Programme d'action sanitaire d'urgence pour l'Asie du Sud
Stratégie d'aide sanitaire d'urgence
S'appuyant sur sa bonne connaissance des conditions locales et sur ses partenariats avec les autorités nationales et locales dans tous les pays sinistrés de la Région et sur la base des premiers résultats des évaluations en cours, l'OMS a mis au point une stratégie préliminaire pour les premiers 100 jours suivant la catastrophe (c'est-à-dire en gros jusqu'à fin mars 2005). Les grandes lignes de la stratégie sont résumées ci-dessous:
L'appui d'urgence de l'OMS aux autorités sanitaires nationales et aux partenaires du secteur de la santé vise avant tout à protéger la santé des survivants et des autres personnes vulnérables touchées par la catastrophe. Il s'agit d'atteindre pour cela les objectifs suivants:
- Surveiller la santé publique afin de donner rapidement l'alerte en cas de nouvelle menace pour la santé afin de permettre l'organisation en temps voulu de l'action nécessaire;
- Remplacer les moyens, les infrastructures et les fournitures perdues ou détruites qui sont indispensables pour faire face aux besoins sanitaires accrus consécutifs à la catastrophe, et réactiver les services de santé essentiels précédemment disponibles;
- Fournir l'expertise technique aux autorités sanitaires pour combler les principales lacunes;
- Mettre sur pied et maintenir des dispositifs sanitaires régionaux, nationaux et locaux efficaces pour permettre un bon déploiement des moyens d'assistance;
- Assurer des communications à jour et adéquates sur la situation sanitaire à tous les partenaires locaux et internationaux;
- Préciser les évaluations des besoins sanitaires au cours de la période suivante et faciliter le relèvement et la remise en état des installations.
L'appui de OMS est destiné à 4 millions de personnes dans la région, dont 2 millions de personnes déplacées et 100 000 blessés. A mesure que des évaluations détaillées et géographiquement précises seront disponibles, ces objectifs pourront être affinés pour donner lieu à des activités prioritaires spécifiques. Parmi les nouvelles priorités, figureront l'assistance technique pour l'approvisionnement en eau potable, la mise ou la remise sur pied de moyens de surveillance et d'action face aux maladies transmissibles et les premières mesures visant à remettre en place le système de soins essentiels, y compris les soins hospitaliers.
Ce programme d'urgence de l'OMS pour l'Asie du Sud-Est est organisé à partir du Bureau régional OMS de l'Asie du Sud-Est à New Delhi, en partenariat avec le Département des Interventions sanitaires en cas de crise au Siège de l'OMS à Genève et les Bureaux de l'OMS dans les pays de la Région. On a également mobilisé l'expertise technique de l'ensemble de la famille de l'OMS, notamment les départements techniques et les autres bureaux régionaux et de pays.
L'action dans les pays sera possible grâce à la mise sur pied d'une plate-forme opérationnelle pour les activités de l'OMS. Au cours des 100 jours, l'OMS mettra l'accent sur l'action en Indonésie, à Sri Lanka et aux Maldives et sur le renforcement de l'appui que peut apporter le Bureau régional de l'Asie du Sud-Est. Des unités de gestion d'urgence (EMU) seront mises sur pied dans les équipes de l'OMS dans les pays; elles seront dirigées par un coordonnateur de la situation d'urgence placé sous l'autorité du Bureau du représentant de l'OMS. L'équipe sera affectée à un lieu à convenir dans chaque pays; en Indonésie, on prévoit qu'elle sera située à Aceh dans des locaux où seront aussi les autres organismes du système des Nations Unies. A Sri Lanka et aux Maldives, l'EMU sera probablement dans le bureau du représentant de l'OMS ou à proximité. Des petites équipes mobiles comprenant des experts techniques en épidémiologie, surveillance et salubrité de l'environnement, développement des systèmes de santé et logistique interviendront dans les communautés sinistrées à partir de l'EMU qui leur servira de base.