VIH/sida

Principaux faits sur l'épidémie de VIH et les progrès enregistrés dans les régions et pays en 2010

Source: Rapport de situation 2011: la riposte mondiale au VIH/sida


Europe orientale et Asie centrale

À 23% le taux de couverture des traitements ARV est très faible malgré le succès de cette région pour parvenir à l’accès universel aux services de prévention de la transmission mère-enfant, avec une couverture de 79%.

La couverture de la thérapie antirétrovirale pour les enfants a sensiblement augmenté, passant de 56% en 2009 à 65% en 2010.

La région est confrontée à la croissance la plus rapide de l’épidémie de VIH dans le monde. Le nombre des personnes vivant avec le VIH y a augmenté de 250%, passant selon les estimations de 410 000 en 2001 à 1,5 million en 2010.

On estime que 160 000 personnes ont contracté l’infection à VIH en 2010, soit 23% de moins que l’estimation de 210 000 pour 2001, mais davantage que les 130 000 nouvelles infections par an, d’après les estimations en 2007 et 2008. Rien n’indique encore que l’épidémie dans la région ait atteint son pic.

La prévalence de l’infection à VIH chez les adultes en 2009 était de 1% en Fédération de Russie et de 1,1% en Ukraine. Ensemble, ces deux pays regroupent près de 90% des notifications de diagnostics de nouvelles infections à VIH dans cette région et ils comptent plus du double de personnes vivant avec le VIH que l’Europe occidentale et l’Europe centrale réunies.

En moyenne, les femmes représentent environ 35% des adultes vivant avec le VIH dans cette région.

On estime que le nombre total d’enfants vivant avec le VIH a quintuplé, passant de 3400 à 17 000 au cours de la même période et le nombre d’enfants mourant de causes liées au sida a plus que doublé, passant de moins de 500 à près de 1200 .

Les décès liés au sida sont aussi en augmentation; on estime qu’il y en a eu 90 000 en 2010, soit 11 fois plus que les 7800 indiqués par les estimations en 2001.

Dans cette région, l’épidémie a commencé à se propager rapidement à la fin des années 1990 parmi les personnes s’injectant des drogues puis, plus tard, parmi leurs partenaires sexuels. En Ukraine, on pense qu’entre 39% et 50% des 230 000 à 369 000 personnes qui, selon les estimations, s’injectent des drogues vivent avec le VIH, de même que plus d’un tiers (37%) des 1,5 à 2 millions de personnes dans la même situation en Fédération de Russie.

On estime que jusqu’à un tiers des professionnels du sexe en Fédération de Russie s’injectent des drogues. L’association de rapports sexuels non protégés et de l’injection de drogues exacerbe le risque de contracter et de transmettre l’infection à VIH.

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