|
Monsieur le
Président,
Mesdames et
Messieurs les Ministres,
Dr Samba,
Excellences,
Mesdames et
Messieurs,
C’est pour moi un grand plaisir d’être parmi
vous aujourd’hui. Notre réunion à Brazzaville et la reconstruction
du Bureau régional de l’Afrique dans cette ville sont des signes d’espoir
et de progrès.
Dans l’ensemble de la Région, les gouvernements
et la société civile font des efforts héroïques
– avec des ressources vraiment limitées – pour
répondre aux besoins de santé de la population. Le mois dernier, j’ai
pu le constater personnellement à l’occasion du lancement de la
campagne concertée, en République démocratique du Congo, en Angola,
au Gabon et ici même au Congo, pour vacciner les enfants contre la
poliomyélite.
A Kinshasa, j’ai vu comment le Gouvernement et la
société civile sont en train de créer une infrastructure de la
santé publique comme pont vers la paix. L’infrastructure met
actuellement l’accent sur la poliomyélite, mais elle est en train d’être
élargie pour promouvoir la santé de la femme et de l’enfant et
lutter contre le paludisme, l’infection par le VIH et les autres
problèmes prioritaires. Compte tenu des défis consécutifs aux
conflits et au climat de méfiance, cette riposte face aux problèmes
de santé exige de la clairvoyance et du courage de la part de tous
les intéressés. C’est avec une grande satisfaction que je constate
que l’OMS et le reste de l’équipe des Nations Unies dans le pays
apportent leur appui à la reconstruction de l’infrastructure
sanitaire. Ils répondent ainsi à une préoccupation fondamentale des
pauvres dans la Région, à savoir de pouvoir jouir d’un état de
santé qui leur permette d’apprendre, de gagner leur vie et de s’extraire
du piège de la pauvreté.
A Abuja, en avril, pour la deuxième année
consécutive, j’ai assisté à l’engagement que les chefs d’Etat
et ministres de la santé ainsi que les représentants de la société
civile et des Nations Unies ont pris d’assurer de meilleurs
résultats en matière de santé pour tous les peuples d’Afrique.
Cette année, l’accent a été mis sur l’impact dévastateur du
VIH sur les femmes, les hommes et les enfants africains – sur
leur productivité et leur prospérité. Un appel a été lancé en
faveur de systèmes de santé qui permettent d’atteindre ceux qui en
ont besoin, en faveur de biens et de médicaments qui soient
disponibles à un prix abordable.
Dans sa riposte, la communauté internationale sait
se prévaloir des efforts déjà accomplis en Afrique. La semaine
dernière, j’ai assisté aux discussions de la Commission
Macroéconomie et Santé, qui devraient déboucher sur un appel en
faveur d’un renforcement spectaculaire et rapide de l’action pour
l’amélioration de la santé. Sans un tel renforcement dans un
proche avenir, la population africaine connaîtra une dégradation
importante de sa situation matérielle et de son bien-être.
A l’Assemblée mondiale de la Santé, à la
session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies
sur le VIH/SIDA, au Sommet du G8 et lors de l’approbation par l’OUA
de la nouvelle initiative africaine, l’augmentation réelle des
ressources disponibles a été évoquée. Différents organes – qu’ils
soient bénévoles, du secteur public ou du secteur privé –
prennent déjà de nouveaux engagements et la mise en place du Fonds
mondial SIDA et Santé va de l’avant.
Les peuples d’Afrique doivent relever de nombreux
défis. Ils n’ont pas accès à des systèmes de santé qui
répondent de manière équitable et efficace à leurs besoins
sanitaires et leur offrent une certaine protection contre les
conséquences dévastatrices de la maladie. Comment peut-on donner aux
systèmes de santé existants, qui font l’objet déjà de réformes
et d’une restructuration, les moyens de renforcer leurs services et
d’apporter des améliorations ?
Ma réponse est simple. Sans un accroissement
significatif des ressources, on ne peut s’attendre à des
améliorations quantitatives des résultats d’ensemble des systèmes
de santé.
C’est pour cette raison que la mise en place du
Fonds mondial SIDA et Santé est importante. Au moment de prendre
notre place au sein du groupe de travail provisoire chargé de la
conception du Fonds, nous voulons, à l’OMS, être certains qu’il
stimule un renforcement de la capacité des systèmes de santé
nationaux. Le Fonds doit aider les gouvernements et la société
civile à renforcer les systèmes de santé de manière efficace, en
répondant aux besoins, en utilisant les ressources à bon escient et
en aboutissant à des résultats mesurables.
En mettant l’accent sur les priorités et en
veillant à la couverture et à la qualité des interventions ainsi qu’à
une surveillance attentive, on pourra de manière plus efficace
obtenir des résultats avec des ressources limitées. Le Fonds
encouragera les nouvelles contributions nécessaires pour faire passer
les dépenses des systèmes de santé au niveau minimum de $60-100 par
personne et par an. A ce niveau, la fourniture de services plus
complets commence à être possible.
Je voudrais vous faire part de ma position sur
certaines de vos priorités sanitaires actuelles. Je commencerai en
mettant l’accent sur ceux qui sont exposés au risque d’infection
par le VIH ou qui sont infectés par le virus.
La session extraordinaire de l’Assemblée
générale des Nations Unies nous engage tous à faire beaucoup plus
– pour aider les gens à se protéger contre l’infection et
pour accroître la proportion des personnes touchées par le VIH ayant
accès aux soins lorsqu’elles sont malades. Vous relevez tous le
défi. Le silence est brisé : et notre action doit être encore
plus forte que nos paroles.
En compagnie des autres organismes coparrainants de
l’ONUSIDA et de nos partenaires gouvernementaux et non
gouvernementaux du développement, nous nous efforçons d’adapter la
pratique fondée sur les bases factuelles aux besoins de la
population. Pour obtenir des bases factuelles sur les solutions
concluantes, nous coordonnons et nous poursuivons de larges activités
de recherche dans les domaines du diagnostic, des spermicides, de la
mise au point de vaccins et de l’efficacité des programmes. Nous
attendons une nouvelle extension du programme africain de vaccins
contre le SIDA récemment mis sur pied.
Nous collaborons avec vous pour suivre l’utilisation
des services de prévention et de soins et évaluer leur impact sur le
bien-être des gens.
Nous pouvons aider les responsables nationaux dans
leurs négociations pour l’achat de médicaments, de biens et de
fournitures diagnostiques essentielles et nous pouvons les aider à
devenir des acheteurs avisés. Ils ont besoin d’informations
récentes sur les fournisseurs et les prix des médicaments.
Je sais que la publication périodique par l’OMS
d’indicateurs des prix des médicaments essentiels dans la Région
africaine est utile. Ils viennent compléter l’information mondiale,
apportée par l’OMS, sur les prix de certains médicaments et
matériels concernant le VIH/SIDA.
Les responsables des pays ont également besoin d’informations
sur le fonctionnement des accords commerciaux. L’OMS continue d’aider
les pays à examiner l’impact des accords commerciaux internationaux
sur l’accès aux médicaments permettant de sauver des vies. La
semaine dernière, le Dr Samba a convoqué une réunion de
responsables de la santé, du commerce et des brevets de 15 pays
africains afin de les aider à déterminer comment ces accords
commerciaux peuvent servir les intérêts de la santé publique.
Notre but est d’aider à définir des ripostes
plus efficaces qui tiennent compte des traditions culturelles et des
réalités sociales. A cette fin, nous avons réorganisé et
sensiblement renforcé l’ensemble de la contribution de l’OMS à l’action
sur le VIH/SIDA pour répondre mieux et rapidement aux demandes
émanant des pays.
Nous avons également collaboré étroitement avec
les pays pour faire reculer le paludisme. Les chefs d’Etat africains
se sont expressément engagés en faveur d’un meilleur accès des
gens aux moustiquaires imprégnées d’insecticide, d’un traitement
prompt et efficace contre le paludisme, de la prévention du paludisme
au cours de la grossesse et de la prise en charge efficace des
épidémies de paludisme.
Le Directeur régional a proposé que des
moustiquaires imprégnées d’insecticide soient fournies
gratuitement aux mères et aux enfants de moins de cinq ans, afin
de favoriser une initiative à grande échelle qui rende les
moustiquaires imprégnées accessibles à ceux qui en ont le plus
besoin. Il voudrait également voir des interventions à base
communautaire pour améliorer l’accès aux moustiquaires de lits,
les soins dispensés à la femme enceinte et la prise en charge des
accès de fièvre à domicile. Ces approches sont appliquées de
manière ingénieuse dans plusieurs pays africains par les partenaires
de l’initiative Pour faire reculer le paludisme, aussi bien ceux du
secteur privé que du secteur public.
Notre action pour faire reculer le paludisme offre
l’exemple d’une mesure efficace pour améliorer la vie et l’avenir
des enfants africains.
Au cours des deux dernières décennies, nous avons
également assisté à une augmentation substantielle de la proportion
des enfants africains entièrement vaccinés. Mais les progrès
réalisés sont inégaux. L’OMS et l’UNICEF ont collaboré avec
les pays pour mettre à jour les estimations de la couverture
vaccinale de 1980 à 1999. Les résultats seront regroupés et
publiés à l’occasion de la session extraordinaire de l’Assemblée
générale des Nations Unies sur les enfants à New York le mois
prochain. Il semble bien que les conflits politiques et militaires
aient eu un impact sérieux sur la couverture vaccinale.
Les situations d’urgence et les conflits sapent
bel et bien les efforts déployés pour améliorer la santé. L’Afrique
a plus que sa part de situations d’urgence, et notamment de
catastrophes naturelles, de conflits armés ou de menaces de guerre
civile ; cela représente des millions de réfugiés et de
personnes déplacées et des problèmes pour les populations hôtes.
Les mesures actuellement prises en vue de l’éradication
de la poliomyélite dans le monde entier figurent parmi les
interventions de santé publique les plus importantes et les plus
impressionnantes que le monde ait jamais vues. Elles comptent
également parmi les plus difficiles. Néanmoins la fin est en vue. L’initiative
Pour l’éradication mondiale de la poliomyélite a réduit le nombre
de cas de 99 %. En 2000, seuls 3500 cas ont été notifiés.
Grâce à notre action, 3 millions de personnes
vivant dans les pays en développement ont pu éviter la paralysie et
marchent aujourd’hui. L’année dernière nous avons vacciné 550
millions d’enfants – soit 85 % – dans le monde
entier.
Actuellement, en 2001, la poliomyélite demeure
présente mais dans moins d’une vingtaine de pays seulement. Sur ces
20 pays, 8, dont plusieurs font partie de la Région africaine,
représentent à eux seuls 85 % de la charge totale de morbidité.
La première série des journées nationales de
vaccination coordonnées dans la sous-région de l’Afrique centrale
a été impressionnante. Toutefois, atteindre chaque enfant demeure l’un
des défis les plus importants que nous ayons à relever et les
conflits nous empêchent encore d’y parvenir. Ensemble nous pouvons
achever le travail et éradiquer la poliomyélite. Néanmoins, pour y
arriver, nous devrons redoubler d’efforts.
D’autres fléaux majeurs retiennent aussi notre
attention. Près de 800 000 enfants qui, pour la moitié, vivent dans
la Région africaine meurent chaque année de la rougeole. Des
campagnes de vaccination de masse contre la rougeole sont en cours
cette année dans 8 pays africains et visent environ
21 millions d’enfants. L’OMS fournit une assistance technique
pour que l’impact soit le plus grand possible.
Nous soutenons également le renforcement des
programmes de vaccination et l’introduction de nouveaux vaccins. L’Alliance
mondiale pour les vaccins et la vaccination en est à sa deuxième
année d’existence. Les vaccins financés par l’Alliance sont
parvenus dans plusieurs pays. Neuf pays africains ont reçu l’approbation
d’introduire de nouveaux vaccins. Les demandes émanant de 8 autres
pays sont en cours d’examen.
L’Afrique est la Région qui compte le plus grand
nombre de pays bénéficiant d’un soutien financier du Fonds des
vaccins. Dix-sept pays reçoivent des fonds pour renforcer les
services de vaccination. Il s’agit là d’une réalisation
remarquable. Cela montre que les pays se sont engagés à améliorer l’accès
de leurs enfants aux vaccins.
Monsieur le Président,
Cette année, j’ai célébré la Journée
mondiale de la Santé à Nairobi. J’étais présente lorsque les
autorités kényennes ont ouvert leur principal hôpital psychiatrique
national au public. Cette ouverture a été rendue possible grâce aux
nouveaux moyens efficaces dont on dispose actuellement pour prévenir
et traiter les troubles neurologiques et les maladies mentales. Les
soins modernes en matière de santé mentale sont davantage centrés
sur la famille et la communauté locale ; ils utilisent des
médicaments efficaces et relativement peu onéreux, et ils sont axés
sur la prévention, le dépistage précoce et le traitement plutôt
que sur l’institutionnalisation.
La charge de morbidité liée à un mauvais état
de santé mentale et aux troubles neurologiques en Afrique pose un
grave problème. Les ressources et le personnel nécessaires sont
rares. L’expérience du Kenya montre que cette réforme est
possible.
Le prochain Rapport sur la santé dans le monde,
qui a trait cette année à la santé mentale, donne un bon aperçu au
niveau mondial de la charge actuelle et future des maladies mentales
et de leurs principaux facteurs. Il comprendra des stratégies visant
à s’assurer qu’une prévention et un traitement efficaces sont à
la fois mis en place et financés adéquatement. Il
montrera comment des pays comme le Kenya ont commencé à modifier la
façon dont ils dispensent les soins de santé mentale.
Il est essentiel de disposer de l’information
voulue – sur la charge de la maladie et sur la riposte des systèmes
de santé – si l’on veut utiliser les ressources aussi
efficacement que possible. De nombreux Etats Membres ont lancé des
programmes de surveillance de la maladie et l’OMS est souvent en
mesure d’offrir son aide. La flambée récente de fièvre à virus
Ebola en Ouganda est un exemple de surveillance liée à la riposte.
Différents services de l’OMS ont travaillé dans le cadre d’un
réseau d’intervention mondial qui a réuni plus de 120 experts
de 22 organisations internationales. Sous la coordination de l’OMS,
ils ont aidé le Gouvernement ougandais à maîtriser la crise.
Certains pays ont organisé des programmes d’enquêtes
nationales périodiques afin d’évaluer régulièrement l’état de
santé de leur population et le fonctionnement des systèmes de
santé. L’OMS offre une plus grande assistance aux pays qui
entreprennent ces enquêtes afin d’aider les responsables politiques
et le personnel des programmes à prendre des décisions plus
éclairées sur la meilleure manière d’utiliser les ressources dont
ils disposent.
Monsieur le Président,
Les nations africaines jouent un rôle essentiel
dans les négociations relatives à la convention-cadre pour la lutte
antitabac. Durant la deuxième série de négociations qui s’est
tenue en mai, le premier projet de convention a fait l’objet de
débats approfondis. La prochaine série de négociations se tiendra
en novembre. Je suis sûre que nous parviendrons à établir une
convention qui aidera réellement les pays à faire face à la menace
que représente le tabagisme pour leur population. J’insiste sur le
fait qu’il est nécessaire que les pays maintiennent leur engagement
jusqu’à ce que la convention soit définitivement mise au point – si
tout va bien – en 2003.
Nous lisons dans les revues des articles sur les
progrès de la technologie médicale et, cependant, nous constatons,
dans l’exercice quotidien de nos fonctions, les difficultés qu’éprouvent
les gens à avoir accès à des soins d’un coût modique en ce qui
concerne le paludisme ou la tuberculose. Nous voyons tous les jours
les professionnels de la santé faire des choix difficiles et nous
nous demandons quand les applications des progrès réalisés
récemment dans le domaine génétique auront un effet positif sur la
santé des populations africaines.
Les bureaux régionaux de l’OMS et les
Départements du Siège aident les pays à débuter l’étude de
questions éthiques complexes – par exemple les codes de conduite
pour la recherche sur les sujets humains. Il est temps de s’appuyer
sur ces travaux et de fournir aux Etats Membres la possibilité de
partager les données d’expérience, de dégager un consensus et d’être
mieux en mesure de traiter certains problèmes éthiques.
Je propose donc d’établir une initiative sur la
santé et l’éthique qui s’étendra à l’ensemble de l’OMS et
portera sur L’éthique et la santé publique, l’éthique et la
recherche en santé, et l’éthique et les biotechnologies. Les
domaines couverts incluront les aspects éthiques des travaux liés au
génome, la recherche sur les cellules souches, le clonage et d’autres
questions d’éthique en rapport avec les sciences biomédicales. L’initiative
devrait aider à renforcer la capacité des Etats Membres à faire
face aux problèmes d’éthique et soutenir l’action
intergouvernementale dans le domaine de la santé et de l’éthique.
Le domaine des aliments génétiquement modifiés
touche à la fois à la santé, à l’éthique et à l’économie,
et cette question a suscité diverses tensions. De plus en plus ces
aliments sont présentés comme les éléments d’un conflit opposant
des intérêts commerciaux à l’intérêt des consommateurs. Les
positions des deux camps se sont durcies.
L’usage des denrées vivrières génétiquement
modifiées est déjà très répandu. Ceux d’entre nous qui se
soucient de la santé publique veulent savoir si ces produits sont
sûrs et avantageux pour les consommateurs. Si tel est le cas, nous
voulons trouver le meilleur moyen d’en faire profiter les pays en
développement
– ainsi que les cultivateurs et les consommateurs les plus
démunis.
Les aliments génétiquement modifiés peuvent
favoriser une forte hausse de la production alimentaire
– comparable à celle qui a suivi la révolution agricole des
années 60. Les denrées vivrières génétiquement modifiées riches
en vitamine A et en fer peuvent faire reculer ces carences dans les
populations à risque de façon spectaculaire.
Mais les produits génétiquement modifiés peuvent
aussi avoir de graves effets, en particulier si leur prix est trop
élevé pour les populations défavorisées ou s’ils n’ont pas
été convenablement testés. Les autorités chargées de la
normalisation et de la salubrité des aliments doivent privilégier
avant tout le bien-être des consommateurs et non les profits des
producteurs et des fournisseurs. L’OMS, en collaboration avec la FAO,
s’emploie à aider les pays à répondre aux questions relatives à
la salubrité de tous les aliments
– y compris ceux qui ont été génétiquement modifiés.
C’est ainsi qu’elle encourage les pays à conclure des accords
internationaux sur les méthodes normalisées, y compris la priorité
des évaluations précommercialisation sur la surveillance
postcommercialisation.
Tout le travail de l’OMS est fait pour les
pays mais une partie seulement se fait dans les pays. Les
activités dans les pays sont néanmoins essentielles et nos
représentants dans les pays sont au coeur de toute notre action.
Nous nous sommes engagés à améliorer la
capacité des équipes OMS dans les pays qui ont le plus besoin de
nous afin qu’elles soient mieux à même de contribuer à l’amélioration
des résultats sanitaires et à une équité accrue dans ce domaine.
Les représentants de l’OMS dans les pays et les bureaux régionaux,
qui s’inspireront de notre expérience récente des stratégies de
coopération mises en place dans les différents pays pour s’acquitter
de cette tâche, joueront en cela un rôle majeur.
Nous prévoyons d’étudier au cours de ces
prochains mois les modalités possibles de la mise en place de nos
équipes de pays dans les bureaux de pays en Afrique.
L’activité de l’OMS dans les bureaux
régionaux et dans les Départements à Genève est résumée dans la
stratégie institutionnelle pour le Secrétariat de l’OMS adoptée
par les Etats Membres en 1999. C’est sur cette base que repose le
programme général de travail pour 2002-2005. En 2000, le
Secrétariat a établi un budget programme stratégique, recensant 35
domaines d’activité à l’échelle de l’Organisation, sur
lesquels sont fondés les résultats escomptés, les étapes, les
activités et l’affectation des ressources du budget ordinaire et
des fonds extrabudgétaires pour l’exercice 2002-2003.
Au cours de ces prochains mois, en collaboration
avec les Directeurs régionaux, nous établirons un projet de liste
des priorités mondiales pour l’exercice 2004-2005. Nous nous
appuierons sur les délibérations de la présente session du Comité
régional. Mes propositions seront ensuite présentées au Conseil
exécutif à sa session de janvier 2002 à Genève.
Sur cette question et sur d’autres, y compris les
ressources humaines, nous aurons des discussions pendant la session.
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les
Ministres,
Nous nous rendrons au cours de la journée dans les
locaux rénovés de notre Bureau régional pour la cérémonie de
remise des clefs. Je tiens à remercier Monsieur le Président et tous
ceux qui ont consacré tant d’efforts à ce projet de restauration.
Au mois d’octobre, le Dr Samba conduira la première équipe qui s’installera
à Brazzaville pour planifier les étapes ultérieures de la
réintégration.
Je tiens également à remercier le Gouvernement et
la population du Zimbabwe de leur formidable soutien.
Je voudrais pour terminer dire toute ma
reconnaissance et celle de l’ensemble du personnel de l’OMS à nos
collègues de la Région de l’Afrique qui ont si bien su faire face
pendant cette période difficile. Je rends hommage en particulier au
Dr Samba qui a fait preuve d’une remarquable sagesse politique et d’un
grand courage. Le nouvel élan en faveur de l’amélioration de la
santé en Afrique en témoigne.
Je vous remercie. |