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Tremblements de terre et tsunamis en Asie du Sud
Une série de tremblements de terre dont l'épicentre était situé au large de la côte nord de Sumatra (Aceh) a provoqué des tsunamis en Asie du Sud-Est, faisant de nombreuses victimes et des dégâts importants. La première et la plus forte des secousses sismiques, d'une magnitude de 8,9 sur l'échelle de Richter, s'est produite le 26 décembre à 0 heure 58 TU et a été suivie d'un autre séisme important à 4 heures 21. L'Indonésie, Sri Lanka, les Malvides, l'Inde et la Thaïlande ont été touchées ainsi que la Malaisie, le Bangladesh et le Myanmar. Le bilan humain est considérable et devrait s'alourdir encore dans les prochains jours. Les raz-de-marée ont gravement endommagé les infrastructures, y compris des installations de santé.
D'après les dernières informations communiquées, il semblerait que les tsunamis aient été de moindre ampleur en Malaisie, au Bangladesh et au Myanmar et moins dévastateurs que dans les autres pays, notamment à Sri Lanka, où les plus grands besoins semblent maintenant concentrés.
Besoins prévisibles dans le secteur de la santé et action de l'OMS
A ce stade, il est primordial d'évaluer la situation le plus précisément possible et de se rendre dans toutes les zones sinistrées. L'OMS considère que la priorité est de faire rapidement le point de la situation sanitaire et soutient dans cette tâche les responsables nationaux et locaux.
Les estimations du nombre de blessés laissent prévoir un afflux important dans les hôpitaux, qui devront dispenser des soins médicaux et chirurgicaux adaptés. Si les responsables dans les pays peuvent mettre à disposition les ressources humaines et les systèmes nécessaires, les partenaires internationaux devront quant à eux fournir le matériel indispensable.
Rien qu'à Sri Lanka, 250 camps temporaires ont déjà été aménagés pour accueillir les personnes qui sont sans abri depuis le tsunami. Le surpeuplement et la précarité de l'hébergement créent des conditions propices aux infections respiratoires aiguës, qui, si elles ne sont pas soignées, peuvent causer une mortalité importante, surtout chez les enfants.
Le paludisme et la dengue sont endémiques en Asie du Sud-Est. Les inondations et la stagnation des eaux créent des conditions favorables au moustique vecteur. Le surpeuplement augmente le risque de piqûre de moustique et, par conséquent, de transmission.
Dans les camps provisoires, il y a un risque d'épidémies de maladies diarrhéiques en raison du manque d'eau, de la mauvaise qualité de l'eau, de l'insuffisance de l'assainissement, de la promiscuité et des mauvaises conditions d'hygiène. La priorité absolue est de purifier l'eau pendant toute la durée nécessaire.
Outre la pollution biologique, il faut tenir compte du risque de pollution de l'environnement par des fuites de produits chimiques dans les usines et les entrepôts inondés. L'eau peut aussi être contaminée par de l'essence ou du gasoil s'échappant de véhicules endommagés.
Les cadavres ne mettent pas en danger la santé des survivants, mais suscitent la peur. Le risque est qu'on y consacre des ressources et une énergie précieuses qui seraient plus utiles aux opérations de secours. Autre priorité pour la santé des toutes les populations affectées et populations voisines : des conseils techniques et des décisions rationnelles sur la base de données scientifiques solides. L'OMS s'emploie à renforcer la coordination et la prise de décisions scientifiquement justifiées dans tous les pays touchés de la région.
La coordination de l'action commune étant cruciale, l'OMS :
Ressources
Le Gouvernement italien a apporté un soutien financier et le Department for International Development (DFID) du Royaume-Uni a versé des fonds pour l'action immédiate. Etant donné l'ampleur de la catastrophe, les besoins seront vraisemblablement très importants et l'OMS fera de nouveau le point prochainement.
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