WHO Home Page

Office of the Director-General

World Health Organization
Organisation mondiale de la Santé

UPDATED: Mon Feb 18 16:59:04 2002

Dr Gro Harlem Brundtland        
Directeur général
Organisation mondiale de la Santé

OMS, Genève
8 janvier 2001


English

Allocution du Directeur général adressée au personnel de l’OMS

Bonjour. Ou bonsoir, car nous sommes directement reliés aux Bureaux régionaux de l’Afrique, de la Méditerranée orientale, de l’Europe et des Amériques. Pour les Bureaux du Pacifique occidental et de l’Asie du Sud-Est, un enregistrement de cette réunion est prévu. Bonne année à tous, où que vous soyez.

Chers collègues,

Cela fait presque deux ans et demi que j’ai pris la parole ici-même pour la première fois pour vous présenter mes idées sur la façon de promouvoir l’action de l’OMS.

J’avais alors proposé plusieurs grands axes :

  • accroître la crédibilité de notre travail technique de façon à avoir davantage recours à des bases factuelles pour fixer nos priorités et déterminer les domaines dans lesquels notre action aura le plus d’impact ;

  • centrer davantage notre action sur ce qui est le plus important pour les plus pauvres ;

  • concentrer notre action sur les domaines dans lesquels nous possédons un avantage par rapport à d’autres ;

  • placer la santé au coeur des préoccupations politiques mondiales et au centre du processus de développement.

Deux ans et demi se sont écoulés depuis. J’estime que nous avons accompli de réels progrès. Nous sommes allés plus vite et plus loin dans certains domaines que dans d’autres, mais, globalement, je dirais que nous avons accompli beaucoup.

Ces progrès sont le fruit de vos efforts à tous, de votre esprit d’innovation aussi. Je n’ai pas souvent l’occasion de m’entretenir avec beaucoup d’entre vous. Aussi laissez-moi vous dire en ce début d’année 2001 combien j’apprécie l’engagement, les efforts et la productivité de tout le personnel de l’OMS. Je sais que, parfois, ce qui est exigé de vous présente de réelles difficultés. J’ai conscience du travail que représente la préparation de réunions et de visites, du mal que vous vous donnez pour que tout se passe bien et des longues journées qui sont le lot de certains d’entre vous. Il suffit de consulter les registres du Siège pour s’apercevoir qu’ici beaucoup de personnes travaillent le soir et le week-end et j’ai déjà constaté les heures tardives auxquelles parviennent certains courriers électroniques à mon bureau.

Nous devons en permanence nous efforcer de communiquer entre nous au sujet de nos projets, des progrès que nous faisons et des problèmes auxquels nous serons confrontés. Cela devrait nous aider à éviter l’accumulation de questions non résolues concernant nos orientations, ou les malentendus quant à nos intentions.

Je remercie particulièrement ceux d’entre vous qui travaillent dur mais ne sont que rarement au premier plan – le personnel de terrain confronté à des conditions très difficiles, le personnel des bureaux de pays, des Régions ou le personnel du Siège –, que votre travail consiste à veiller à ce que nos bureaux soient administrés convenablement, à assurer les fonctions essentielles ou encore à traduire, imprimer, gérer des ressources humaines ou financières. Je connais votre attachement à l’Organisation et à ce qu’elle représente. Nous dépendons de vous : votre travail est vital même s’il n’est pas toujours considéré comme prioritaire, s’il ne fait pas toujours la une ou s’il n’est pas toujours inscrit à l’ordre du jour de nos organes directeurs.

Nous sommes une organisation technique dont l’action est très diversifiée et dont les compétences et le mandat couvrent un éventail de domaines extrêmement large. Tout ce que nous faisons contribue à notre stratégie institutionnelle : chaque tâche est importante et chaque tâche doit être exécutée correctement.

Les progrès ont certes été inégaux. Ils n’ont pas été aussi rapides que nous l’espérions dans tous les domaines. Les Directeurs exécutifs, les Directeurs régionaux et moi-même ne sommes pas toujours parvenus à concentrer notre attention sur tous les domaines dans lesquels un renouvellement ou une assistance sont nécessaires. C’est normal et c’est inévitable, mais l’on peut y remédier. Nous ferons tout notre possible pour vous aider à avancer. Comme vous, nous souhaitons qu’un excellent travail soit réalisé dans tous les domaines auxquels nous sommes censés contribuer, de sorte que l’OMS soit considérée un peu plus chaque jour comme l’institution véritablement responsable de la santé publique.

A l’extérieur, nous avons rencontré beaucoup de bonne volonté et de compréhension.

  • Les responsables mondiaux et les professionnels de la santé apprécient sincèrement le rôle directeur joué par l’OMS et l’énergie qu’elle déploie dans certains domaines clés de la santé publique, comme la lutte antitabac dans le monde, le paludisme, la vaccination ou l’éradication de la poliomyélite. Par exemple, nos relations avec l’Union européenne ont pris un tour nouveau – preuve tangible de la valeur que celle-ci accorde à une collaboration étroite avec l’OMS.

  • Nous avons montré notre attachement à une recherche – fondamentale et appliquée – de qualité comme point de départ essentiel pour une action efficace à tous les niveaux. On nous a demandé d’aider à rassembler différents groupes à l’intérieur de la communauté des chercheurs de façon à accroître au maximum l’impact de leurs travaux.

  • Nous avons aussi établi des relations solides et efficaces avec nos partenaires du développement – dans les pays, au niveau régional et au niveau mondial. Je sais les efforts que vous déployez à cet égard. Mais cela en vaut la peine. Cela apporte un réel changement.

Grâce à ces efforts, nous sommes sur la bonne voie pour occuper, ou dans certains cas regagner, la place et le rôle qui nous reviennent.

Parallèlement à notre propre action et, bien sûr, dans une certaine mesure grâce à celle-ci, la santé est devenue une préoccupation mondiale de premier ordre. Les questions de santé sont omniprésentes, qu’il s’agisse des réunions des dirigeants du G8 ou du dernier roman de John Le Carré. Nous bénéficions aujourd’hui d’un environnement politique sans précédent pour exprimer nos préoccupations et proposer des solutions afin d’améliorer la santé des plus pauvres. C’est une opportunité que nous nous sommes empressés de saisir.

Mais lorsque nous avons exprimé nos orientations et notre détermination et indiqué la façon dont nous entendions procéder, des préoccupations et des oppositions se sont fait jour.

Certaines d’ordre technique, comme lorsque nous allons au-delà de notre rôle classique en épidémiologie, qui consiste à fournir des statistiques sanitaires, et entreprenons d’évaluer l’efficacité des systèmes de santé afin de doter les décideurs de meilleurs outils pour apporter des améliorations et prendre des décisions politiques.

D’autres d’ordre politique, comme lorsque nous suggérons que l’amélioration de la santé est un moyen efficace de lutter contre la pauvreté et non un simple effet de la réduction de la pauvreté.

D’autres encore témoignent de la menace que nous représentons pour ceux qui s’emploient à nuire à la santé des gens – comme lorsque les sociétés productrices de tabac et ceux qui les soutiennent s’en prennent à notre action de lutte antitabac dans le monde.

Chers collègues,

Cette année ne sera pas facile. Nous avons un grand nombre de projets en cours. Nous avons pris de nombreux engagements et nous devons les tenir. Comme nous occupons maintenant une place plus en vue, notre action est examinée de plus près par beaucoup.

J’aimerais vous donner un aperçu des domaines qui retiendront notre attention dans les mois à venir :

La santé mentale. Comme vous le savez, cette année, le thème de la Journée mondiale de la Santé, de même que celui du Rapport sur la santé dans le monde, sera la santé mentale.

Notre effort de sensibilisation visera surtout à lutter contre l’ostracisme dans ce domaine et à mieux faire connaître les nombreux traitements efficaces et d’un coût abordable qui existent mais qui ne sont pas suffisamment utilisés, dans les pays en développement comme dans les pays industrialisés. Le Groupe Maladies non transmissibles et santé mentale a déjà rédigé une excellente brochure sur les maladies mentales qu’il présentera demain aux médias.

Je célébrerai la Journée mondiale de la Santé deux fois cette année : la première le 4 avril à Nairobi, où se réunit le Comité administratif de Coordination de l’ONU, à l’invitation du PNUE, puis à nouveau ici-même, le 6 avril, à l’occasion de ce que j’espère une célébration chaleureuse qui fasse bien comprendre les avantages de l’intégration et des soins – à ceux qui souffrent de troubles mentaux et aux autres.

Le Rapport sur la santé dans le monde fera un bilan complet de nos connaissances : la charge mondiale actuelle et future de morbidité mentale et de troubles neurologiques ; l’efficacité de la prévention et l’existence de traitements ou d’obstacles au traitement ; et, enfin, les politiques nécessaires pour lutter contre l’exclusion et la discrimination et faire en sorte que des moyens de prévention et de traitement efficaces soient mis en place et financés.

J’espère que les efforts que nous déploierons cette année contribueront à accroître l’importance accordée à la santé mentale par rapport aux aspects physiques de la santé, le but étant une priorité égale.

L’effort massif. Cette expression recouvre désormais une démarche bien établie. Le but est d’accélérer les efforts pour lutter contre les problèmes qui touchent les plus défavorisés. J’espère qu’à ce stade on ne considère plus cet effort comme un « nouveau programme de lutte contre la maladie ». Car il ne s’agit pas de cela. Nous avons beaucoup fait pour aider les pays et les institutions à concentrer davantage leurs efforts sur l’impact que peuvent avoir les systèmes de santé sur la santé des plus pauvres.

L’action que nous avons menée l’année dernière à ce titre n’a pas été très conventionnelle. Nous y avons associé les Régions dès le départ. Nous avons travaillé avec les gouvernements, les ONG et d’autres institutions des Nations Unies. Nombre d’activités ont fait appel à plusieurs Groupes, les séances de réflexion ont été nombreuses. Notre action est très large – nous nous intéressons aussi bien à la structure de l’aide internationale au développement qu’aux dispositions à prendre pour financer l’action de santé, en passant par les problèmes politiques et structurels qui empêchent les pays d’utiliser efficacement les programmes de santé et par la prise de décision au niveau mondial. Nous avons consulté de nombreux partenaires et collaboré avec eux tout en nous efforçant de répondre à leurs attentes et de préciser les intentions.

Cela n’a pas été facile. Mais nous avons pris un bon départ tout en sachant que la route sera longue. Les pays en développement demandent que des mesures soient prises pour lutter contre les maladies et affections qui entretiennent la pauvreté. Nous avons montré que nous disposions de suffisamment d’interventions efficaces pour qu’il vaille la peine d’investir dans une montée en puissance de celles-ci. Nous avons travaillé également avec les principaux bailleurs de fonds, qui nous ont assuré qu’ils partageaient notre point de vue sur les mesures à prendre. Je suis particulièrement satisfaite du nouveau partenariat qui s’établit avec la Commission économique pour l’Afrique, l’OUA, l’Union européenne et plusieurs grandes fondations internationales.

Au cours de l’année écoulée, il a donc fallu s’employer surtout à obtenir des donateurs qu’ils s’engagent à verser au moins $3 à 5 milliards par an pendant 15 ans. Ce travail, nous le poursuivrons cette année, en vue notamment de la réunion des dirigeants du G8 à Gênes, en juillet.

Au cours de l’année à venir, cet effort massif visera surtout à mettre en place de meilleurs moyens d’acheminer efficacement les fonds, à améliorer la capacité des systèmes de santé à les absorber et à obtenir des résultats concrets sur le terrain.

En même temps, les travaux de la Commission Macroéconomie et Santé entrent dans leur dernière année et un grand nombre des conclusions de la Commission et de ses sous-comités confirmeront que le renforcement de l’action destinée à améliorer les résultats sanitaires pour les populations défavorisées est économiquement justifié. Lorsque le Rapport sera présenté, au mois de décembre, nous espérons voir certains des principaux économistes mondiaux appuyer clairement et fermement le rôle central de la santé dans le développement. Cela aura un effet stimulant sur tout notre travail et nous aidera à défendre nos messages sur toutes les questions de santé à l’intention des premiers ministres et des ministres des finances partout dans le monde.

Le tabac. Cette année sera importante pour les négociations de la convention-cadre internationale pour la lutte antitabac. L’organe intergouvernemental de négociation se réunira à nouveau au mois d’avril. Nous pensons qu’un grand pas en avant sera franchi sur la voie d’une convention forte.

Je voudrais rappeler ceci : avec la convention-cadre internationale, l’OMS a assumé un rôle nouveau et encore inexploré pour l’organisme de santé que nous sommes. C’est la première fois que nous avons fait usage de notre capacité de créer un traité juridique international pour faire progresser notre travail, ce qui a nécessité la mise en place d’un mécanisme interne entièrement nouveau dont les répercussions débordent largement le cadre du Groupe NMH. Sous la présidence de M. Amorim, Ambassadeur du Brésil, les négociations au sein de l’organe intergouvernemental de négociation sont les premières jamais menées par des Etats Membres en dehors de l’Assemblée mondiale de la Santé.

Les travaux de l’organe intergouvernemental de négociation avaient été précédés l’an dernier par des auditions publiques sans précédent sur la convention-cadre. Ce fut une réussite retentissante, et ce modèle pourra être utilisé à l’avenir pour obtenir des suggestions sur d’autres problèmes complexes.

Le rapport sur les manipulations de l’activité de l’OMS par l’industrie du tabac contenait un certain nombre de recommandations dont nous avons pris note – et nous avons modifié notre travail en conséquence –, comme les politiques sur les conflits d’intérêts parmi les membres du personnel et nos consultants. Découvrir ainsi qu’un groupe d’intérêts pouvait influencer notre travail nous a servi de leçon et rappelé, si besoin était, que nous devons rester vigilants et résister énergiquement à toute pression visant à nous détourner de nos valeurs fondamentales.

L’action pour l’éradication de la poliomyélite continuera avec la même intensité que l’an dernier. Des journées nationales et régionales de vaccination sont prévues en Afrique occidentale et en Afrique centrale et dans les pays de la Région de la Méditerranée orientale et de l’Asie du Sud-Est où subsiste encore le poliovirus sauvage. Nous poursuivrons aussi la campagne destinée à assurer le financement qui permettra de conduire ce processus essentiel à son terme.

Une autre de nos activités principales, l’année dernière, a été l’évaluation de la performance des systèmes de santé. Comme vous le savez, le Rapport sur la santé dans le monde de l’année dernière a suscité un grand débat – comme nous l’espérions et comme nous pensions que ce serait le cas. Ce débat continue, et il se poursuivra pendant la prochaine session du Conseil exécutif. Tout comme l’action visant à élaborer et améliorer les modalités de cette évaluation.

Ce travail est un élément fondamental de notre rôle si nous voulons être un instrument utile pour les Etats Membres. Les professionnels de santé – qu’ils soient praticiens ou chercheurs – utilisent nos statistiques épidémiologiques. Mais, pour mieux aider les responsables politiques à améliorer le système de santé national, l’OMS doit leur fournir des données plus affinées sur la performance qui leur permettront d’évaluer et de comparer la performance des systèmes de santé de différentes parties de leur pays. Ils pourront également souhaiter comparer la performance de leur système de santé à son potentiel optimal, ainsi qu’à la performance d’autres pays. Nous serons d’autant mieux à même d’aider à réaliser les buts de la santé pour tous que nous serons capables d’établir un lien entre la base de connaissances de l’épidémiologie et les instruments de l’économétrie.

Chers collègues,

L’année dernière, j’ai passé beaucoup de temps à faire connaître nos idées aux dirigeants et aux responsables politiques du monde entier. J’ai parlé de la nécessité de combattre le tabagisme. J’ai parlé de la nécessité de poursuivre l’action pour éradiquer la poliomyélite. De la nécessité de combattre les maladies responsables de la pauvreté et qui la perpétuent, et de la nécessité d’édifier des systèmes de santé plus performants, mieux adaptés et plus équitables.

Cela signifie que j’ai beaucoup voyagé et, par conséquent, que je n’ai pas pu passer suffisamment de temps ici. Je tâcherai cette année de passer les deux tiers de mon temps au bureau et je m’efforcerai de rencontrer plus régulièrement les Groupes du Siège ainsi que les personnels des Régions lorsqu’ils seront de passage à Genève ou que je me rendrai dans les bureaux régionaux et les bureaux de pays.

Plusieurs domaines seront importants pour la poursuite de notre travail au cours de l’année à venir :

Nous apprenons toujours à travailler comme une seule et même Organisation – en même temps que comme un réseau efficace répondant aux besoins particuliers de chaque pays et de sa population. Les équipes de l’OMS dans les pays sont aux avant-postes. Ce sont elles, à de nombreux égards, qui déterminent dans quelle mesure nous sommes capables d’opérer de réels changements. Aussi, au cours de l’année à venir, nous efforcerons-nous davantage d’assurer que les pays, et leur population, soient au centre de nos travaux et de notre action.

Tous ensemble, nous nous emploierons à accroître au maximum le soutien que les unités interpays, les départements régionaux et les groupes basés à Genève peuvent apporter aux équipes dans les pays. Je sais que vous êtes déjà nombreux à utiliser régulièrement les nouvelles techniques de visioconférence pour améliorer les liens entre différents partenaires de notre réseau et d’autres partenaires du système des Nations Unies. Nous en avons la possibilité grâce à nos nouveaux réseaux téléphoniques et vidéo – plus facilement et plus économiquement que jamais auparavant. Nous sommes tous reconnaissants aux personnes qui ont beaucoup travaillé pour que ces liaisons soient possibles.

La réunion mondiale prochaine des représentants de l’OMS aidera également à renforcer l’activité entre les pays, les Régions et le Siège.

Nous privilégions actuellement nos systèmes internes – pour gérer nos précieuses ressources humaines et nos maigres moyens financiers, afin qu’ils soient utilisés au mieux et donnent les résultats que nous avons souhaités. Cela suppose que nous mettions les bons outils entre vos mains, que nous simplifiions les processus complexes et que nous adoptions les mêmes meilleures pratiques dans toute l’Organisation. Des engagements et une coopération seront nécessaires mais, sans cela, nous ne pourrons mener à bien les importantes modifications structurelles déjà entreprises. Si votre participation est sollicitée, j’espère que vous serez prêts à relever le défi.

Nous accorderons un rang élevé de priorité à l’amélioration de nos technologies de l’information pour que les administrateurs de programme dans les pays, dans les Régions et à Genève puissent savoir où ils en sont et tirer le meilleur parti possible de ces ressources.

Il semble inévitable qu’une part croissante de l’action de l’OMS en faveur des questions de santé – que ce soit au niveau national, régional ou mondial – soit financée à l’avenir au moyen de ressources versées en complément des contributions des Etats Membres.

Suivant l’avis du Bureau du Conseiller juridique, le Bureau du Directeur général examine très soigneusement les conditions dont sont assortis les fonds versés par des fondations ou des entités privées. Soyez-en assurés : aucun financement n’est accepté dès lors que les conditions associées à son versement vont à l’encontre des valeurs de l’Organisation ou menacent les structures administratives et les procédures établies de l’Organisation.

Notre premier défi de l’année est à portée de main : la session du Conseil exécutif s’ouvrira lundi prochain dans cette même salle.

Le point le plus important à l’ordre du jour est le projet de budget programme pour 2002-2003. Il donne le tracé de l’étape suivante de notre réforme. Je remercie tous ceux d’entre vous, dans nos six Régions et au Siège, qui ont été associés à son élaboration. Le nouveau processus de planification pour chacun des 35 domaines de travail, fruit d’amples consultations entre le Siège et les Régions, s’est déroulé de façon extrêmement satisfaisante. Nous disposons d’un ensemble de résultats escomptés pour nos activités, qui nous permettront de contribuer de façon réellement novatrice aux résultats sanitaires mondiaux.

Ainsi que vous l’avez probablement déjà deviné, nous ne savons pas encore si nos Etats Membres approuveront une augmentation du budget ordinaire. Malgré les informations que je tente d’obtenir, il est peu probable que nous soyons fixés avant l’Assemblée mondiale de la Santé au mois de mai. Nous prévoyons un accroissement continu de nos ressources extrabudgétaires, estimé actuellement à 15 %. Si nous atteignons ce chiffre, la situation nous sera très favorable, mais, comme vous le savez tous, de nombreuses activités critiques ne peuvent être financées qu’au titre du budget ordinaire. Je saisis chaque occasion qui se présente de rappeler cela aux gouvernements.

Cette prochaine session du Conseil examinera également une série de propositions issues de toutes les activités de l’année écoulée liées à la réforme des ressources humaines. Je remercie tous ceux qui ont consacré tant d’efforts à cette question, y compris les représentants du personnel dans le monde entier. Planification des effectifs ; amélioration de la parité hommes-femmes et de l’équilibre géographique ; gestion de la qualité du travail ; procédures de règlement des conflits ; un milieu de travail plus favorable ; développement du personnel et organisation des carrières ; … autant de domaines qui feront l’objet de nouvelles initiatives. Nous n’avons pas encore décidé des modalités à appliquer concernant la réforme de notre politique des contrats pour les ressources humaines, mais il n’y a pas urgence.

Chers collègues,

L’année qui commence est prometteuse. Qu’elle soit heureuse et fructueuse pour chacun d’entre vous, et pour l’OMS, tel est le voeu que je forme à nouveau.

Je vous remercie. Le moment est venu de vous donner la parole. Pour commencer, les personnes de nos bureaux régionaux ont-elles des observations à formuler ?

Return to Director General's main page