Iraq: Note d'information OMS sur la santé
Expédition de matériel médical d’urgence d’Amman à Bagdad
Pour mettre un terme à la pénurie critique de médicaments et d’autres fournitures de santé dont souffrent les hôpitaux et les communautés iraquiennes, l’OMS envoie aujourd’hui d’Amman à Bagdad trois gros camions chargés de matériel, et notamment de 40 unités sanitaires d’urgence dont 10 données par le gouvernement norvégien. Chaque unité comprend des médicaments essentiels, du matériel chirurgical et des seringues autobloquantes et permet de couvrir les besoins de 10 000 personnes pendant trois mois. Les 40 unités contribueront donc à répondre aux besoins de 400 000 Iraquiens jusqu’à fin juillet.
Pour renforcer le réseau iraquien de laboratoires, gravement touché par les pillages ou endommagé, l’OMS envoie également des réactifs de laboratoire et des tests de dépistage du VIH et de l’hépatite C. Les camions contiennent aussi des vaccins contre la rage et la méningite et du sérum contre le venin des scorpions et des serpents. D’une manière générale, les stocks de vaccins existants ont été rendus inutilisables à cause de la rupture de la chaîne du froid consécutive aux coupures de courant. Une nouvelle livraison d’insuline est également prévue pour compléter un précédent envoi d’urgence effectué par taxi au début de la semaine. Plusieurs centaines de diabétiques pourront ainsi être ravitaillés.
L’OMS fourni ce matériel dans le cadre de ses efforts pour donner aux hôpitaux et centres de santé les moyens de redevenir opérationnels. Il faut donc fournir les médicaments essentiels et d’autres produits pharmaceutiques, ainsi que du carburant pour les groupes électrogènes. C’est ainsi que le bureau auxiliaire de l’OMS à Erbil a fourni 105000 litres de carburant acheté sur place pour les générateurs des hôpitaux d’Erbil.
Mossoul – infections respiratoires aiguës, maladies diarrhéiques, traumatismes et paludisme
Une équipe de l’OMS a évalué l’état de santé des malades dans les centres de santé de Mossoul entre le 11 et le 17 avril. Elle a fait les constatations suivantes :
- La principale cause de morbidité était représentée par les infections respiratoires aiguës ; 8063 cas ont été recensés, dont 40 % chez des enfants de moins de cinq ans.
- Les maladies diarrhéiques venaient en deuxième position (6401 cas), dont 60 % touchant des enfants de moins de cinq ans.
- On a également dénombré 411 traumatismes, principalement chez des jeunes adultes.
- Le nombre des cas de paludisme atteignait 217 dont 90 % touchaient des enfants de moins de cinq ans.
Cette évaluation montre bien combien il est important de remettre le système de santé iraquien sur les rails. Les infections respiratoires aiguës et les maladies diarrhéiques sont les principales causes de mortalité de l’enfant en Iraq. Pour soigner les malades et limiter dans la mesure du possible leur nombre et les issues fatales, il est indispensable que le système de santé dispose de ressources adéquates et notamment de fonds suffisants pour l’exploitation de base des hôpitaux, c’est-à-dire de quoi acheter le carburant nécessaire pour faire fonctionner le groupe électrogène et de quoi rémunérer le personnel.
Pour plus de renseignements, s’adresser aux porte-parole de l’OMS, Fadela Chaib à Amman (00 4179 475 5556) ou Christine McNab à Genève (00 4179 254 6815).
Les spécialistes ci-après de l’OMS peuvent répondre aux questions des journalistes : Dr Ghulam Popal, Chef du Bureau de l’OMS en Iraq (+962 795 7092) ; Dr Mohamed Jama, Directeur régional adjoint, Bureau régional OMS de la Méditerranée orientale, Le Caire (+202 276 5026) ; Dr Jim Tulloch, Coordonnateur régional de la santé (+4179 509 0640) ; Dr David Nabarro, Directeur exécutif, OMS Genève (+41 22 791 2363, +41 79 217 3446)