Allocution devant le personnel de L'OMS
Chers collègues de nos 147 bureaux de pays, des six bureaux régionaux, du Siège et d’ailleurs,
J’ai commencé à travailler à l’OMS il y a vingt ans presque jour pour jour. Pendant ces deux décennies, j’ai été le témoin privilégié d’un grand nombre de réalisations de notre Organisation. Et c’est grâce à vous, membres du personnel de l’OMS, que ces réalisations ont été rendues possibles.
La diversité des compétences, alliée à sa diversité culturelle, est ce qui fait la force de l’OMS. Nous savons allier la sagesse de l’expérience et l’énergie et l’enthousiasme de la jeunesse. Les plus jeunes de nos collègues sont nés peu de temps avant que j’entre à l’Organisation. Deepti Adlakha, par exemple, qui travaille à la bibliothèque du Bureau régional de l’Asie du Sud-Est à New Delhi, avait un an lorsque j’ai commencé à travailler pour l’OMS à Fidji.
Un engagement précoce peut devenir une vocation à vie. Joseph Ockana, administrateur au Bureau régional de l’Afrique à Brazzaville, est entré à l’OMS en 1964 alors qu’il n’avait que 21 ans. Cela fait bientôt 39 ans qu’il est au service de l’Organisation.
Le cas de ces deux collègues illustre l’éventail des expériences et certaines des multiples compétences dont l’OMS peut se prévaloir. Vétérans comme nouveaux venus, personnel administratif, personnel professionnel ou personnel d’entretien : sans la contribution de tous et de chacun, tout progrès serait impossible.
Nous ouvrons aujourd’hui une nouvelle page de l’histoire de notre Organisation. Nous poursuivrons les activités en cours. Mais nous apporterons également les changements nécessaires pour atteindre notre objectif : des résultats dans les pays.
L’action sanitaire mondiale doit être guidée par un idéal éthique. Cet idéal est énoncé dans la Constitution de l’OMS. Il repose sur un engagement – celui de respecter tous les êtres humains – et inspire chaque parcelle de notre action.
Le concept de santé pour tous illustre la quête de justice sociale et d’équité en matière de santé exprimée dans la Constitution de l’OMS. La Déclaration d’Alma-Ata nous inspire toujours – car elle place les gens au coeur de la santé et du développement. Les résolutions de l’Assemblée mondiale de la Santé en mai dernier et le dynamisme des agents de santé et des communautés partout dans le monde montrent que l’idéal de la santé pour tous est toujours vivant. Les slogans passent. Mais l’objectif de la santé pour tous reste et restera toujours essentiel à l’action de l’OMS.
Chers collègues, Notre travail au cours des années à venir sera guidé par trois principes :
Nous devons faire ce qu’il faut, là où il faut, et comme il le faut.
D’abord, faire ce qu’il faut.
Aujourd’hui, alors que la pandémie de VIH/SIDA entre dans sa troisième décennie, une volonté politique ranimée et de nouvelles technologies offrent la possibilité de faire reculer cet ennemi mortel. La communauté internationale doit agir sans attendre. Nous devons passer la vitesse supérieure et élaborer une stratégie mondiale intégrée de lutte contre le VIH/SIDA liant prévention, soins et traitement, et donnant la priorité aux régions pauvres et sous-desservies. Je crée donc une équipe chargée de faire en sorte que l’OMS, en collaboration avec ses partenaires locaux, nationaux et internationaux, soit à l’avant-garde de cet effort.
Le Fonds mondial et les programmes bilatéraux se sont engagés à accroître les ressources en faveur de la lutte contre le SIDA. Mais, pour que ces ressources puissent produire des résultats, les pays sollicitent une coopération technique pour l’élaboration et la mise en oeuvre de programmes complets de lutte contre le VIH/SIDA. Je me concentrerai sur les ressources que peut consacrer l’OMS à aider les pays qui se trouvent en première ligne de cette pandémie.
En mai, l’Assemblée mondiale de la Santé a pris acte du but consistant à fournir à trois millions d’habitants des pays en développement des traitements antirétroviraux d’ici fin 2005. L’objectif « trois millions d’ici 2005 » représente un énorme défi à la fois technique et politique. D’ici le 1er décembre, Journée mondiale du SIDA, le Département VIH/SIDA de l’OMS établira, avec ses partenaires, un plan mondial qui permette d’atteindre ce but. Avec des partenaires comme l’ONUSIDA, l’OMS utilisera tous les moyens de sensibilisation dont elle dispose pour mobiliser la volonté politique et dégager les ressources supplémentaires nécessaires pour mettre en pratique ce plan.
Nous mettrons à profit la fourniture de traitements contre le SIDA pour renforcer la prévention du VIH et développer les systèmes de santé. La résistance aux antirétroviraux doit être surveillée de très près. Je m’emploierai, avec nos partenaires, à établir un réseau mondial chargé de surveiller la résistance aux médicaments contre le SIDA.
En 2001, le partenariat Halte à la tuberculose a lancé le dispositif mondial d’approvisionnement en médicaments antituberculeux et le Comité Feu vert en vue de mettre à disposition des médicaments antituberculeux de qualité à prix réduits. Ces dispositifs ont favorisé la normalisation du traitement, ouvrant ainsi la voie au développement des programmes et contribuant à lutter contre la pharmacorésistance. Cette année encore, l’OMS lancera des initiatives similaires pour le paludisme et le VIH/SIDA.
Afin de favoriser les synergies de notre action contre les principales maladies infectieuses, les Départements de l’OMS chargés du VIH/SIDA, de la tuberculose et du paludisme seront rassemblés en un seul Groupe. Ce regroupement facilitera notre travail au niveau interne. Il permettra également de rationaliser nos relations avec les pays et des partenaires comme le Fonds mondial.
Les partenariats avec les pays pour la réalisation des objectifs de développement de la Déclaration du Millénaire touchant à la santé seront essentiels pour l’OMS dans les années à venir. Nous considérons les objectifs en question comme des étapes sur la voie de la santé pour tous. Jusqu’ici, la contribution de l’OMS aux objectifs de développement a surtout consisté à mesurer des résultats. Nous continuerons à insister sur l’importance de données fiables et à coopérer au développement des capacités de mesure au niveau national. Mais nous renforcerons également la coopération technique avec les pays pour l’élaboration et la mise en oeuvre de plans nationaux qui permettent d’atteindre ces cibles.
Les menaces pour la santé de la mère et de l’enfant exigent une action intensifiée. Plus de 500 000 femmes meurent chaque année au cours de la grossesse et de l’accouchement ; des millions d’autres sont malades ou handicapées. Cette année, plus de dix millions d’enfants de pays à revenu faible à intermédiaire mourront avant d’avoir atteint leur cinquième anniversaire. Sept décès sur dix sont dus à cinq problèmes de santé évitables et traitables : la pneumonie, la diarrhée, le paludisme, la rougeole et la malnutrition. Nous pouvons réduire sensiblement cette hécatombe en travaillant avec les pays pour veiller à ce que les systèmes de prestation de soins de santé intègrent des stratégies telles que Pour une grossesse à moindre risque et la prise en charge intégrée des maladies de l’enfant.
Les maladies non transmissibles et les traumatismes représentent une part croissante – près de 60 % –de la charge de morbidité mondiale. Nous allons élaborer et mettre en oeuvre un plan complet pour lutter contre les maladies non transmissibles.
Nous poursuivrons et nous développerons notre action dans des domaines comme la lutte antitabac, la nutrition, la violence et les traumatismes, et la santé mentale. Les transitions nutritionnelles qui touchent désormais l’ensemble des communautés sauf les plus pauvres sont à l’origine de problèmes majeurs. En travaillant avec toutes les parties prenantes, nous devons élaborer des approches intégrées qui répondent aux besoins essentiels des populations malnutries, tout en évitant les conséquences néfastes de régimes alimentaires inappropriés. La Journée mondiale de la Santé 2004 sera consacrée aux accidents de la circulation, qui font plus d’un million de morts chaque année, dont la grande majorité dans les pays en développement. La plupart pourraient être évités grâce aux connaissances et à l’expérience dont nous disposons.
Nous allons éradiquer la poliomyélite. C’est un âpre combat qui nous attend, mais, avec détermination, nous pourrons mener à son terme le patient effort déployé par la communauté sanitaire mondiale pour mettre fin à ce fléau.
Nous devons également nous préparer à de nouvelles menaces. La crise du SRAS a montré le rôle essentiel que devait jouer l’OMS en coordonnant l’action internationale face aux flambées de maladies infectieuses. Le SRAS a également révélé les faiblesses de la surveillance mondiale des maladies. Nous nous emploierons avec nos partenaires du réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie, et avec les donateurs bilatéraux et multilatéraux, à renforcer les systèmes de surveillance nationaux et régionaux. Nous consoliderons les fonctions d’appui et de coordination du réseau mondial. Et nous procéderons à la révision du Règlement sanitaire international afin d’améliorer la lutte contre la maladie.
Mais faire ce qu’il faut ne suffit pas. Nous devons également cibler notre action là où il faut.
Cela revient à donner aux pays une place centrale. Si cette idée est aussi ancienne que l’Organisation elle-même, ce qui est nouveau c’est l’urgence de notre engagement et notre détermination à concrétiser cet engagement en nous en donnant les moyens. Nous allons placer les pays là où ils devraient être – c’est-à-dire au coeur de l’action de l’OMS.
Dans les mois et les années à venir, nous allons renforcer la présence de l’OMS et son impact au niveau des pays. En travaillant avec les Etats Membres, les Directeurs régionaux et le personnel de l’OMS dans les pays, nous ferons en sorte que nos bureaux de pays soient dotés des ressources et des pouvoirs dont ils ont besoin. Nous donnerons les moyens aux bureaux de pays de travailler plus efficacement et de manière plus transparente avec les pays pour répondre aux besoins nationaux et locaux en matière de santé.
Ces dernières années ont vu une concentration accrue des ressources de l’OMS à Genève. La concentration a certes permis un excellent travail au Siège. Mais l’on a pu observer un éloignement progressif des programmes fondés sur les besoins des pays en faveur de programmes axés sur les priorités du Siège.
Je demande à tous les Sous-Directeurs généraux d’analyser les activités de leurs Groupes respectifs et de proposer des mesures précises pour redéployer des ressources du Siège vers les Régions et les pays. Je commencerai par déployer des ressources supplémentaires dans les bureaux de pays prioritaires afin de renforcer les moyens de lutte contre le VIH/SIDA et consolider les systèmes de santé. Ces ressources devraient être disponibles dès le début de 2004 pour favoriser une montée en puissance rapide de la coopération technique en faveur de la lutte contre le VIH/SIDA et autres priorités absolues.
Les pays ont exprimé leur volonté de voir se développer la coopération en matière de développement des systèmes de santé. Ce sera la mission essentielle du Groupe Bases factuelles et information à l’appui des politiques. La nouvelle direction de ce Groupe sera chargée de mettre en oeuvre un processus de planification stratégique pour s’acquitter de cette tâche.
L’information sanitaire est le ciment qui garantit la solidité du système de santé. La plupart des pays auraient besoin de systèmes d’information plus solides et mieux intégrés. Je prendrai pour exemple les registres d’état civil qui permettent de comptabiliser les naissances et les décès. Beaucoup de pays et notamment les pays les plus fortement touchés par la maladie sont encore dépourvus de tels systèmes. Si nous voulons que les gens comptent, nous devons d’abord être capables de compter les gens. A cette fin, je mettrai en place, avec les Etats Membres et des organisations internationales dont la Fondation Gates, la Banque mondiale et l’UNICEF, un partenariat OMS en faveur de l’information sanitaire. Nous mettrons en place un réseau métrique sanitaire pour aider les pays à combler leurs principales lacunes en matière d’information sanitaire.
Dans le secteur de la santé, de nombreux pays doivent faire face à une crise des ressources humaines. La pénurie de personnel de santé qualifié diffère la réalisation d’objectifs sanitaires, tels que celui des « trois millions d’ici 2005 » et l’objectif du Millénaire concernant la mortalité maternelle. Notre coopération avec les pays sur cette question doit être intensifiée. Ensemble, nous devons renforcer le personnel de santé au moyen de méthodes de formation, d’un déploiement et d’un encadrement novateurs des agents de santé communautaires et autres. La mobilisation de la communauté est une clé de la réussite. L’engagement de l’OMS aux côtés de la société civile et des communautés doit se développer aussi bien dans les instances internationales que sur le terrain au niveau des pays.
Au niveau international, l’OMS peut apporter une contribution directe au renforcement des ressources humaines pour la santé. Début 2004, je lancerai un nouveau programme pour les responsables de l’action en santé. Cette initiative consistera à recruter de jeunes cadres prometteurs de la santé publique du monde entier et leur donnera l’occasion de suivre pendant deux ans une formation à l’OMS – dans les pays, dans les bureaux régionaux, ainsi qu’au Siège. Epaulés par des membres du personnel plus chevronnés, ces jeunes cadres constitueront la prochaine génération de responsables de l’action internationale de santé.
La capacité des pays à mettre en place et à maintenir des systèmes de santé répondant aux besoins des gens est conditionnée par des forces mondiales. Pour mettre les pays au centre de notre action, il faut une réflexion critique sur les facteurs qui influencent le développement durable et sur les conséquences sanitaires des politiques de développement. C’est à l’OMS qu’il incombe de défendre avec force la santé dans les débats internationaux sur toutes les questions qui la concernent. Nous poursuivrons notre travail d’analyse et de sensibilisation sur les effets sanitaires des politiques commerciales mondiales, des droits de propriété intellectuelle, des changements de l’environnement, des migrations, des conflits et des autres institutions et processus liés au développement.
En nous efforçant de faire ce qu’il faut, là où il faut, nous devons également agir comme il le faut, ce qui implique une nouvelle façon de travailler ensemble.
Pour servir les Etats Membres de manière plus efficace, nous devons modifier nos politiques de ressources humaines. Je veux permettre à tous ceux qui travaillent pour l’OMS d’être plus performants en tirant davantage de satisfaction de leur travail. Je vais faire procéder à un recensement des talents à l’échelle de l’Organisation et cette initiative sera menée à bien dans le courant de l’année. Il s’agit de faire en sorte que les compétences et l’expérience de chacun soient utilisées de manière efficace pour atteindre notre but commun d’améliorer les résultats dans les pays.
J’institue un nouveau système de mobilité du personnel, donnant à chacun l’occasion de travailler dans différentes zones géographiques et dans différents domaines fonctionnels. Le programme favorisera le développement du personnel, encouragera l’échange des connaissances et renforcera les liens entre les pays, les Régions et le Siège. Ces prochaines semaines, j’examinerai, avec tous les Directeurs et bureaux régionaux, les préparatifs concernant les projets de roulement et de mobilité du personnel.
Notre système d’évaluation du personnel ne parvient pas toujours à aider chacun à améliorer ses résultats. Nous fonderons l’évaluation sur un dialogue constructif, conduisant à un véritable plan de carrière pour chaque membre du personnel. Je consacrerai des ressources accrues au développement du personnel. Je réexamine nos procédures de recrutement et d’établissement de contrats pour respecter notre engagement en faveur de l’équité, de l’équilibre géographique et de la parité entre les sexes. Ce ne sont pas seulement nos politiques dans des domaines déterminés, mais c’est toute notre culture institutionnelle qui doit évoluer. Cette évolution ne peut être imposée, mais elle peut être façonnée et appuyée à tous les niveaux, des bureaux de pays jusqu’à Genève. Le climat à l’intérieur de l’OMS doit être davantage placé sous le signe de l’ouverture et de la collaboration. Nous devons collaborer plus étroitement, dans une atmosphère de confiance et de respect mutuel. Les décisions seront davantage fondées sur la participation. L’échange d’informations entre les Groupes et les Départements s’intensifiera.
Dans certains cas, la simple disposition de l’espace dans lequel nous travaillons sera modifiée pour faciliter l’introduction de nouvelles façons de travailler. Ainsi, le Bureau du Directeur général, ici au Siège, sera réorganisé sous la forme d’un bureau paysager dans lequel je n’occuperai moi-même qu’une place parmi d’autres. Ce n’est pas seulement là un geste symbolique. C’est une façon de veiller à ce que les lignes de communication restent ouvertes, à ce que je reste en contact.
Une collaboration accrue débouchera sur une efficacité accrue.
J’examinerai et je rationaliserai les procédures administratives. Les Unités d’appui administratif peuvent en effet être rationalisées. Dorénavant, chaque MSU desservira deux Groupes.
Je favoriserai l’efficacité en améliorant l’utilisation de la technologie de l’information. La technologie de l’information est un important catalyseur, permettant d’atteindre plus facilement les buts de l’OMS – notamment une intégration plus étroite et un impact accru au niveau des pays. Actuellement, les spécialistes talentueux de la technologie de l’information à l’OMS se heurtent à un manque de ressources et à l’absence d’une stratégie institutionnelle globale en matière de technologie. Ces prochains mois, je ferai établir un plan complet de gestion des connaissances et de la technologie de l’information pour l’ensemble de l’Organisation. Nous mettrons au point une structure d’équipe claire et rationnelle pour le Département lui-même. Nous rationaliserons les fonctions administratives par le système mondial de gestion. Nous mettrons au point des solutions de technologies de l’information souples à l’écoute des utilisateurs qui faciliteront la collaboration. Ainsi, aujourd’hui, j’ai introduit un nouveau réseau pilote au Bureau du Directeur général. Nous renforcerons la gestion de l’information dans les bureaux de pays ainsi que la connectivité entre le Siège, les pays et les Régions. Nous trouverons des solutions pour faciliter la gestion et l’utilisation des données là où elles sont recueillies.
Ces dernières années, la planification a été effectuée, non plus sur la base des ressources, mais en fonction des résultats. C’est cette évolution qui doit également inspirer notre action en matière d’évaluation et d’audit. Je renforce notre capacité d’audit et je nomme également un médiateur technique.
Chers collègues,
Je suis fier de pouvoir déclarer que nous avons réussi à recruter un groupe exceptionnel de femmes et d’hommes qui nous rejoignent pour nous aider dans la tâche qui nous attend. Vous avez déjà pris connaissance de leur nom dans le message que je vous ai envoyé la semaine dernière.
Permettez-moi de vous présenter mon équipe de Sous-Directeurs généraux :
Denis Aitken (Royaume-Uni), précédemment Chef de Cabinet, dirigera le Bureau du Directeur général.
Liu Peilong (Chine), précédemment Directeur général du Département de la Coopération internationale au Ministère chinois de la Santé, sera Conseiller du Directeur général.
Anarfi Asamoa-Baah (Ghana), actuellement Directeur exécutif, Technologie de la santé et produits pharmaceutiques, dirigera le Groupe Maladies transmissibles.
Kazem Behbehani (Koweït), jusqu’ici responsable de la Liaison pour la Méditerranée orientale à DGO, dirigera le Groupe Relations extérieures et organes directeurs.
Jack Chow (Etats-Unis d’Amérique), jusqu’ici Ambassadeur et Vice-Secrétaire adjoint à la santé et à la science au Département d’Etat, dirigera le nouveau Groupe VIH/SIDA, tuberculose et paludisme.
Tim Evans (Canada), Directeur de l’équité pour la santé à la Fondation Rockefeller à New York, dirigera le Groupe Bases factuelles et information à l’appui des politiques.
Catherine Le Gales-Camus (France), Conseiller scientifique auprès du Directeur général de la Santé, dirigera le Groupe Maladies non transmissibles et santé mentale.
Kerstin Leitner (Allemagne), Coordonnateur résident des Nations Unies et Représentant résident du PNUD en Chine, sera responsable du Groupe Développement durable et milieux favorables à la santé.
Vladimir Lepakhin (Fédération de Russie), jusqu’ici chef du Département de Pharmacologie générale et clinique à l’Université russe de l’amitié entre les peuples, dirigera le Groupe Technologie de la santé et produits pharmaceutiques.
Anders Nordström (Suède), Chef de la Division de la Santé à l’Agence suédoise pour le Développement international, sera responsable du Groupe Administration.
Joy Phumaphi (Botswana), actuellement Ministre de la Santé du Botswana, dirigera le Groupe Santé familiale et communautaire.
J’ai prié quatre collègues éminents, qui ont terminé leur mandat de membres du Cabinet du Dr Brundtland, d’assumer des tâches importantes.
J’ai chargé David Heymann de diriger nos activités concernant l’éradication de la poliomyélite et David Nabarro notre action sanitaire en situation de crise. Tomris Türmen dirigera une équipe chargée d’évaluer les incidences sanitaires des structures des droits de la propriété intellectuelle et formulera des recommandations politiques claires dans ce domaine. J’ai chargé Derek Yach d’établir un plan complet de renforcement de l’action de l’OMS face aux maladies non transmissibles.
Je nomme également les Directeurs suivants : Robert Beaglehole (Nouvelle-Zélande) – Bases factuelles et information à l’appui des politiques ; Margaret Chan (Chine) – Protection de l’environnement humain ; Graeme Clugston (Australie) – Médiateur technique ; Marie Andrée Diouf (Sénégal/France) – Coopération et appui aux pays ; Hiroyoshi Endo (Japon) – Maladies transmissibles : prévention, lutte et éradication ; Mario Raviglione (Italie) – Halte à la tuberculose au sein du nouveau Groupe VIH/SIDA, tuberculose et paludisme ; Bernhard Schwartlander (Allemagne) – Information stratégique à l’appui du VIH/SIDA, de la tuberculose et du paludisme ; Ambi Sundaram (Sri Lanka) – Services d’appui, achats et voyages ; Paulo Teixeira (Brésil) – VIH/SIDA, tuberculose et paludisme.
Chers collègues,
Les membres de l’équipe que je viens de vous présenter seront des catalyseurs de notre action. Mais pour atteindre les buts que j’ai esquissés, nous avons besoin de l’engagement de tous les membres du personnel de l’OMS, de l’appui des Etats Membres ainsi que des efforts de nos partenaires nationaux et internationaux.
Avec humilité et détermination, nous poursuivrons notre travail au cours des mois et des années à venir. L’idéal fondateur de l’OMS, ses réalisations, ses partenaires et avant tout les gens qui la composent nous offrent pour cela des bases solides. Nous mettrons les pays au coeur même de nos efforts. Guidés par nos principes de loyauté, de transparence et d’engagement à faire le mieux possible, nous progresserons vers l’objectif de la santé pour tous. Ensemble, en tirant les enseignements du passé, nous pouvons changer l’avenir de la santé publique mondiale.
Je vous remercie beaucoup.