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Monsieur
Barre,
Monsieur
Josselin,
Monsieur
Queyranne,
Monsieur
Chevallier (représentant le Ministre de la Santé),
Monsieur
Petit,
Monsieur
Mérieux,
Monsieur
Abenayim,
Mesdames et
Messieurs,
Depuis
toujours la France et l’OMS sont des partenaires naturels dans le
domaine de la santé. L’évolution de notre collaboration au cours
des deux dernières années est pour moi un grand sujet de
satisfaction. Et c’est un débat très positif et ouvert avec le
Gouvernement français, la ville de Lyon et la Fondation Mérieux qui
nous a conduit aujourd’hui à l’ouverture du nouveau Bureau de
Lyon, consacré à la surveillance des maladies transmissibles.
Ces deux dernières années, les maladies
transmissibles qui provoquent et perpétuent la pauvreté ont
davantage retenu l’attention. Les Chefs d’Etats et les Ministres
de la Santé des pays en développement nous ont décrit comment la
maladie sape les perspectives de développement de leur population.
Les responsables politiques ont convenu de réduire de façon
spectaculaire la morbidité due au VIH, au paludisme et à la
tuberculose.
L’OMS, et le système des Nations Unies dans son
ensemble, envisagent de nouveaux moyens permettant d’intensifier
rapidement les efforts pour aboutir à des résultats concrets dans
les dix années à venir. Les responsables du G8 ont pris dans ce sens
un engagement résolu et perceptible. Il s’agit de répéter, à
plus grande échelle, les interventions qui ont fait leurs preuves. Il
s’agit de faire en sorte que les médicaments et vaccins essentiels
parviennent à ceux qui en ont vraiment besoin.
Pour cela, il faut de nouveaux moyens de
financement et d’intervention ; il faut savoir innover pour
réduire les prix et les risques, et mettre au point des médicaments
et vaccins nouveaux.
La lutte contre les maladies infectieuses connues
se poursuit, mais d’autres menaces ont aussi fait leur apparition.
Nous devons faire face : à l’augmentation des déplacements du
fait du tourisme, des mouvements migratoires ou des
catastrophes ; à l’accroissement des échanges internationaux
de produits alimentaires et biologiques ; à l’évolution des
méthodes de transformation et de distribution des produits
alimentaires ; et aussi à de nouvelles habitudes en matière de
consommation. Aujourd’hui, une maladie infectieuse qui touche un
pays particulier peut devenir une préoccupation pour le monde entier.
L’OMS s’est engagée à endiguer la menace
mondiale que posent pour la santé publique les maladies infectieuses
émergentes, les épidémies et les agents infectieux
pharmacorésistants.
Notre Organisation collabore étroitement avec ses
partenaires au sein de la communauté internationale de la santé
publique : elle recueille des informations, coordonne la
stratégie internationale et établit des normes mondiales. Pour cela,
nous devons compter sur des compétences techniques au niveau des pays
pour assurer la vigilance et la riposte face aux épidémies. Mais les
laboratoires des pays en développement sont souvent sous-équipés et
dans l’impossibilité de fournir rapidement les données
essentielles qu’on leur demande. L’OMS cherche donc à accroître
dans les pays en développement la capacité nationale de vigilance et
de riposte en renforçant la capacité de diagnostic au laboratoire et
l’épidémiologie d’intervention.
C’est pour cela que nous avons besoin du Bureau
de Lyon. Il devra renforcer la capacité nationale par la formation à
la mise en évidence des épidémies et à la riposte qu'elle demande.
On pourra ainsi contribuer à la mise en place d’un réseau de
spécialistes de laboratoire qualifiés qui appuyera la sécurité
sanitaire nationale et mondiale.
Ce doit être la préoccupation de chacun. L’OMS
compte sur vous tous, non seulement sur les établissements
scientifiques et de santé publique, mais aussi sur les le secteur
privé et la société civile, pour développer les activités de
collaboration, à Lyon, dans toute la France et à l’étranger. Le
Dr Buriot m’a fait part des premières mesures prises par
France Télécom et par le Crédit Agricole, ici à Lyon, pour
participer au développement des activités du Bureau de l’OMS. Je
ne puis que m’en féliciter.
Je suis convaincue que le Bureau de Lyon et tout
son personnel sauront mener à bien cette tâche importante. Je leur
adresse mes meilleurs voeux. Et je renouvelle aussi mes remerciements
à vous tous qui avez appuyé cette initiative.
Je vous remercie. |