence

Les épidémies de paludisme sont des urgences de santé publique graves qui peuvent être lourdes de conséquences pour la santé de la population et pour les perspectives de croissance économique des pays. Elles sont dues à des facteurs d’origine humaine ou naturelle qui modifient l’environnement, accroissent la population de moustiques et la capacité des vecteurs à transmettre le parasite. Souvent, les épidémies et la recrudescence de la maladie résultent d’un affaiblissement des interventions de lutte antipaludique dans une zone donnée.

Les situations d’urgence telles que les conflits violents ou les catastrophes naturelles provoquent souvent des épidémies de paludisme parmi les populations déplacées, qui n’ont parfois qu’une faible immunité, voire aucune, contre le paludisme. La prévention, les tests de diagnostic et le traitement peuvent poser des difficultés chez les populations déplacées.

Dans les zones de transmission marginales, par exemple les déserts ou les hautes terres bordant des régions impaludées, une augmentation des précipitations ou des températures peut aussi déclencher des épidémies. Le changement climatique mondial peut également faire évoluer les schémas de transmission du paludisme et modifier progressivement la répartition géographique de la maladie.

Systèmes de détection précoce

Les systèmes d’alerte précoce faisant appel à la télédétection des conditions climatiques sont de plus en plus utilisés pour prévoir les épidémies. Les systèmes de détection précoce sont conçus pour déceler les premiers stades d’une épidémie en mesurant les changements d’incidence du paludisme grâce à une surveillance hebdomadaire sur des sites sentinelles. Pour limiter leur impact, il faut détecter les épidémies de paludisme et mettre en place des mesures d’endiguement efficaces dans les deux semaines qui suivent leur apparition.

Maîtrise des épidémies

La priorité absolue lors de la phase aiguë d’une épidémie de paludisme est de diagnostiquer et de traiter rapidement et efficacement tous les cas. Des mesures de lutte antivectorielle bien planifiées et rapides, appliquées avant que l’épidémie n’ait atteint son pic, peuvent contribuer à réduire le risque d’infection. D’après le Rapport sur le paludisme dans le monde 2012, 42 pays ont recours à la pulvérisation intradomiciliaire à effet rémanent pour maîtriser les épidémies de paludisme.

L’OMS apporte son concours aux pays pour qu’ils parviennent à mieux prévenir et maîtriser les épidémies, notamment à s’y préparer, à les détecter rapidement et à intervenir efficacement et dans les meilleurs délais.

Dernière mise à jour: 6 mars 2013

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