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Office of the Director-General

World Health Organization
Organisation mondiale de la Santé

UPDATED: Mon Feb 18 16:59:04 2002

Dr Gro Harlem Brundtland       
Directeur général
Organisation mondiale de la santé

Lyon 
8 février 2001

  English

Inauguration du Bureau de l'OMS de Lyon

Monsieur Barre,

Monsieur Josselin,

Monsieur Queyranne,

Monsieur Chevallier (représentant le Ministre de la Santé),

Monsieur Petit,

Monsieur Mérieux,

Monsieur Abenayim,

Mesdames et Messieurs,

 

Depuis toujours la France et l’OMS sont des partenaires naturels dans le domaine de la santé. L’évolution de notre collaboration au cours des deux dernières années est pour moi un grand sujet de satisfaction. Et c’est un débat très positif et ouvert avec le Gouvernement français, la ville de Lyon et la Fondation Mérieux qui nous a conduit aujourd’hui à l’ouverture du nouveau Bureau de Lyon, consacré à la surveillance des maladies transmissibles.

Ces deux dernières années, les maladies transmissibles qui provoquent et perpétuent la pauvreté ont davantage retenu l’attention. Les Chefs d’Etats et les Ministres de la Santé des pays en développement nous ont décrit comment la maladie sape les perspectives de développement de leur population. Les responsables politiques ont convenu de réduire de façon spectaculaire la morbidité due au VIH, au paludisme et à la tuberculose.

L’OMS, et le système des Nations Unies dans son ensemble, envisagent de nouveaux moyens permettant d’intensifier rapidement les efforts pour aboutir à des résultats concrets dans les dix années à venir. Les responsables du G8 ont pris dans ce sens un engagement résolu et perceptible. Il s’agit de répéter, à plus grande échelle, les interventions qui ont fait leurs preuves. Il s’agit de faire en sorte que les médicaments et vaccins essentiels parviennent à ceux qui en ont vraiment besoin.

Pour cela, il faut de nouveaux moyens de financement et d’intervention ; il faut savoir innover pour réduire les prix et les risques, et mettre au point des médicaments et vaccins nouveaux.

La lutte contre les maladies infectieuses connues se poursuit, mais d’autres menaces ont aussi fait leur apparition. Nous devons faire face : à l’augmentation des déplacements du fait du tourisme, des mouvements migratoires ou des catastrophes ; à l’accroissement des échanges internationaux de produits alimentaires et biologiques ; à l’évolution des méthodes de transformation et de distribution des produits alimentaires ; et aussi à de nouvelles habitudes en matière de consommation. Aujourd’hui, une maladie infectieuse qui touche un pays particulier peut devenir une préoccupation pour le monde entier.

L’OMS s’est engagée à endiguer la menace mondiale que posent pour la santé publique les maladies infectieuses émergentes, les épidémies et les agents infectieux pharmacorésistants.

Notre Organisation collabore étroitement avec ses partenaires au sein de la communauté internationale de la santé publique : elle recueille des informations, coordonne la stratégie internationale et établit des normes mondiales. Pour cela, nous devons compter sur des compétences techniques au niveau des pays pour assurer la vigilance et la riposte face aux épidémies. Mais les laboratoires des pays en développement sont souvent sous-équipés et dans l’impossibilité de fournir rapidement les données essentielles qu’on leur demande. L’OMS cherche donc à accroître dans les pays en développement la capacité nationale de vigilance et de riposte en renforçant la capacité de diagnostic au laboratoire et l’épidémiologie d’intervention.

C’est pour cela que nous avons besoin du Bureau de Lyon. Il devra renforcer la capacité nationale par la formation à la mise en évidence des épidémies et à la riposte qu'elle demande. On pourra ainsi contribuer à la mise en place d’un réseau de spécialistes de laboratoire qualifiés qui appuyera la sécurité sanitaire nationale et mondiale.

Ce doit être la préoccupation de chacun. L’OMS compte sur vous tous, non seulement sur les établissements scientifiques et de santé publique, mais aussi sur les le secteur privé et la société civile, pour développer les activités de collaboration, à Lyon, dans toute la France et à l’étranger. Le Dr Buriot m’a fait part des premières mesures prises par France Télécom et par le Crédit Agricole, ici à Lyon, pour participer au développement des activités du Bureau de l’OMS. Je ne puis que m’en féliciter.

Je suis convaincue que le Bureau de Lyon et tout son personnel sauront mener à bien cette tâche importante. Je leur adresse mes meilleurs voeux. Et je renouvelle aussi mes remerciements à vous tous qui avez appuyé cette initiative.

Je vous remercie.

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