Communiqué de presse 2001

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white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/56
 20 décembre 2001
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RAPPORT NOVATEUR
ACCUEILLI AVEC SATISFACTION A L’OMS

Londres – Le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l'Organisation mondiale de la Santé, s’est félicitée aujourd’hui de la parution d’un rapport de référence sur les liens entre la macroéconomie et la santé. Ce document est l’aboutissement de deux années de travail de la Commission Macroéconomie et Santé, un groupe de 18 éminents économistes et spécialistes de la Santé.

« Ce rapport constitue un tournant, a déclaré le Dr Brundtland en le recevant des mains du professeur Jeffrey D. Sachs, économiste à Harvard qui présidait la Commission. Il influencera la façon de fixer les priorités de l’aide au développement et de la coordonner dans les années à venir. »

Le Dr Brundtland, qui a présidé la Commission mondiale sur l’Environnement et le Développement il y a 15 ans, a créé la Commission Macroéconomie et Santé et lui a demandé de mettre en lumière les liens entre la santé et le développement économique, avec l’aide de six groupes de travail.

Le rapport montre qu’une grande proportion des morts évitables dans les pays pauvres est imputable à quelques pathologies seulement et que des mesures bien ciblées, faisant appel à la technologie existante, pourraient sauver environ 8 millions de personnes par an et générer des profits économiques dépassant les 360 milliards de dollars US d’ici 2015 - 2020.

La Commission soutient que des investissements judicieux dans les ressources humaines des pays sont un moteur puissant pour la croissance économique. La santé est tout simplement la condition préalable à un développement et à une mondialisation équitables.

Le rapport décrit un cadre qui permettrait aux pays à revenus faibles et intermédiaires de mobiliser davantage leurs propres ressources financières et leur direction politique et, dans de nombreux cas, d’améliorer la transparence, de renforcer l’obligation de rendre des comptes et d’accroître la participation des collectivités locales dans les soins de santé. Parallèlement, les pays à revenus élevés s’engageraient à augmenter substantiellement l’aide financière d’urgence aux pays qui en ont le plus besoin.

« Il est important de ne pas considérer le rapport uniquement comme un plaidoyer de plus en faveur de ressources supplémentaires pour la santé, a déclaré le Dr Brundtland. La Commission milite en faveur d’une approche globale face à l’aide au développement qui souligne la nécessité de consentir des investissements pour atteindre des buts concrets dans des délais précis. »

Le Dr Brundtland a précisé que l’OMS allait étudier minutieusement ce rapport qui, a-t-elle estimé, aura une influence déterminante sur la façon dont l’Organisation et ses partenaires renforceront leur action et établiront leurs priorités pour améliorer la santé dans le monde.

« Ce qui est indispensable, c’est que la santé soit prise au sérieux au niveau politique le plus élevé, a rappelé le Dr Brundtland. »


Pour obtenir davantage d'informations, les journalistes peuvent prendre contact avec M. Gregory Hartl, Porte-parole de l'OMS, Genève. Tél. (+41 22) 791 4458; télécopie: (+41 22) 791 4858; adresse électronique: hartlg@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS : http://www.who.int

 

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