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Monsieur le
Ministre de la Santé,
Mesdames et
Messieurs les Ministres,
Dr Gezairy,
Mesdames et
Messieurs,
C'est avec un grand plaisir que je m'associe aux
manifestations qui marquent une nouvelle étape dans la vie de la Région
OMS de la Méditerranée orientale.
Les Directeurs régionaux pour les Amériques,
l'Afrique, l'Europe, l'Asie du Sud-Est et le Pacifique occidental, et
le Directeur du Centre international de lutte contre le Cancer, qui
sont présents ici aujourd'hui, sont également fiers de participer à
cet événement qui fera date dans l'histoire de la famille de l'OMS.
En notre nom à tous, je remercie le Dr Sallam,
Ministre de la Santé, et le Gouvernement hôte de l'extraordinaire
soutien, moral et pratique, qui a permis la réalisation de ce projet.
Je tiens aussi à adresser nos très sincères
remerciements à la ville d'Alexandrie qui a si bien veillé sur nous
pendant ces cinquante dernières années, et à la ville du Caire qui
nous a si chaleureusement accueillis.
Je suis également reconnaissante à vous tous,
Mesdames et Messieurs les Ministres de la Région, à vos pays et à
vos citoyens, des dons superbes et de votre soutien continu à l'idée,
dont témoignent ces nouveaux locaux, que les pays peuvent œuvrer
ensemble pour que chacun ait une vie meilleure.
Je voudrais dire au Dr Gezairy combien nous lui
sommes tous redevables de l'élan et de la détermination qui ont
permis que ce projet soit mené à bien. Nous tous, qui sommes ici présents,
connaissons bien vos qualités personnelles, vos grandes compétences
techniques et vos talents de diplomate. Mes collaborateurs et moi-même
nous associons pour vous témoigner notre reconnaissance pour votre
action en faveur de la Région, et pour votre rôle au sein de l'équipe
dirigeante de l'Organisation mondiale de la Santé.
Quant aux membres du personnel de l'OMS dans la Région,
dont beaucoup ont tant fait pour assurer le bon déroulement de ce
transfert d'une ville historique à une autre, nous leur transmettons
les meilleurs vœux de leurs collègues du monde entier.
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Chers collègues,
A chacune de mes visites dans cette Région, j'ai
été impressionnée par l'usage que font les pays de la Méditerranée
orientale de leurs structures régionales.
Pendant les réunions des Comités régionaux et,
il y a un an, à l'occasion du Conseil des Ministres arabes de la Santé,
j'ai assisté aux débats sur les défis et les concepts mondiaux et
la recherche de solutions régionales. Les valeurs fondamentales au
centre de ce processus sont communes à toute la Région: équité et
respect de la dignité et de l'intégrité de l'être humain.
Lors de mes visites, ce mois-ci, au Pakistan et en
République islamique d'Iran, j'ai pu constater tout l'appui que
fournit le bureau du Caire à nos bureaux dans les pays.
Il existe une infrastructure solide. Et nous
envisageons d'en étendre une partie, comme les systèmes
d'information mis au point au Bureau de la Méditerranée orientale
pour suivre les activités des programmes, à tous nos bureaux dans le
monde.
Le Bureau de la Méditerranée orientale, dans
certains domaines, a montré l'exemple, sans bruit et avec efficacité.
Ce fut notamment le cas de l'initiative pour la satisfaction des
besoins fondamentaux en matière de développement. C'est là un
instrument local en faveur du développement d'un intérêt tout
particulier. Les villages et les collectivités ont patiemment su
prendre en compte et hiérarchiser les besoins à satisfaire en matière
de développement tels que les ont défini les collectivités elles-mêmes.
La santé, nous le savons, joue là un rôle déterminant, mais aucune
des autres conditions n'est laissée de côté, qu'il s'agisse de l'éducation,
de l'avancement de la condition féminine, de l'alimentation, de
l'habitat ou des moyens de subsistance. Voilà un bon exemple de
l'approche complète du développement dont il est question dans tout
le système des Nations Unies.
Ce nouveau bureau devra aussi faire face à de
nombreux défis dans le domaine de la santé au cours de ces
prochaines années. Les aspects positifs et négatifs de la
mondialisation apparaîtront plus clairement et nécessiteront
diverses actions. Ainsi, nous ne connaissons pas encore tous les
effets qui en découleront pour les systèmes de santé. Le rôle des
gouvernements dans la bonne gouvernance des systèmes de santé
nationaux restera néanmoins déterminant, de même que le rôle de
l'OMS, qui consiste à aider à renforcer la base de données
factuelles et à fournir des conseils sur les meilleures pratiques.
Et n'en doutons pas, des interventions sanitaires
d'urgence demeureront nécessaires lorsque se produiront des
catastrophes naturelles ou qu'éclateront des conflits entre
populations. Ma dernière visite au Caire, je m'en souviens, a coïncidé
avec le déclenchement des violences en Israël et dans les
territoires palestiniens. Nous devons nous acquitter pleinement de
notre rôle et apporter notre soutien à ceux qui sont affectés par
ces terribles événements. Dans toute la Région, nous devrons
renforcer la capacité de l'OMS à intervenir rapidement et
efficacement dans les situations de crise et jouer un rôle de
coordination efficace.
Il reste beaucoup à faire pour aider les gens à
vivre de façon à protéger et promouvoir leur santé. La Région,
par son profil démographique, est encore relativement jeune, et nous
devons mettre l'accent en particulier sur les jeunes. J'ai trouvé très
encourageante la démarche de la Région concernant la lutte antitabac
et l'élan doit être maintenu.
Il faut aussi reconnaître, dans ce monde où les
mouvements de populations ne cessent de s'intensifier, qu'aucune
partie de la Région n'est à l'abri de la menace que représentent
les grandes maladies transmissibles tant que toute la Région n'est
pas à l'abri. Dans de nombreux cas, cela vaut aussi à l'échelle
mondiale.
Il nous faut encore franchir quelques obstacles
avant l'élimination de la poliomyélite dans la Région et redoubler
nos efforts pour maintenir les taux de vaccination contre d'autres
maladies. Nous devons surveiller attentivement les activités de lutte
contre la tuberculose et le paludisme et le traitement de ces
maladies. Nous devons aussi rester vigilants sur le front du VIH/SIDA.
J'espère que les discussions politiques en cours dans le monde sur le
renforcement et l'intensification de l'action du secteur de la santé
pour aider les pays et les communautés les plus défavorisés
apporteront un réel soutien à ces objectifs.
Mesdames et Messieurs les Ministres,
Mesdames et Messieurs,
J'espère que tous les pays de la Région tireront
pleinement parti des services que peut leur fournir ce bureau. Peut-être
ne faut-il pas espérer que ce bâtiment égale en longévité
certains des célèbres monuments proches de cette ville. Mais il
constituera assurément une solide assise pour la réalisation d'un
grand nombre de nos buts et de nos aspirations dans les décennies à
venir.
Encore une fois, mes collaborateurs et moi-même
vous remercions et félicitons tous ceux qui ont participé à l'édification
de ce magnifique bâtiment et de tout ce qu'il représente pour notre
action en faveur de la santé des populations de la Région et du
monde.
Je vous remercie. |