Communiqué de presse 2001

Information Office

white_10x1p.jpg (1617 bytes) In englishEn français Communiqué de presse OMS/07
 12 février 2001
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la Chine, l’Argentine, le Sénégal et le Zimbabwe à LA POINTE de la campagne mondiale contre l’épilepsie

Lancement de la deuxième phase de la campagne mondiale aujourd’hui à Genève

A la pointe de la campagne mondiale contre l’épilepsie, la Chine, l’Argentine, le Sénégal et le Zimbabwe mettent en œuvre des projets pour former les médecins au diagnostic et au traitement de l’épilepsie.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a fait l’annonce de ces quatre « projets de démonstration » pour le lancement de la deuxième phase de la Campagne mondiale contre l’épilepsie. Ces quatre projets nationaux serviront de modèle pour les autres Etats Membres de l’OMS.

« Depuis 1997, l’OMS et ses partenaires ont travaillé avec énergie pour alerter dans le monde entier le public et les gouvernements des souffrances et des pertes inutiles subies lorsque l’épilepsie n’est pas traitée, a déclaré le Dr Gro Harlem Brundtland, Directeur général de l’OMS. Nous avons mis au point des stratégies concrètes pour apporter des améliorations substantielles au traitement et le moment est venu pour que ces idées donnent des résultats sur le terrain. »

Les quatre projets de démonstration vont évaluer le nombre de personnes souffrant d’épilepsie dans les provinces participantes et former les agents de soins dans les services de santé primaires à la meilleure façon de diagnostiquer et de traiter cette maladie. L’expérience permettra alors d’élaborer des programmes nationaux dans ces quatre pays et d’aider les autres à concevoir leurs propres projets.

L’épilepsie est un trouble neurologique qui affecte au moins 50 millions de personnes dans le monde. Environ 85 % d’entre elles vivent dans les pays en développement et, à l’échelle mondiale, on enregistre chaque année deux millions de nouveaux cas.

Avec un traitement adéquat, 80 % des épileptiques pourraient mener une vie normale mais, dans leur immense majorité, les patients ne sont pas traités du tout. Le Bureau régional de l’OMS pour les Amériques estime que, sur 5 millions d’épileptiques dans la région, 3,5 millions ne sont pas traités. Une enquête récente dans 30 pays d’Amérique latine a révélé qu’aucun d’entre eux n’avait de politique nationale pour cette maladie. En Afrique subsaharienne, on compte un neurologue pour 4 millions d’habitants.

La campagne mondiale, sur le thème « Sortir de l’ombre », s’intéresse particulièrement à l’ostracisme et aux discriminations rencontrées par les épileptiques dans leur communauté, au travail, à l’école ou dans leur famille. « Nous avons pour objectif d’améliorer le traitement, la prévention et l’acceptation sociale de l’épilepsie, le trouble neurologique le plus courant dans le monde, mais pour lequel un traitement existe », a déclaré le Dr Brundtland.

Jusqu’à présent, plus de 50 pays ont adhéré à la Campagne mondiale contre l’épilepsie, menée par l’OMS, la Ligue internationale contre l’épilepsie et le Bureau international pour l’épilepsie.

« Le plus grand défi consiste à dissiper les mythes et à faire comprendre que cette maladie n’a rien de surnaturel. Les vieilles superstitions ont la vie dure, que ce soit au Caire, à Calcutta ou à Caracas, explique le Dr Derek Yach, Directeur exécutif chargé de la Santé mentale. C’est ainsi qu’une loi du Royaume-Uni interdisant aux épileptiques de se marier n’a été abrogée qu’en 1970. »

L’épilepsie a des répercussions profondes au niveau physique, psychologique et social. Il n’est pas rare que la scolarité proposée aux enfants s’en ressente. Le taux de chômage est trois fois plus élevé chez les épileptiques et nombre d’entre eux cachent leur maladie, ce qui contribue à leur isolement social, à la mauvaise estime qu’ils ont d’eux-mêmes et peut les amener à la dépression, voire au suicide.

L’épilepsie peut être déclenchée, notamment chez les sujets prédisposés, par toute maladie ou lésion cérébrale, des infections, comme les méningites ou les encéphalites, des pathologies vasculaires, des tumeurs ou l’abus d’alcool. Dans les pays en développement, on trouve parmi les causes courantes certaines parasitoses évitables, la malnutrition et l’insuffisance des soins prodigués à la naissance.

« Notre but principal dans les pays développés consiste à améliorer la qualité de la vie pour les épileptiques. Mais, même là, des superstitions vieilles de plusieurs siècles rôdent encore dans l’ombre, explique Mme Hanneke M. de Boer, du Bureau international pour l’épilepsie. La situation est beaucoup plus complexe dans les pays en développement où l’on trouve le rejet social, les discriminations, le manque de personnel qualifié et les pénuries de médicaments antiépileptiques. Même quand ces médicaments sont disponibles, il arrive qu’ils ne répondent pas aux normes ou soient trop onéreux à l’achat. »

Plus de 1 200 représentants de plus de 100 pays ont participé à l’élaboration du plan pour la deuxième phase de la campagne mondiale.


Pour toute information complémentaire, les journalistes peuvent s’adresser à M. Gregory Hartl, Porte-parole de l’OMS, Genève, Suisse. Tél. : (+41 22) 791 4458 ; télécopie : (+41 22) 791 4858. Adresse électronique : hartlg@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire et articles de fond, ainsi que d’autres informations sur le sujet, se trouvent sur Internet à la page d’accueil de l’OMS : http://www.who.int/

 

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