Financement de la santé pour atteindre la couverture universelle

Comment financer un système de santé?

Plus d’argent pour la santé

Disposer de fonds suffisants pour la santé est une question fondamentale pour tous les pays. Pour les pays pauvres, le défi consiste à accroître le financement disponible afin d’offrir les services nécessaires et de garantir une qualité suffisante des soins (traitement, prévention, réadaptation et promotion de la santé).

Dans de nombreux pays, les dépenses de santé restent inférieures au seuil critique défini pour la prestation d’une série de services de santé de base. Pour les pays riches, le défi consiste à ce que les dépenses de santé n’augmentent pas malgré le vieillissement de la population (qui a des conséquences sur les recettes et sur les dépenses) et l’augmentation des coûts sous l’effet des progrès technologiques (un défi que doivent également relever certains pays plus pauvres).

S’ils le souhaitaient, tous les pays pourraient lever des fonds supplémentaires au niveau national en faveur de la santé ou diversifier leurs sources de financement. Par exemple, les gouvernements peuvent accorder davantage d’importance à la santé lors de la détermination des allocations budgétaires, instaurer des taxes et des régimes d’assurance obligatoire auxquels il faudrait cotiser, et obtenir un financement supplémentaire par le biais de plusieurs types de mécanisme de financement novateur. L’État peut, par exemple, prélever des taxes sur les produits nocifs pour la santé, comme le tabac et l’alcool. Elles font baisser la consommation et donc améliorent la santé tout en offrant à l’État des ressources supplémentaires à consacrer éventuellement à la santé.

Un ministère de la santé ne peut pas, à lui seul, appliquer des mesures pour accroître le financement mais il est tenu d’essayer d’influer sur le reste du gouvernement. Pour cela, il faut qu’il y ait plus d’échanges et de meilleures relations entre ceux qui arrêtent les politiques sanitaires et ceux qui contrôlent les dépenses publiques – le ministère des finances et les acteurs et institutions politiques au sens large (le parlement et le chef de l’État, par exemple).

Même si le financement national augmente considérablement, de nombreux pays à revenu faible auront besoin d’apports accrus des donateurs pendant longtemps encore. Les partenaires du développement peuvent lever davantage de fonds qu’ils destineront aux pays pauvres en utilisant des moyens novateurs, mais ils devraient aussi fournir une aide plus prévisible, plus harmonisée et plus durable.

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