Pharmacorésistance

Utilisation des antimicrobiens

L’administration sans délai d’un traitement antimicrobien à un malade infecté peut décider de son destin: il pourra guérir au lieu de décéder ou de subir une incapacité durable. Malheureusement, l’utilisation à bon ou mauvais escient des antimicrobiens a entraîné le développement inexorable des microbes résistants, d’où une perte d’efficacité de ces «médicaments miracles».

Améliorer l’utilisation des antimicrobiens

À cause de leur large disponibilité, de leur caractère familier, de leur coût généralement faible et de leur relative innocuité, les antimicrobiens sont parmi les plus mal utilisés de tous les médicaments. Améliorer les décisions concernant l’usage des antimicrobiens suppose en fin de compte de guider les décisions thérapeutiques prises par les malades et les prestataires de soins de santé.

  • Renforcer les usages appropriés: s’assurer que les personnes infectées ayant besoin d’un traitement antimicrobien ont accès à des médicaments de qualité, conformes aux recommandations politiques et aux guides thérapeutiques.
  • Faire régresser les usages inappropriés:: décourager l’usage indiscriminé des antimicrobiens chez des malades auxquels il est improbable qu’ils apportent un quelconque bénéfice.

Le Département Médicaments et politiques pharmaceutiques de l’OMS fournit des éléments pour guider les stratégies éducatives et réglementaires visant à améliorer l’utilisation des médicaments par les malades, les professionnels de santé et les autorités nationales.

Rôle de la surveillance

Des informations sur les schémas locaux de morbidité, les tendances de la résistance aux antimicrobiens et les comportements en termes d’utilisation de ces médicaments sont nécessaires pour étayer les décisions cliniques, guider la mise au point de guides thérapeutiques standard et de pharmacopées nationales prenant en compte les infections et les schémas de résistance locaux, et évaluer l’impact des interventions.

Usage non humain des antimicrobiens

À l’échelle mondiale, la plus grande partie des antimicrobiens consommés ne sont pas administrés à des êtres humains, mais à des animaux - bovins, ovins, volailles ou poissons - à des fins de production alimentaire. Les antimicrobiens servent alors:

  • à traiter les animaux malades;
  • en tant que traitement prophylactique, à éviter que les animaux à haut risque ne tombent malades;
  • de manière plus controversée, en tant que promoteurs de croissance, à obtenir des animaux plus gros avec la même quantité d’aliments pour animaux et le même investissement financier.

En dehors de leur utilisation chez les animaux d’élevage, les additifs antimicrobiens sont également employés chez les animaux de compagnie, en agriculture (fruits, légumes, orchidées, etc.) et dans l’industrie (pipelines, peintures industrielles).

L’emploi d’immenses quantités d’antimicrobiens dans la production alimentaire et le rejet involontaire à grande échelle de ces médicaments dans l’environnement par le biais des eaux usées humaines et animales et des eaux d’écoulement en provenance de sites agricoles, ont des conséquences sur la santé publique, dont les manifestations les plus évidentes sont les bactéries zoonotiques associées aux maladies d’origine alimentaire chez l’homme. Le point très préoccupant, même si l’on ne sait pas si cette importation est qualitative ou quantitative, est le passage potentiel de gènes résistants des bactéries commensales des animaux aux agents pathogènes présents chez l’homme.

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