Deux ans et demi se sont écoulés depuis. J’estime
que nous avons accompli de réels progrès. Nous sommes allés plus
vite et plus loin dans certains domaines que dans d’autres, mais,
globalement, je dirais que nous avons accompli beaucoup.
Ces progrès sont le fruit de vos efforts à tous,
de votre esprit d’innovation aussi. Je n’ai pas souvent l’occasion
de m’entretenir avec beaucoup d’entre vous. Aussi laissez-moi vous
dire en ce début d’année 2001 combien j’apprécie l’engagement,
les efforts et la productivité de tout le personnel de l’OMS. Je
sais que, parfois, ce qui est exigé de vous présente de réelles
difficultés. J’ai conscience du travail que représente la
préparation de réunions et de visites, du mal que vous vous donnez
pour que tout se passe bien et des longues journées qui sont le lot
de certains d’entre vous. Il suffit de consulter les registres du
Siège pour s’apercevoir qu’ici beaucoup de personnes travaillent
le soir et le week-end et j’ai déjà constaté les heures tardives
auxquelles parviennent certains courriers électroniques à mon
bureau.
Nous devons en permanence nous efforcer de
communiquer entre nous au sujet de nos projets, des progrès que nous
faisons et des problèmes auxquels nous serons confrontés. Cela
devrait nous aider à éviter l’accumulation de questions non
résolues concernant nos orientations, ou les malentendus quant à nos
intentions.
Je remercie particulièrement ceux d’entre vous
qui travaillent dur mais ne sont que rarement au premier plan – le
personnel de terrain confronté à des conditions très difficiles, le
personnel des bureaux de pays, des Régions ou le personnel du Siège
–, que votre travail consiste à veiller à ce que nos bureaux
soient administrés convenablement, à assurer les fonctions
essentielles ou encore à traduire, imprimer, gérer des ressources
humaines ou financières. Je connais votre attachement à l’Organisation
et à ce qu’elle représente. Nous dépendons de vous : votre
travail est vital même s’il n’est pas toujours considéré comme
prioritaire, s’il ne fait pas toujours la une ou s’il n’est pas
toujours inscrit à l’ordre du jour de nos organes directeurs.
Nous sommes une organisation technique dont l’action
est très diversifiée et dont les compétences et le mandat couvrent
un éventail de domaines extrêmement large. Tout ce que nous faisons
contribue à notre stratégie institutionnelle : chaque tâche
est importante et chaque tâche doit être exécutée correctement.
Les progrès ont certes été inégaux. Ils n’ont
pas été aussi rapides que nous l’espérions dans tous les
domaines. Les Directeurs exécutifs, les Directeurs régionaux et
moi-même ne sommes pas toujours parvenus à concentrer notre
attention sur tous les domaines dans lesquels un renouvellement ou une
assistance sont nécessaires. C’est normal et c’est inévitable,
mais l’on peut y remédier. Nous ferons tout notre possible pour
vous aider à avancer. Comme vous, nous souhaitons qu’un excellent
travail soit réalisé dans tous les domaines auxquels nous sommes
censés contribuer, de sorte que l’OMS soit considérée un peu plus
chaque jour comme l’institution véritablement responsable de la
santé publique.
A l’extérieur, nous avons rencontré beaucoup de
bonne volonté et de compréhension.
-
Les responsables mondiaux et les
professionnels de la santé apprécient sincèrement le rôle
directeur joué par l’OMS et l’énergie qu’elle déploie
dans certains domaines clés de la santé publique, comme la
lutte antitabac dans le monde, le paludisme, la vaccination ou
l’éradication de la poliomyélite. Par exemple, nos
relations avec l’Union européenne ont pris un tour nouveau
– preuve tangible de la valeur que celle-ci accorde à une
collaboration étroite avec l’OMS.
-
Nous avons montré notre attachement à une
recherche – fondamentale et appliquée – de qualité comme
point de départ essentiel pour une action efficace à tous
les niveaux. On nous a demandé d’aider à rassembler
différents groupes à l’intérieur de la communauté des
chercheurs de façon à accroître au maximum l’impact de
leurs travaux.
-
Nous avons aussi établi des relations
solides et efficaces avec nos partenaires du développement
– dans les pays, au niveau régional et au niveau mondial.
Je sais les efforts que vous déployez à cet égard. Mais
cela en vaut la peine. Cela apporte un réel changement.
Grâce à ces efforts, nous sommes sur la bonne
voie pour occuper, ou dans certains cas regagner, la place et le rôle
qui nous reviennent.
Parallèlement à notre propre action et, bien
sûr, dans une certaine mesure grâce à celle-ci, la santé est
devenue une préoccupation mondiale de premier ordre. Les questions de
santé sont omniprésentes, qu’il s’agisse des réunions des
dirigeants du G8 ou du dernier roman de John Le Carré. Nous
bénéficions aujourd’hui d’un environnement politique sans
précédent pour exprimer nos préoccupations et proposer des
solutions afin d’améliorer la santé des plus pauvres. C’est une
opportunité que nous nous sommes empressés de saisir.
Mais lorsque nous avons exprimé nos orientations
et notre détermination et indiqué la façon dont nous entendions
procéder, des préoccupations et des oppositions se sont fait jour.
Certaines d’ordre technique, comme lorsque nous
allons au-delà de notre rôle classique en épidémiologie, qui
consiste à fournir des statistiques sanitaires, et entreprenons d’évaluer
l’efficacité des systèmes de santé afin de doter les décideurs
de meilleurs outils pour apporter des améliorations et prendre des
décisions politiques.
D’autres d’ordre politique, comme lorsque nous
suggérons que l’amélioration de la santé est un moyen efficace de
lutter contre la pauvreté et non un simple effet de la réduction de
la pauvreté.
D’autres encore témoignent de la menace que nous
représentons pour ceux qui s’emploient à nuire à la santé des
gens – comme lorsque les sociétés productrices de tabac et ceux
qui les soutiennent s’en prennent à notre action de lutte antitabac
dans le monde.
Chers collègues,
Cette année ne sera pas facile. Nous avons un
grand nombre de projets en cours. Nous avons pris de nombreux
engagements et nous devons les tenir. Comme nous occupons maintenant
une place plus en vue, notre action est examinée de plus près par
beaucoup.
J’aimerais vous donner un aperçu des domaines
qui retiendront notre attention dans les mois à venir :
La santé mentale. Comme vous le savez, cette
année, le thème de la Journée mondiale de la Santé, de même que
celui du Rapport sur la santé dans le monde, sera la santé mentale.
Notre effort de sensibilisation visera surtout à
lutter contre l’ostracisme dans ce domaine et à mieux faire
connaître les nombreux traitements efficaces et d’un coût
abordable qui existent mais qui ne sont pas suffisamment utilisés,
dans les pays en développement comme dans les pays industrialisés.
Le Groupe Maladies non transmissibles et santé mentale a déjà
rédigé une excellente brochure sur les maladies mentales qu’il
présentera demain aux médias.
Je célébrerai la Journée mondiale de la Santé
deux fois cette année : la première le 4 avril à Nairobi, où
se réunit le Comité administratif de Coordination de l’ONU, à l’invitation
du PNUE, puis à nouveau ici-même, le 6 avril, à l’occasion
de ce que j’espère une célébration chaleureuse qui fasse bien
comprendre les avantages de l’intégration et des soins – à ceux
qui souffrent de troubles mentaux et aux autres.
Le Rapport sur la santé dans le monde fera un
bilan complet de nos connaissances : la charge mondiale actuelle
et future de morbidité mentale et de troubles neurologiques ; l’efficacité
de la prévention et l’existence de traitements ou d’obstacles au
traitement ; et, enfin, les politiques nécessaires pour lutter
contre l’exclusion et la discrimination et faire en sorte que des
moyens de prévention et de traitement efficaces soient mis en place
et financés.
J’espère que les efforts que nous déploierons
cette année contribueront à accroître l’importance accordée à
la santé mentale par rapport aux aspects physiques de la santé, le
but étant une priorité égale.
L’effort massif. Cette expression recouvre
désormais une démarche bien établie. Le but est d’accélérer les
efforts pour lutter contre les problèmes qui touchent les plus
défavorisés. J’espère qu’à ce stade on ne considère plus cet
effort comme un « nouveau programme de lutte contre la
maladie ». Car il ne s’agit pas de cela. Nous avons beaucoup
fait pour aider les pays et les institutions à concentrer davantage
leurs efforts sur l’impact que peuvent avoir les systèmes de santé
sur la santé des plus pauvres.
L’action que nous avons menée l’année
dernière à ce titre n’a pas été très conventionnelle. Nous y
avons associé les Régions dès le départ. Nous avons travaillé
avec les gouvernements, les ONG et d’autres institutions des Nations
Unies. Nombre d’activités ont fait appel à plusieurs Groupes, les
séances de réflexion ont été nombreuses. Notre action est très
large – nous nous intéressons aussi bien à la structure de l’aide
internationale au développement qu’aux dispositions à prendre pour
financer l’action de santé, en passant par les problèmes
politiques et structurels qui empêchent les pays d’utiliser
efficacement les programmes de santé et par la prise de décision au
niveau mondial. Nous avons consulté de nombreux partenaires et
collaboré avec eux tout en nous efforçant de répondre à leurs
attentes et de préciser les intentions.
Cela n’a pas été facile. Mais nous avons pris
un bon départ tout en sachant que la route sera longue. Les pays en
développement demandent que des mesures soient prises pour lutter
contre les maladies et affections qui entretiennent la pauvreté. Nous
avons montré que nous disposions de suffisamment d’interventions
efficaces pour qu’il vaille la peine d’investir dans une montée
en puissance de celles-ci. Nous avons travaillé également avec les
principaux bailleurs de fonds, qui nous ont assuré qu’ils
partageaient notre point de vue sur les mesures à prendre. Je suis
particulièrement satisfaite du nouveau partenariat qui s’établit
avec la Commission économique pour l’Afrique, l’OUA, l’Union
européenne et plusieurs grandes fondations internationales.
Au cours de l’année écoulée, il a donc fallu s’employer
surtout à obtenir des donateurs qu’ils s’engagent à verser au
moins $3 à 5 milliards par an pendant 15 ans. Ce travail, nous
le poursuivrons cette année, en vue notamment de la réunion des
dirigeants du G8 à Gênes, en juillet.
Au cours de l’année à venir, cet effort massif
visera surtout à mettre en place de meilleurs moyens d’acheminer
efficacement les fonds, à améliorer la capacité des systèmes de
santé à les absorber et à obtenir des résultats concrets sur le
terrain.
En même temps, les travaux de la Commission
Macroéconomie et Santé entrent dans leur dernière année et un
grand nombre des conclusions de la Commission et de ses sous-comités
confirmeront que le renforcement de l’action destinée à améliorer
les résultats sanitaires pour les populations défavorisées est
économiquement justifié. Lorsque le Rapport sera présenté, au mois
de décembre, nous espérons voir certains des principaux économistes
mondiaux appuyer clairement et fermement le rôle central de la santé
dans le développement. Cela aura un effet stimulant sur tout notre
travail et nous aidera à défendre nos messages sur toutes les
questions de santé à l’intention des premiers ministres et des
ministres des finances partout dans le monde.
Le tabac. Cette année sera importante pour les
négociations de la convention-cadre internationale pour la lutte
antitabac. L’organe intergouvernemental de négociation se réunira
à nouveau au mois d’avril. Nous pensons qu’un grand pas en avant
sera franchi sur la voie d’une convention forte.
Je voudrais rappeler ceci : avec la
convention-cadre internationale, l’OMS a assumé un rôle nouveau et
encore inexploré pour l’organisme de santé que nous sommes. C’est
la première fois que nous avons fait usage de notre capacité de
créer un traité juridique international pour faire progresser notre
travail, ce qui a nécessité la mise en place d’un mécanisme
interne entièrement nouveau dont les répercussions débordent
largement le cadre du Groupe NMH. Sous la présidence de
M. Amorim, Ambassadeur du Brésil, les négociations au sein de l’organe
intergouvernemental de négociation sont les premières jamais menées
par des Etats Membres en dehors de l’Assemblée mondiale de la
Santé.
Les travaux de l’organe intergouvernemental de
négociation avaient été précédés l’an dernier par des
auditions publiques sans précédent sur la convention-cadre. Ce fut
une réussite retentissante, et ce modèle pourra être utilisé à l’avenir
pour obtenir des suggestions sur d’autres problèmes complexes.
Le rapport sur les manipulations de l’activité
de l’OMS par l’industrie du tabac contenait un certain nombre de
recommandations dont nous avons pris note – et nous avons modifié
notre travail en conséquence –, comme les politiques sur les
conflits d’intérêts parmi les membres du personnel et nos
consultants. Découvrir ainsi qu’un groupe d’intérêts pouvait
influencer notre travail nous a servi de leçon et rappelé, si besoin
était, que nous devons rester vigilants et résister énergiquement
à toute pression visant à nous détourner de nos valeurs
fondamentales.
L’action pour l’éradication de la
poliomyélite continuera avec la même intensité que l’an
dernier. Des journées nationales et régionales de vaccination sont
prévues en Afrique occidentale et en Afrique centrale et dans les
pays de la Région de la Méditerranée orientale et de l’Asie du
Sud-Est où subsiste encore le poliovirus sauvage. Nous poursuivrons
aussi la campagne destinée à assurer le financement qui permettra de
conduire ce processus essentiel à son terme.
Une autre de nos activités principales, l’année
dernière, a été l’évaluation de la performance des systèmes
de santé. Comme vous le savez, le Rapport sur la santé dans le
monde de l’année dernière a suscité un grand débat – comme
nous l’espérions et comme nous pensions que ce serait le cas. Ce
débat continue, et il se poursuivra pendant la prochaine session du
Conseil exécutif. Tout comme l’action visant à élaborer et
améliorer les modalités de cette évaluation.
Ce travail est un élément fondamental de notre
rôle si nous voulons être un instrument utile pour les Etats
Membres. Les professionnels de santé – qu’ils soient praticiens
ou chercheurs – utilisent nos statistiques épidémiologiques. Mais,
pour mieux aider les responsables politiques à améliorer le système
de santé national, l’OMS doit leur fournir des données plus
affinées sur la performance qui leur permettront d’évaluer et de
comparer la performance des systèmes de santé de différentes
parties de leur pays. Ils pourront également souhaiter comparer la
performance de leur système de santé à son potentiel optimal, ainsi
qu’à la performance d’autres pays. Nous serons d’autant mieux
à même d’aider à réaliser les buts de la santé pour tous que
nous serons capables d’établir un lien entre la base de
connaissances de l’épidémiologie et les instruments de l’économétrie.
Chers collègues,
L’année dernière, j’ai passé beaucoup de
temps à faire connaître nos idées aux dirigeants et aux
responsables politiques du monde entier. J’ai parlé de la
nécessité de combattre le tabagisme. J’ai parlé de la nécessité
de poursuivre l’action pour éradiquer la poliomyélite. De la
nécessité de combattre les maladies responsables de la pauvreté et
qui la perpétuent, et de la nécessité d’édifier des systèmes de
santé plus performants, mieux adaptés et plus équitables.
Cela signifie que j’ai beaucoup voyagé et, par
conséquent, que je n’ai pas pu passer suffisamment de temps ici. Je
tâcherai cette année de passer les deux tiers de mon temps au bureau
et je m’efforcerai de rencontrer plus régulièrement les Groupes du
Siège ainsi que les personnels des Régions lorsqu’ils seront de
passage à Genève ou que je me rendrai dans les bureaux régionaux et
les bureaux de pays.
Plusieurs domaines seront importants pour la
poursuite de notre travail au cours de l’année à venir :
Nous apprenons toujours à travailler comme une
seule et même Organisation – en même temps que comme un réseau
efficace répondant aux besoins particuliers de chaque pays et de sa
population. Les équipes de l’OMS dans les pays sont aux
avant-postes. Ce sont elles, à de nombreux égards, qui déterminent
dans quelle mesure nous sommes capables d’opérer de réels
changements. Aussi, au cours de l’année à venir, nous
efforcerons-nous davantage d’assurer que les pays, et leur
population, soient au centre de nos travaux et de notre action.
Tous ensemble, nous nous emploierons à accroître
au maximum le soutien que les unités interpays, les départements
régionaux et les groupes basés à Genève peuvent apporter aux
équipes dans les pays. Je sais que vous êtes déjà nombreux à
utiliser régulièrement les nouvelles techniques de visioconférence
pour améliorer les liens entre différents partenaires de notre
réseau et d’autres partenaires du système des Nations Unies. Nous
en avons la possibilité grâce à nos nouveaux réseaux
téléphoniques et vidéo – plus facilement et plus économiquement
que jamais auparavant. Nous sommes tous reconnaissants aux personnes
qui ont beaucoup travaillé pour que ces liaisons soient possibles.
La réunion mondiale prochaine des représentants
de l’OMS aidera également à renforcer l’activité entre les
pays, les Régions et le Siège.
Nous privilégions actuellement nos systèmes
internes – pour gérer nos précieuses ressources humaines et nos
maigres moyens financiers, afin qu’ils soient utilisés au mieux et
donnent les résultats que nous avons souhaités. Cela suppose que
nous mettions les bons outils entre vos mains, que nous simplifiions
les processus complexes et que nous adoptions les mêmes meilleures
pratiques dans toute l’Organisation. Des engagements et une
coopération seront nécessaires mais, sans cela, nous ne pourrons
mener à bien les importantes modifications structurelles déjà
entreprises. Si votre participation est sollicitée, j’espère que
vous serez prêts à relever le défi.
Nous accorderons un rang élevé de priorité à l’amélioration
de nos technologies de l’information pour que les administrateurs de
programme dans les pays, dans les Régions et à Genève puissent
savoir où ils en sont et tirer le meilleur parti possible de ces
ressources.
Il semble inévitable qu’une part croissante de l’action
de l’OMS en faveur des questions de santé – que ce soit au niveau
national, régional ou mondial – soit financée à l’avenir au
moyen de ressources versées en complément des contributions des
Etats Membres.
Suivant l’avis du Bureau du Conseiller juridique,
le Bureau du Directeur général examine très soigneusement les
conditions dont sont assortis les fonds versés par des fondations ou
des entités privées. Soyez-en assurés : aucun financement n’est
accepté dès lors que les conditions associées à son versement vont
à l’encontre des valeurs de l’Organisation ou menacent les
structures administratives et les procédures établies de l’Organisation.
Notre premier défi de l’année est à portée de
main : la session du Conseil exécutif s’ouvrira lundi prochain
dans cette même salle.
Le point le plus important à l’ordre du jour est
le projet de budget programme pour 2002-2003. Il donne le tracé de l’étape
suivante de notre réforme. Je remercie tous ceux d’entre vous, dans
nos six Régions et au Siège, qui ont été associés à son
élaboration. Le nouveau processus de planification pour chacun des
35 domaines de travail, fruit d’amples consultations entre le
Siège et les Régions, s’est déroulé de façon extrêmement
satisfaisante. Nous disposons d’un ensemble de résultats escomptés
pour nos activités, qui nous permettront de contribuer de façon
réellement novatrice aux résultats sanitaires mondiaux.
Ainsi que vous l’avez probablement déjà
deviné, nous ne savons pas encore si nos Etats Membres approuveront
une augmentation du budget ordinaire. Malgré les informations que je
tente d’obtenir, il est peu probable que nous soyons fixés avant l’Assemblée
mondiale de la Santé au mois de mai. Nous prévoyons un accroissement
continu de nos ressources extrabudgétaires, estimé actuellement à
15 %. Si nous atteignons ce chiffre, la situation nous sera très
favorable, mais, comme vous le savez tous, de nombreuses activités
critiques ne peuvent être financées qu’au titre du budget
ordinaire. Je saisis chaque occasion qui se présente de rappeler cela
aux gouvernements.
Cette prochaine session du Conseil examinera
également une série de propositions issues de toutes les activités
de l’année écoulée liées à la réforme des ressources humaines.
Je remercie tous ceux qui ont consacré tant d’efforts à cette
question, y compris les représentants du personnel dans le monde
entier. Planification des effectifs ; amélioration de la parité
hommes-femmes et de l’équilibre géographique ; gestion de la
qualité du travail ; procédures de règlement des
conflits ; un milieu de travail plus favorable ;
développement du personnel et organisation des carrières ; …
autant de domaines qui feront l’objet de nouvelles initiatives. Nous
n’avons pas encore décidé des modalités à appliquer concernant
la réforme de notre politique des contrats pour les ressources
humaines, mais il n’y a pas urgence.
Chers collègues,
L’année qui commence est prometteuse. Qu’elle
soit heureuse et fructueuse pour chacun d’entre vous, et pour l’OMS,
tel est le voeu que je forme à nouveau.
Je vous remercie. Le moment est venu de vous donner
la parole. Pour commencer, les personnes de nos bureaux régionaux
ont-elles des observations à formuler ?