Dracunculose

L'instabilité politique au Soudan du Sud sape les efforts mondiaux visant à éradiquer la dracunculose

Genève, Suisse
24 janvier 2014

L'instabilité politique a commencé le 15 décembre 2013, forçant plus d'un demi-million de personnes à fuir leurs maisons et provoquant l'évacuation du personnel des Nations Unies et d'autres travailleurs internationaux de nombreuses zones et régions du pays.

Beaucoup d’entre eux ont été ramenés à Juba la capitale du pays . D'autres ont été déployés dans des pays voisins tels que le Kenya et l'Ouganda pour une semaine, plus particulièrement entre le 20 et le 31 décembre 2013.

Alors que de nombreux organismes ont ramené leur personnel, leurs efforts ont été entravés par des procédures de sécurité interne. Quelques organisations internationales et leurs partenaires ont pu faire revenir un bon nombre de leurs employés afin de gérer les besoins humanitaires, mais la situation globale reste instable. L’OMS travaille avec d'autres partenaires pour soutenir les personnes déplacées à l’intérieur du pays, en particulier dans les trois États de l’Equatoria Central (Juba), de Jonglei et des Lacs.

Ceux qui sont touchés par la violence sont soit logés dans des abris temporaires dans les zones surpeuplées sans accès à l'eau potable ni sanitaires, soit refugiés dans les pays voisins. Afin de prévenir la propagation de maladies d'origine hydrique, dont la maladie du ver de Guinée, il y a un besoin crucial et immédiat d’approvisionner ces sites en eau de boisson saine.

L'équipe d'éradication de la dracunculose de l’OMS au Soudan du Sud est parvenue à se rendre dans certaines régions, particulièrement dans l'Etat des Lacs, pour effectuer une évaluation des personnes déplacées dans le comté d’Awerial où plus de 85 000 personnes ont fui leurs maisons, pour la plupart venant de l'Etat de Jonglei. La plupart de ces personnes ont trouvé refuge dans les locaux du Système des Nations Unies pour le maintien de la paix à Bentiu, Bor, Juba et Malakal.

Les États les plus touchés sont ceux de Jonglei (ville de Bor), Unity (ville de Bentiu), Equatoria Central (ville de Juba) et des Lacs (comté d’Awerial). Il y a heureusement un calme relatif dans le reste des États.

Pour empêcher la propagation de la maladie dans les pays voisins, des actions sont entrain d’être prises pour intensifier la surveillance dans les camps de réfugiés sud-Soudanais ainsi que dans les zones frontalières avec le Soudan du Sud de l'Éthiopie, du Kenya, du Soudan et de l’Ouganda.

L’OMS travaille également avec le Ministère de la Santé de tous les pays concernés, y compris le Soudan du Sud et encourage les autres partenaires à travailler avec ces personnes déplacées afin de signaler rapidement tout cas présumé de dracunculose.

Cette semaine encore, les combats continuent dans les zones autour des villes de Bentiu, Bor, Malakal et à la périphérie de Juba. Cependant, les officiers responsables de la surveillance dans les autres États du pays continuent leurs activités de surveillance y compris la soumission des rapports hebdomadaires sur la situation du ver de Guinée.

Le Soudan du Sud a fait des progrès remarquables en réduisant le nombre des nouveaux cas de dracunculose, passant d’un total de 1028 en 2011 à 113 (données provisoires) en 2013.

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