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World Health Organization
Organisation mondiale de la Santé

UPDATED: Mon Feb 18 16:59:04 2002

Dr Gro Harlem Brundtland       
Directeur général
Organisation mondiale de la santé

Genève 
22 mai 2001

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Allocution prononcée à l’occasion de la clôture 

de la Cinquante-Quatrième Assemblée mondiale de la Santé

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les délégués,

Nous voici arrivés au terme d’une Assemblée mondiale de la Santé qui a été le théâtre de débats à la fois intenses et passionnants.

Une Assemblée placée sous le signe de la crise sanitaire grandissante que connaît le monde en développement, mais qui s’est tenue au moment même où se manifeste une volonté nouvelle d’agir au niveau planétaire en faveur d’une plus grande équité en santé. La santé occupe désormais une place nouvelle : elle est au coeur même du processus de développement. Il n’est plus acceptable que des millions de gens souffrent parce qu’ils se voient privés des services préventifs et curatifs dont seuls quelques privilégiés bénéficient. Cela signifie qu’un effort spécial doit être fait – pour accroître l’accès aux médicaments et aux vaccins, à des systèmes de santé qui fonctionnent et, enfin, à des ressources qui parviennent jusqu’à ceux qui en ont le plus besoin.

Le Président a évoqué les fructueuses tables rondes de mardi dernier. Elles ont été très intéressantes. Nous avons constaté que les mentalités évoluaient face aux problèmes de santé mentale. De nombreux ministres ont confirmé que ces problèmes étaient prioritaires dans leurs plans et leurs activités. Ils intègrent de plus en plus les soins de santé mentale dans leurs services de santé – selon des modalités adaptées aux besoins de la population et aux meilleures pratiques en matière de soins. Mais ce n’est pas tout. Ils sont en train de définir de meilleurs moyens de faire échec à l’ostracisme et à la discrimination – en modifiant la législation, en introduisant de nouvelles méthodes et en sensibilisant davantage le grand public.

Nous sommes maintenant mieux à même de dire non à l’exclusion et oui aux soins. Grâce à nos activités, nous pouvons faire sortir de l’ombre ceux qui souffrent de maladie mentale. Nous pouvons changer le cours des choses.

Nous avons fait de réels progrès dans le domaine controversé qu’est la nutrition chez le nourrisson et le jeune enfant. L’an dernier, l’OMS a convoqué les meilleurs spécialistes scientifiques et analysé les données, ce qui a débouché sur l’adoption d’une utile résolution.

Il y a eu des réunions d’information technique enrichissantes – sur la lèpre, la poliomyélite, le tabac et les maladies associées à la pauvreté, autant de domaines importants pour notre action collective. On peut noter des signes de réels progrès en vue d’un monde libéré de la lèpre et de la poliomyélite, de même que pour faire reculer le paludisme et faire barrage à la tuberculose.

Au cours de cette Assemblée, deux questions ont dominé les débats : le VIH/SIDA et le budget.

La visite que nous a rendue jeudi dernier M. Kofi Annan, Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, a été pour tous une source d’inspiration. Il nous a rappelé que le discernement et l’appui de l’Assemblée étaient des plus nécessaires pour la lutte mondiale contre ce fléau planétaire qu’est le VIH/SIDA. Il a raison.

L’Assemblée a su relever le défi lancé par M. Annan. La résolution sur le VIH/SIDA ouvre une ère nouvelle. Jamais auparavant soins et prévention n’avaient été associés de façon aussi évidente, sans la moindre équivoque.

La résolution définit des priorités très claires tant pour la lutte mondiale que pour l’action de l’OMS. Elle définit très précisément nos orientations et nous montre la direction à suivre. Le chemin est maintenant tracé. L’OMS peut et va jouer un rôle essentiel en tant qu’organisation coparrainante de l’ONUSIDA, dans la création du Fonds mondial pour le VIH/SIDA et la santé et dans l’aide aux pays pour qu’ils puissent déployer une riposte efficace.

Nous avons réussi à boucler un nouveau budget. Le compromis réalisé lundi est un succès – pour nous tous. Mais les contributions dues pendant la prochaine période biennale ne couvriront pas totalement notre budget ordinaire. Je me sens toutefois encouragée par la volonté évidente de bien des Etats Membres de contribuer généreusement aux recettes diverses. De la sorte, les fonds disponibles couvriront à la fois le budget et les montants additionnels dont nous aurons besoin pour les actions prioritaires.

Nous saurons surmonter les difficultés et disposerons d’un net surcroît de ressources pour nos activités prioritaires. Comme Mme Noreen Kaleeba l’a chanté à cette tribune il y a neuf jours après son émouvante allocution : We shall Overcome !

Enfin, je voudrais m’associer au Président pour remercier toutes les délégations et, en particulier, vous-même, Madame le Président, ainsi que les Vice-Présidents de l’Assemblée et les Présidents des commissions et des tables rondes. J’aimerais également remercier tous mes collaborateurs de l’OMS et nos interprètes. Tous ont travaillé avec acharnement pour aider à mettre au point les mesures importantes qu’a adoptées l’Assemblée en matière de santé.

Je vous remercie.

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