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Office of the Director-General

World Health Organization
Organisation mondiale de la Santé

UPDATED: Mon Feb 18 16:59:04 2002

Dr Gro Harlem Brundtland       
Directeur général
Organisation mondiale de la santé

Brazzaville 
28 août 2001

  English

Comité régional de l’Afrique - Cinquante et unième session

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Dr Samba,

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un grand plaisir d’être parmi vous aujourd’hui. Notre réunion à Brazzaville et la reconstruction du Bureau régional de l’Afrique dans cette ville sont des signes d’espoir et de progrès.

Dans l’ensemble de la Région, les gouvernements et la société civile font des efforts héroïques
– avec des ressources vraiment limitées – pour répondre aux besoins de santé de la population. Le mois dernier, j’ai pu le constater personnellement à l’occasion du lancement de la campagne concertée, en République démocratique du Congo, en Angola, au Gabon et ici même au Congo, pour vacciner les enfants contre la poliomyélite.

A Kinshasa, j’ai vu comment le Gouvernement et la société civile sont en train de créer une infrastructure de la santé publique comme pont vers la paix. L’infrastructure met actuellement l’accent sur la poliomyélite, mais elle est en train d’être élargie pour promouvoir la santé de la femme et de l’enfant et lutter contre le paludisme, l’infection par le VIH et les autres problèmes prioritaires. Compte tenu des défis consécutifs aux conflits et au climat de méfiance, cette riposte face aux problèmes de santé exige de la clairvoyance et du courage de la part de tous les intéressés. C’est avec une grande satisfaction que je constate que l’OMS et le reste de l’équipe des Nations Unies dans le pays apportent leur appui à la reconstruction de l’infrastructure sanitaire. Ils répondent ainsi à une préoccupation fondamentale des pauvres dans la Région, à savoir de pouvoir jouir d’un état de santé qui leur permette d’apprendre, de gagner leur vie et de s’extraire du piège de la pauvreté.

A Abuja, en avril, pour la deuxième année consécutive, j’ai assisté à l’engagement que les chefs d’Etat et ministres de la santé ainsi que les représentants de la société civile et des Nations Unies ont pris d’assurer de meilleurs résultats en matière de santé pour tous les peuples d’Afrique. Cette année, l’accent a été mis sur l’impact dévastateur du VIH sur les femmes, les hommes et les enfants africains – sur leur productivité et leur prospérité. Un appel a été lancé en faveur de systèmes de santé qui permettent d’atteindre ceux qui en ont besoin, en faveur de biens et de médicaments qui soient disponibles à un prix abordable.

Dans sa riposte, la communauté internationale sait se prévaloir des efforts déjà accomplis en Afrique. La semaine dernière, j’ai assisté aux discussions de la Commission Macroéconomie et Santé, qui devraient déboucher sur un appel en faveur d’un renforcement spectaculaire et rapide de l’action pour l’amélioration de la santé. Sans un tel renforcement dans un proche avenir, la population africaine connaîtra une dégradation importante de sa situation matérielle et de son bien-être.

A l’Assemblée mondiale de la Santé, à la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA, au Sommet du G8 et lors de l’approbation par l’OUA de la nouvelle initiative africaine, l’augmentation réelle des ressources disponibles a été évoquée. Différents organes – qu’ils soient bénévoles, du secteur public ou du secteur privé – prennent déjà de nouveaux engagements et la mise en place du Fonds mondial SIDA et Santé va de l’avant.

Les peuples d’Afrique doivent relever de nombreux défis. Ils n’ont pas accès à des systèmes de santé qui répondent de manière équitable et efficace à leurs besoins sanitaires et leur offrent une certaine protection contre les conséquences dévastatrices de la maladie. Comment peut-on donner aux systèmes de santé existants, qui font l’objet déjà de réformes et d’une restructuration, les moyens de renforcer leurs services et d’apporter des améliorations ?

Ma réponse est simple. Sans un accroissement significatif des ressources, on ne peut s’attendre à des améliorations quantitatives des résultats d’ensemble des systèmes de santé.

C’est pour cette raison que la mise en place du Fonds mondial SIDA et Santé est importante. Au moment de prendre notre place au sein du groupe de travail provisoire chargé de la conception du Fonds, nous voulons, à l’OMS, être certains qu’il stimule un renforcement de la capacité des systèmes de santé nationaux. Le Fonds doit aider les gouvernements et la société civile à renforcer les systèmes de santé de manière efficace, en répondant aux besoins, en utilisant les ressources à bon escient et en aboutissant à des résultats mesurables.

En mettant l’accent sur les priorités et en veillant à la couverture et à la qualité des interventions ainsi qu’à une surveillance attentive, on pourra de manière plus efficace obtenir des résultats avec des ressources limitées. Le Fonds encouragera les nouvelles contributions nécessaires pour faire passer les dépenses des systèmes de santé au niveau minimum de $60-100 par personne et par an. A ce niveau, la fourniture de services plus complets commence à être possible.

Je voudrais vous faire part de ma position sur certaines de vos priorités sanitaires actuelles. Je commencerai en mettant l’accent sur ceux qui sont exposés au risque d’infection par le VIH ou qui sont infectés par le virus.

La session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies nous engage tous à faire beaucoup plus – pour aider les gens à se protéger contre l’infection et pour accroître la proportion des personnes touchées par le VIH ayant accès aux soins lorsqu’elles sont malades. Vous relevez tous le défi. Le silence est brisé : et notre action doit être encore plus forte que nos paroles.

En compagnie des autres organismes coparrainants de l’ONUSIDA et de nos partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux du développement, nous nous efforçons d’adapter la pratique fondée sur les bases factuelles aux besoins de la population. Pour obtenir des bases factuelles sur les solutions concluantes, nous coordonnons et nous poursuivons de larges activités de recherche dans les domaines du diagnostic, des spermicides, de la mise au point de vaccins et de l’efficacité des programmes. Nous attendons une nouvelle extension du programme africain de vaccins contre le SIDA récemment mis sur pied.

Nous collaborons avec vous pour suivre l’utilisation des services de prévention et de soins et évaluer leur impact sur le bien-être des gens.

Nous pouvons aider les responsables nationaux dans leurs négociations pour l’achat de médicaments, de biens et de fournitures diagnostiques essentielles et nous pouvons les aider à devenir des acheteurs avisés. Ils ont besoin d’informations récentes sur les fournisseurs et les prix des médicaments.

Je sais que la publication périodique par l’OMS d’indicateurs des prix des médicaments essentiels dans la Région africaine est utile. Ils viennent compléter l’information mondiale, apportée par l’OMS, sur les prix de certains médicaments et matériels concernant le VIH/SIDA.

Les responsables des pays ont également besoin d’informations sur le fonctionnement des accords commerciaux. L’OMS continue d’aider les pays à examiner l’impact des accords commerciaux internationaux sur l’accès aux médicaments permettant de sauver des vies. La semaine dernière, le Dr Samba a convoqué une réunion de responsables de la santé, du commerce et des brevets de 15 pays africains afin de les aider à déterminer comment ces accords commerciaux peuvent servir les intérêts de la santé publique.

Notre but est d’aider à définir des ripostes plus efficaces qui tiennent compte des traditions culturelles et des réalités sociales. A cette fin, nous avons réorganisé et sensiblement renforcé l’ensemble de la contribution de l’OMS à l’action sur le VIH/SIDA pour répondre mieux et rapidement aux demandes émanant des pays.

Nous avons également collaboré étroitement avec les pays pour faire reculer le paludisme. Les chefs d’Etat africains se sont expressément engagés en faveur d’un meilleur accès des gens aux moustiquaires imprégnées d’insecticide, d’un traitement prompt et efficace contre le paludisme, de la prévention du paludisme au cours de la grossesse et de la prise en charge efficace des épidémies de paludisme.

Le Directeur régional a proposé que des moustiquaires imprégnées d’insecticide soient fournies gratuitement aux mères et aux enfants de moins de cinq ans, afin de favoriser une initiative à grande échelle qui rende les moustiquaires imprégnées accessibles à ceux qui en ont le plus besoin. Il voudrait également voir des interventions à base communautaire pour améliorer l’accès aux moustiquaires de lits, les soins dispensés à la femme enceinte et la prise en charge des accès de fièvre à domicile. Ces approches sont appliquées de manière ingénieuse dans plusieurs pays africains par les partenaires de l’initiative Pour faire reculer le paludisme, aussi bien ceux du secteur privé que du secteur public.

Notre action pour faire reculer le paludisme offre l’exemple d’une mesure efficace pour améliorer la vie et l’avenir des enfants africains.

Au cours des deux dernières décennies, nous avons également assisté à une augmentation substantielle de la proportion des enfants africains entièrement vaccinés. Mais les progrès réalisés sont inégaux. L’OMS et l’UNICEF ont collaboré avec les pays pour mettre à jour les estimations de la couverture vaccinale de 1980 à 1999. Les résultats seront regroupés et publiés à l’occasion de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur les enfants à New York le mois prochain. Il semble bien que les conflits politiques et militaires aient eu un impact sérieux sur la couverture vaccinale.

Les situations d’urgence et les conflits sapent bel et bien les efforts déployés pour améliorer la santé. L’Afrique a plus que sa part de situations d’urgence, et notamment de catastrophes naturelles, de conflits armés ou de menaces de guerre civile ; cela représente des millions de réfugiés et de personnes déplacées et des problèmes pour les populations hôtes.

Les mesures actuellement prises en vue de l’éradication de la poliomyélite dans le monde entier figurent parmi les interventions de santé publique les plus importantes et les plus impressionnantes que le monde ait jamais vues. Elles comptent également parmi les plus difficiles. Néanmoins la fin est en vue. L’initiative Pour l’éradication mondiale de la poliomyélite a réduit le nombre de cas de 99 %. En 2000, seuls 3500 cas ont été notifiés.

Grâce à notre action, 3 millions de personnes vivant dans les pays en développement ont pu éviter la paralysie et marchent aujourd’hui. L’année dernière nous avons vacciné 550 millions d’enfants – soit 85 % – dans le monde entier.

Actuellement, en 2001, la poliomyélite demeure présente mais dans moins d’une vingtaine de pays seulement. Sur ces 20 pays, 8, dont plusieurs font partie de la Région africaine, représentent à eux seuls 85 % de la charge totale de morbidité.

La première série des journées nationales de vaccination coordonnées dans la sous-région de l’Afrique centrale a été impressionnante. Toutefois, atteindre chaque enfant demeure l’un des défis les plus importants que nous ayons à relever et les conflits nous empêchent encore d’y parvenir. Ensemble nous pouvons achever le travail et éradiquer la poliomyélite. Néanmoins, pour y arriver, nous devrons redoubler d’efforts.

D’autres fléaux majeurs retiennent aussi notre attention. Près de 800 000 enfants qui, pour la moitié, vivent dans la Région africaine meurent chaque année de la rougeole. Des campagnes de vaccination de masse contre la rougeole sont en cours cette année dans 8 pays africains et visent environ 21 millions d’enfants. L’OMS fournit une assistance technique pour que l’impact soit le plus grand possible.

Nous soutenons également le renforcement des programmes de vaccination et l’introduction de nouveaux vaccins. L’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination en est à sa deuxième année d’existence. Les vaccins financés par l’Alliance sont parvenus dans plusieurs pays. Neuf pays africains ont reçu l’approbation d’introduire de nouveaux vaccins. Les demandes émanant de 8 autres pays sont en cours d’examen.

L’Afrique est la Région qui compte le plus grand nombre de pays bénéficiant d’un soutien financier du Fonds des vaccins. Dix-sept pays reçoivent des fonds pour renforcer les services de vaccination. Il s’agit là d’une réalisation remarquable. Cela montre que les pays se sont engagés à améliorer l’accès de leurs enfants aux vaccins.

Monsieur le Président,

Cette année, j’ai célébré la Journée mondiale de la Santé à Nairobi. J’étais présente lorsque les autorités kényennes ont ouvert leur principal hôpital psychiatrique national au public. Cette ouverture a été rendue possible grâce aux nouveaux moyens efficaces dont on dispose actuellement pour prévenir et traiter les troubles neurologiques et les maladies mentales. Les soins modernes en matière de santé mentale sont davantage centrés sur la famille et la communauté locale ; ils utilisent des médicaments efficaces et relativement peu onéreux, et ils sont axés sur la prévention, le dépistage précoce et le traitement plutôt que sur l’institutionnalisation.

La charge de morbidité liée à un mauvais état de santé mentale et aux troubles neurologiques en Afrique pose un grave problème. Les ressources et le personnel nécessaires sont rares. L’expérience du Kenya montre que cette réforme est possible.

Le prochain Rapport sur la santé dans le monde, qui a trait cette année à la santé mentale, donne un bon aperçu au niveau mondial de la charge actuelle et future des maladies mentales et de leurs principaux facteurs. Il comprendra des stratégies visant à s’assurer qu’une prévention et un traitement efficaces sont à la fois mis en place et financés adéquatement. Il montrera comment des pays comme le Kenya ont commencé à modifier la façon dont ils dispensent les soins de santé mentale.

Il est essentiel de disposer de l’information voulue – sur la charge de la maladie et sur la riposte des systèmes de santé – si l’on veut utiliser les ressources aussi efficacement que possible. De nombreux Etats Membres ont lancé des programmes de surveillance de la maladie et l’OMS est souvent en mesure d’offrir son aide. La flambée récente de fièvre à virus Ebola en Ouganda est un exemple de surveillance liée à la riposte. Différents services de l’OMS ont travaillé dans le cadre d’un réseau d’intervention mondial qui a réuni plus de 120 experts de 22 organisations internationales. Sous la coordination de l’OMS, ils ont aidé le Gouvernement ougandais à maîtriser la crise.

Certains pays ont organisé des programmes d’enquêtes nationales périodiques afin d’évaluer régulièrement l’état de santé de leur population et le fonctionnement des systèmes de santé. L’OMS offre une plus grande assistance aux pays qui entreprennent ces enquêtes afin d’aider les responsables politiques et le personnel des programmes à prendre des décisions plus éclairées sur la meilleure manière d’utiliser les ressources dont ils disposent.

Monsieur le Président,

Les nations africaines jouent un rôle essentiel dans les négociations relatives à la convention-cadre pour la lutte antitabac. Durant la deuxième série de négociations qui s’est tenue en mai, le premier projet de convention a fait l’objet de débats approfondis. La prochaine série de négociations se tiendra en novembre. Je suis sûre que nous parviendrons à établir une convention qui aidera réellement les pays à faire face à la menace que représente le tabagisme pour leur population. J’insiste sur le fait qu’il est nécessaire que les pays maintiennent leur engagement jusqu’à ce que la convention soit définitivement mise au point – si tout va bien – en 2003.

Nous lisons dans les revues des articles sur les progrès de la technologie médicale et, cependant, nous constatons, dans l’exercice quotidien de nos fonctions, les difficultés qu’éprouvent les gens à avoir accès à des soins d’un coût modique en ce qui concerne le paludisme ou la tuberculose. Nous voyons tous les jours les professionnels de la santé faire des choix difficiles et nous nous demandons quand les applications des progrès réalisés récemment dans le domaine génétique auront un effet positif sur la santé des populations africaines.

Les bureaux régionaux de l’OMS et les Départements du Siège aident les pays à débuter l’étude de questions éthiques complexes – par exemple les codes de conduite pour la recherche sur les sujets humains. Il est temps de s’appuyer sur ces travaux et de fournir aux Etats Membres la possibilité de partager les données d’expérience, de dégager un consensus et d’être mieux en mesure de traiter certains problèmes éthiques.

Je propose donc d’établir une initiative sur la santé et l’éthique qui s’étendra à l’ensemble de l’OMS et portera sur L’éthique et la santé publique, l’éthique et la recherche en santé, et l’éthique et les biotechnologies. Les domaines couverts incluront les aspects éthiques des travaux liés au génome, la recherche sur les cellules souches, le clonage et d’autres questions d’éthique en rapport avec les sciences biomédicales. L’initiative devrait aider à renforcer la capacité des Etats Membres à faire face aux problèmes d’éthique et soutenir l’action intergouvernementale dans le domaine de la santé et de l’éthique.

Le domaine des aliments génétiquement modifiés touche à la fois à la santé, à l’éthique et à l’économie, et cette question a suscité diverses tensions. De plus en plus ces aliments sont présentés comme les éléments d’un conflit opposant des intérêts commerciaux à l’intérêt des consommateurs. Les positions des deux camps se sont durcies.

L’usage des denrées vivrières génétiquement modifiées est déjà très répandu. Ceux d’entre nous qui se soucient de la santé publique veulent savoir si ces produits sont sûrs et avantageux pour les consommateurs. Si tel est le cas, nous voulons trouver le meilleur moyen d’en faire profiter les pays en développement
– ainsi que les cultivateurs et les consommateurs les plus démunis.

Les aliments génétiquement modifiés peuvent favoriser une forte hausse de la production alimentaire
– comparable à celle qui a suivi la révolution agricole des années 60. Les denrées vivrières génétiquement modifiées riches en vitamine A et en fer peuvent faire reculer ces carences dans les populations à risque de façon spectaculaire.

Mais les produits génétiquement modifiés peuvent aussi avoir de graves effets, en particulier si leur prix est trop élevé pour les populations défavorisées ou s’ils n’ont pas été convenablement testés. Les autorités chargées de la normalisation et de la salubrité des aliments doivent privilégier avant tout le bien-être des consommateurs et non les profits des producteurs et des fournisseurs. L’OMS, en collaboration avec la FAO, s’emploie à aider les pays à répondre aux questions relatives à la salubrité de tous les aliments
– y compris ceux qui ont été génétiquement modifiés. C’est ainsi qu’elle encourage les pays à conclure des accords internationaux sur les méthodes normalisées, y compris la priorité des évaluations précommercialisation sur la surveillance postcommercialisation.

Tout le travail de l’OMS est fait pour les pays mais une partie seulement se fait dans les pays. Les activités dans les pays sont néanmoins essentielles et nos représentants dans les pays sont au coeur de toute notre action.

Nous nous sommes engagés à améliorer la capacité des équipes OMS dans les pays qui ont le plus besoin de nous afin qu’elles soient mieux à même de contribuer à l’amélioration des résultats sanitaires et à une équité accrue dans ce domaine. Les représentants de l’OMS dans les pays et les bureaux régionaux, qui s’inspireront de notre expérience récente des stratégies de coopération mises en place dans les différents pays pour s’acquitter de cette tâche, joueront en cela un rôle majeur.

Nous prévoyons d’étudier au cours de ces prochains mois les modalités possibles de la mise en place de nos équipes de pays dans les bureaux de pays en Afrique.

L’activité de l’OMS dans les bureaux régionaux et dans les Départements à Genève est résumée dans la stratégie institutionnelle pour le Secrétariat de l’OMS adoptée par les Etats Membres en 1999. C’est sur cette base que repose le programme général de travail pour 2002-2005. En 2000, le Secrétariat a établi un budget programme stratégique, recensant 35 domaines d’activité à l’échelle de l’Organisation, sur lesquels sont fondés les résultats escomptés, les étapes, les activités et l’affectation des ressources du budget ordinaire et des fonds extrabudgétaires pour l’exercice 2002-2003.

Au cours de ces prochains mois, en collaboration avec les Directeurs régionaux, nous établirons un projet de liste des priorités mondiales pour l’exercice 2004-2005. Nous nous appuierons sur les délibérations de la présente session du Comité régional. Mes propositions seront ensuite présentées au Conseil exécutif à sa session de janvier 2002 à Genève.

Sur cette question et sur d’autres, y compris les ressources humaines, nous aurons des discussions pendant la session.

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Ministres,

Nous nous rendrons au cours de la journée dans les locaux rénovés de notre Bureau régional pour la cérémonie de remise des clefs. Je tiens à remercier Monsieur le Président et tous ceux qui ont consacré tant d’efforts à ce projet de restauration. Au mois d’octobre, le Dr Samba conduira la première équipe qui s’installera à Brazzaville pour planifier les étapes ultérieures de la réintégration.

Je tiens également à remercier le Gouvernement et la population du Zimbabwe de leur formidable soutien.

Je voudrais pour terminer dire toute ma reconnaissance et celle de l’ensemble du personnel de l’OMS à nos collègues de la Région de l’Afrique qui ont si bien su faire face pendant cette période difficile. Je rends hommage en particulier au Dr Samba qui a fait preuve d’une remarquable sagesse politique et d’un grand courage. Le nouvel élan en faveur de l’amélioration de la santé en Afrique en témoigne.

Je vous remercie.

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