Éradication de la dracunculose

Épidémiologie

La situation en juin 2017

Au total 6 cas humains ont été notifiés.

Les 6 cas ont été notifiés dans six villages du Tchad.

Au total et pour la même période, on a signalé au Tchad 461 chiens infectés par Dracunculus medinensis ainsi que 4 babouins et 6 chiens en Éthiopie.

Au 31 mai 2017, au total 13 476 ont été notifiés et ont fait l’objet d’une enquête, dans les 24 heures pour 97 % d’entre elles.

Charge mondiale en 2016

Au total, 25 cas humains ont été notifiés dans 19 villages, contre 22 cas dans 20 villages pendant la même période en 2015.

Le Mali, l’un des quatre pays où l’on considère que la dracunculose est endémique, n’a notifié aucun cas depuis le début de l’année 2017.

Vingt-cinq cas ont été notifiés dans les trois autres pays d’endémie : 16 au Tchad, 3 en Éthiopie et 6 au Soudan du Sud.

Le nombre d’infections par Dracunculus medinensis chez le chien a augmenté et 1036 cas au total ont été notifiés, contre 517 en 2015.

Au total, 31 533 rumeurs et cas suspects ont été rapportés dans les quatre pays d’endémie et les deux pays au stade de la précertification et 98 % de ces rumeurs ont été étudiées dans un délai de 24 heures. La plupart de ces rumeurs et cas suspects concernent le Tchad (10 %), l’Éthiopie (40 %) et le Soudan du Sud (49 %).

Charge mondiale de la maladie, 2015

La charge mondiale de la dracunculose a baissé de manière significative depuis le lancement des efforts d’éradication dans les années 1980 lorsque l’on dénombrait 20 pays d’endémie.

En 1986, on estime qu’il y a eu 3,5 millions de nouveaux cas.

En 1989, sur la base des recherches dans les villages, on rapporte que 892 055 cas sont survenus dans 15 pays sur les 20 pays d’endémie (les données de la République centrafricaine, du Sénégal. du Soudan et du Tchad sont exclues).

En 2015, la maladie se limitait aux quatre pays d’endémie : un total de 22 cas a été notifié, soit une baisse de 83 % en comparaison avec les 126 cas signalés en 2014 et une réduction de plus de 99 % du nombre de cas signalés en 1989. Le Soudan du Sud a signalé cinq cas, ou 23 % du total mondial contre 55 % en 2014 ; la plupart des cas ont été signalés au Tchad, suivi du Mali (cinq cas) et de l’Éthiopie (trois cas).

Le nombre de villages signalant des cas a baissé de 63 %, passant de 54 localités/villages en 2014 à 20 en 2015.

Sur les 22 cas signalés en 2015, 59 % étaient des hommes. De même, 59 % des cas étaient des enfants âgés de moins de 15 ans.

Au Tchad, la flambée détectée en 2010 s’est poursuivie et rentrait dans sa sixième année consécutive en 2015. Le Tchad a été reclassé comme pays d’endémie en 2012. En 2015, un total de neuf cas autochtones a été signalé dans neuf villages de huit districts et cinq régions. Aucun des neuf villages n’avait signalé de cas les années précédentes (2012-2014). Sur les 66 cas signalés en 2010-2015, aucun n’avait d’antécédents de voyage en dehors du Tchad.

Les cas humains, sporadiques et dispersés, se sont accompagnés d’une augmentation de plus en plus forte du nombre de chiens infectés dans le bassin du fleuve Chari. En 2015, 503 chiens infectés au total ont été signalés, contre 113 en 2014, 54 en 2013 et 27 en 2012.

Au 31 décembre 2015, 196 pays, territoires et zones avaient été certifiés exempts de transmission de la dracunculose. Neuf pays ne sont pas encore certifiés exempts de transmission, dont deux pays (Angola et République démocratique du Congo) n’ont pas déclaré de cas dernièrement. Les six autres pays sont des pays d’endémie (Éthiopie, Mali, Soudan du Sud et Tchad) ou sont en phase de précertification (Kenya et Soudan).

Situation dans les pays d’endémie

Situation dans les pays précertifiés

La réduction de 83 % du nombre de cas signalés en 2015 marque la toute première année où le nombre de cas est inférieur à 100. Le nombre de cas inférieur à 10 pour le Soudan du Sud est une réalisation remarquable.

Néanmoins, le nombre important de chiens infectés signalés au Tchad constitue un problème. L’insécurité sporadique qui règne dans certaines zones de l’Éthiopie, du Kenya, du nord du Mali, de la République centrafricaine, de la partie sud du Soudan, du Soudan du Sud et du Tchad, et a limité la surveillance ainsi que la mise en œuvre des programmes.

Action de l’OMS

En mars 2016, l’OMS a organisé la onzième réunion de la Commission internationale pour la certification de l’éradication de la dracunculose ainsi qu’une réunion scientifique pour étudier chez le chien l’infection transmise par Dracunculus medinensis. Les réunions ont été suivies par les membres de la Commission ainsi que des experts supplémentaires de l’éradication de la dracunculose, de la biologie moléculaire et de la santé publique vétérinaire.

La réunion scientifique a recommandé les domaines de recherche prioritaires suivants :

  • conduire des études cas-témoins (après confinement) de chiens infectés et des contrôles de témoins appariés appropriés, à l’aide de technologies novatrices telles que le suivi par GPS et l’analyse des isotopes stables, pour comprendre les comportements de recherche de nourriture des chiens, leur utilisation du domaine vital et d’autres facteurs corrélés au risque d’infection ;
  • défendre le bien-fondé d’une épreuve sérologique pour détecter des anticorps correspondants chez le chien et l’être humain ;
  • examiner les évolutions écologiques survenues ; étudier les facteurs écologiques des villages fortement touchés par les infections (canines) par rapport aux villages sans infection (canine) ; et la télédétection/cartographie des sources d’eau conjugués aux connaissances locales sur l’évolution des nappes d’eau au cours du temps ;
  • établir une courbe modèle des cas humains en fonction du temps, avec un historique des déplacements au cours des 14 mois précédant l’émergence du ver ; renforcer l’investigation des cas et les antécédents de voyages pour l’ensemble des cas ;
  • évaluer les stratégies de confinement des chiens ; prolonger la période d’enchaînement des chiens ; évaluer des interventions alternatives pour prévenir la transmission de la maladie aux chiens ou à partir des chiens (approvisionnement en denrées alimentaires et en eau potable) ;
  • élaborer un outil permettant d’identifier les sources d’eaux contenant des copépodes infectés ;
  • élaborer et appliquer des protocoles sérologiques pour évaluer la dynamique de transmission de la maladie chez le chien et l’être humain, recenser les nouvelles zones susceptibles d’être exposées à Dracunculus medinensis et suivre les interventions proposées (traitement par ivermectine, par exemple).

Etats Membres certifiés exempts de transmission - voir Certification

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« The WHA69 exhibit »


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