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Déclaration OMS/20
29 novembre 2001

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le monde est pret a faire reculer l’epidemie de sida

Déclaration de la Journée mondiale du SIDA (1 décembre 2001)

Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé

Nous avons annoncé une fois de plus une augmentation du nombre des personnes vivant avec le VIH. Le nombre d’enfants dans ce cas est en particulier beaucoup plus élevé que ce que nous avions cru. Si ce sont là de très mauvaises nouvelles, il y en a aussi de bonnes : le monde est prêt désormais à faire reculer l’épidémie, en tirant les leçons de ceux qui ont ouvert la voie, en mettant en œuvre à grande échelle les meilleures pratiques et en combattant systématiquement le SIDA. La lutte sera longue.

La propagation du VIH/SIDA a été générale et profonde ; nous avons mis du temps à le comprendre pleinement et à en appréhender les conséquences. Il a aussi fallu du temps pour parvenir à l’unification nécessaire des objectifs de la riposte. Nous n’avons pas eu non plus tous les moyens permettant d’affronter l’épidémie à un prix abordable et nous n’avons pas assez d’argent pour faire tout ce qui est requis.

Cette année, nous avons commencé à voir un réel changement.

Les premiers ministres, les ministres des finances, de la planification et de la santé concentrent désormais leur attention sur les effets dévastateurs du VIH et du SIDA. Ils savent que leurs populations sont concernées. La loi du silence est rompue. La société civile, et notamment les personnes vivant avec le VIH, ont contribué à améliorer les connaissances et à faire comprendre la nécessité morale d’agir. Les tabous commencent à disparaître. Tous les gouvernements s’attaquent à l’épidémie avec un esprit plus ouvert. Les dernières informations fournissent des preuves scientifiques solides des avantages qu’il y a à investir dans la santé des plus démunis et à faire des efforts pour enrayer la propagation du VIH/SIDA.

Il existe désormais une volonté politique d’agir forte et généralisée. A Abuja, à Gènes et à la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies cette année à New York, les dirigeants du monde se sont solennellement engagés à mettre fin à l’épidémie, en fixant des cibles pour enrayer la propagation et remplacer le désespoir par l’espoir. Ils se sont résolus à agir de concert et dans leur propre pays.

Diminution du prix des médicaments contre le SIDA. Les prix des médicaments indispensables pour ceux qui vivent avec le VIH, comme les antirétroviraux, ont beaucoup diminué. La possibilité pour les pays en développement de bénéficier de la flexibilité des accords actuels sur la propriété intellectuelle a été réaffirmée, comme le mois dernier lors de la Conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du Commerce, à Doha.

Des systèmes assurant des services de santé essentiels pour les personnes exposées au risque du VIH sont à l’étude. La prestation des soins à ceux qui ont peu de ressources est à l’étude, et même à l’essai dans certains cas : accès généralisé à des diagnostics fiables, systèmes proposant des soins efficaces, schémas thérapeutiques adaptés. Les personnels de santé suivent des formations sur la prise en charge des personnes exposées au risque de contracter l’infection à VIH et le SIDA.

De nouveaux financements commencent à apparaître : Des promesses de dons d’un montant total de US $1,5 milliard ont déjà été faites au Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme, avant même qu’il ne soit véritablement en place. Le travail d’élaboration de ce nouveau dispositif de financement rapide et orienté sur les résultats, est déjà bien avancé et je suis sûre qu’il commencera à fonctionner au moment prévu, c’est-à-dire au début de l’année prochaine. Ce mécanisme novateur est conçu pour instaurer une synergie totale entre les secteurs public, privé et les organisations non gouvernementales. Je m’attends à une forte augmentation des ressources canalisées par le Fonds vers les pays touchés, à mesure que ceux-ci commenceront à en bénéficier et que les résultats apparaîtront.

Les dirigeants du monde se sont engagés à lutter contre le VIH/SIDA, ainsi que d’autres maladies qui conduisent à l’impuissance et à la pauvreté. Cela implique d’augmenter considérablement la proportion de ceux qui pourront accéder aux soins du VIH et du SIDA et d’agir bien plus efficacement dans la prévention des nouvelles infections.

L’an prochain pourrait marquer un tournant dans la lutte contre cette pandémie. Nous avons les moyens et la volonté politique d’obtenir des résultats. Nous avons vu que des communautés et même des pays peuvent faire reculer le SIDA. L’enjeu consiste désormais à donner à ces succès un retentissement mondial. Ensemble, nous pouvons gagner cette bataille cruciale pour l’avenir de l’humanité.


Pour de plus amples informations, les journalistes peuvent s’adresser à M. Gregory Hartl, Porte-parole de l’OMS à Genève, tél. : (+41 22) 791 4458 ; télécopie (+41 22) 791 4858 ; adresse électronique : hartlg@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et articles de fond OMS, ainsi que d’autres informations sur le sujet sont accessibles sur Internet à partir de la page d’accueil de l’OMS : http://www.who.int

 

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