| Communiqué de presse
OMS/72 13 novembre 2000 |
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L'OMS FAIT UNE PROPOSITION SUSCEPTIBLE D'AMELIORER LA QUALITE DES INFORMATIONS MEDICALES SUR INTERNET ".HEALTH" POURRAIT BIENTOT ETRE AUSSI CONNU QUE ".COM" Les personnes recherchant des informations médicales sur Internet obtiendront plus rapidement des résultats de meilleure qualité grâce à la toute nouvelle proposition de l’Organisation mondiale de la Santé. Cette initiative vise à créer, dans le labyrinthe d’Internet, une voie directe permettant aux utilisateurs de trouver beaucoup plus facilement les informations fiables et précises dont ils ont besoin. L’OMS a proposé la création de « .health » qui rejoindrait le petit groupe des domaines de premier niveau (dits TLD : Top level domains) de l’Internet, comme « .com » ou « .org » actuellement en usage pour aider les utilisateurs à localiser les sites dans leur champ d’intérêt. L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) déclare qu’il faut introduire d’urgence de nouveaux TLD pour faire face au développement rapide de la Toile et elle a récemment invité toutes les parties intéressées à lui en proposer. Cet organisme est habilité à ordonner les moyens d’ajouter des TLD au système qui permet aux utilisateurs de localiser par leur nom les ordinateurs sur Internet. Cette semaine, l’ICANN se réunit à Los Angeles pour examiner un groupe de propositions. De nombreux groupes nationaux et internationaux actifs dans la santé ont exprimé leur soutien à la proposition de l’OMS et espèrent l’approbation de « .health ». « Internet est devenu un outil vital pour les individus, les familles, les professions médicales et l’industrie de la santé. L’OMS répond au besoin des internautes de se fier à un organisme pour les aider à naviguer et à se diriger dans une masse d’informations médicales souvent complexes et parfois contradictoires », déclare le Dr Joan Dzenowagis, principal auteur de la proposition le l’OMS. « Nous avons la volonté et le besoin d’améliorer la qualité des informations sur la santé qui sont mises sur Internet, de même que la confiance des usagers. En tant qu’organisation reconnue comme la principale agence internationale de santé et avec plus de 50 ans d’expérience dans la fixation des normes, l’OMS a une qualification unique à cet égard. De plus, nous voulons également attirer l’expertise de nombreux autres groupes déjà actifs dans la santé », a ajouté le Dr Dzenowagis. On compte actuellement sur Internet plus de 10 000 sites consacrés à la santé et il n’est pas facile pour les utilisateurs de s’y retrouver, ni de s’assurer de l’exactitude ou de la fiabilité des informations. Il n’y a pas eu moyen de faire adhérer les fournisseurs d’information à un code de pratiques. Si la proposition est acceptée, l’OMS, en tant qu’organisme parrainant, aura la responsabilité d’établir la politique régissant l’attribution et l’utilisation de « .health ». L’OMS a pour intention que « .health » indique immédiatement que le détenteur du nom de domaine adhère bien à des normes de qualité et d’éthique et suscite ainsi la confiance dans les informations fournies et donc une sécurité. Ces normes apparaîtront à la suite des consultations que l’OMS entreprendra avec les gouvernements, les associations médicales, les groupes de consommateurs, l’industrie de la santé et d’autres. Aperçu de la proposition de l’OMS pour le domaine de premier niveau Cet aperçu résume les principaux éléments figurant dans la proposition technique détaillée L’ICANN (Internet Corporation for Assigned Names and Numbers) a adopté en juillet 2000 une politique pour l’introduction sur Internet de nouveaux domaines de premier niveau (TLD). L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a proposé de créer un nouveau domaine de premier niveau, appelé « .health », parrainé et d’usage réservé, pour améliorer et favoriser la qualité des informations médicales sur Internet. Considérations générales On a assisté ces dernières années sur Internet à une croissance explosive des informations dans le domaine médical et celui de la santé publique. La recherche d’informations utiles et valables peut s’avérer difficile à cause de la vitesse à laquelle s’accumulent les données et du manque de structure. Des outils de filtrage comme les répertoires, les index ou les moteurs de recherche sont largement utilisés mais la localisation de l’information n’est que le point de départ, après lequel l’internaute doit décider de la qualité et de l’utilité. De nombreux usagers se fient à des ressources qui évaluent les sites sur la Toile qui fournissent des informations ou des produits. D’autres s’appuient sur des « symboles de confiance » ou des signes indiquant que le site répond à certaines normes. Le problème avec ces méthodes vient de ce que 1) les évaluations ne peuvent jamais être complètes ou exhaustives et qu’elles dépendent beaucoup des outils utilisés et 2) il est impossible de faire respecter les normes régissant les « symboles de confiance ». Divers groupes nationaux ou internationaux, dont l’OMS, se sont efforcés de trouver un moyen d’assurer la qualité des informations médicales compte tenu des problèmes que posent le volume de ces informations en lui-même et le fait qu’il n’est ni souhaitable, ni réalisable de réglementer le contenu d’Internet. Jusqu’à présent, il n’a pas été possible de faire appliquer des normes par les fournisseurs d’informations, mais cette option devient désormais réalisable en limitant l’usage de ".health" aux fournisseurs de contenu qui respecteront volontairement un niveau de qualité et/ou des normes éthiques. Domaines de premier niveau L’ICANN est une société du secteur privé à but non lucratif habilitée à ordonner les moyens d’ajouter de nouveaux TLD au système des noms de domaine (DNS) de l’Internet, qui permet aux utilisateurs de localiser par leur nom les ordinateurs. Le DNS, qui a été créé au milieu des années 80, est une base de données renfermant des informations enregistrées permettant de mettre en relation les noms des ordinateurs et leur adresse numérique. Le DNS a une structure hiérarchisée, chaque nom se composant d’une série de « marqueurs » séparées par des points. Le dernier « marqueur » donne le nom du domaine de premier niveau (par exemple « .int ») qui, à son tour, peut se subdiviser en domaines de second niveau (par ex. « who.int »), etc. Pour des raisons techniques, la responsabilité du fonctionnement de chaque TLD est déléguée à une seule organisation. Pour la première fois depuis les années 1980, de nouveaux TLD vont être créés par un processus soigneusement conçu pour préserver la stabilité d’Internet. Ce processus consiste à les introduire de manière contrôlée et à petite échelle et doit prendre la forme d’une « validation du principe » pour évaluer la faisabilité et l’utilité des divers TLD et de leurs répercussions sur le DNS. L’ICANN a accepté les propositions de TLD émises par des organisations et des individus. Celles-ci feront l’objet d’un examen technique et seront commentées par le public, après quoi certains TLD seront sélectionnés pour être négociés plus en détail et mis en place. Les nouveaux TLD peuvent avoir un usage réservé. A un TLD d’usage réservé s’appliquent des règles concernant ceux qui veulent s’inscrire dans le nouveau domaine, les utilisations de ces inscriptions pouvant être faites de ces inscriptions ou les deux. L’organisme parrainant le TLD fixe alors la politique s’appliquant à son attribution et à son utilisation. Il choisit également l’Opérateur de registre, l’entité responsable du fonctionnement du registre pour le TLD. D’après les consultations, les commentaires reçus ces dernières années et l’expérience de l’OMS, il apparaît clairement qu’un TLD "health » parrainé et réservé, plutôt qu’un TLD ouvert et général, pourrait renforcer la crédibilité des informations données sur la santé publique et personnelle. La politique régissant l’attribution et l’utilisation des TLD pourrait garantir que les fournisseurs d’informations utilisant ce TLD respectent des normes spécifiées. Pour plus d'informations, veuillez contacter: Joan Dzenowagis, OMS, Genève, Téléphone portable, (+41 79) 217 3489; courrier électronique : dzenowagisj@who.int; Thomson Prentice, OMS, Genève, Téléphone (+41 22) 791 4224 ; courrier électronique : prenticet@who.int ; Jim Palmer, Media consultant, Washington D.C. Téléphone portable (+1 202) 262 9823 ; courrier électronique : jpalmer@banet.net ou mikepalmer33@aol.com; le Bureau du porte-parole, OMS, Genève. Téléphone (+41 22) 791 2599; téléphone portable (+41 79) 203 6715 ; télécopie: (+41 22) 791 4858; adresse électronique : inf@who.int. Tous les communiqués de presse, aide-mémoire OMS et d'autres informations sur le sujet peuvent être obtenus sur Internet à la page d'accueil de l'OMS : http://www.who.int |
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