Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Prévention et atténuation de la grippe pandémique dans les communautés qui manquent de ressources

Ces recommandations succinctes sont extraites du document de l’OMS consacré à la préparation en cas de grippe pandémique et aux mesures d’atténuation chez les populations réfugiés et personnes déplacées: lignes directrices à l’intention des organismes humanitaires.


Protection du personnel

Il est important de respecter rigoureusement les précautions de base (mesures de base destinées à réduire au maximum l’exposition directe sans protection au sang et aux liquides corporels) ainsi que les précautions à prendre pour se protéger des gouttelettes respiratoires (masques médicaux lorsque l’on est en contact rapproché avec des malades présentant des symptômes respiratoires) pour réduire les possibilités de transmission en milieu médicalisé. Il faudra envisager des dispositifs pour l’achat (et/ou le stockage) d’antibiotiques, de matériel de protection individuel, d’antiviraux et de vaccins (le cas échéant), en prévoyant des protocoles et des priorités d’utilisation.

Les destinataires prioritaires seront les personnes appelées à être en contact clinique direct avec les patients, et le personnel appelé à maintenir des fonctions essentielles qui prévoit d’être en contact étroit avec des personnes potentiellement malades.

Il est essentiel en tout temps de maîtriser la source d’infection (c’est?à?dire la personne malade) car cela peut éviter les possibilités de transmission ; le patient doit être encouragé à tout moment à tousser/éternuer dans un mouchoir en tissu/en papier ou dans une manche et à se laver les mains souvent.

Masques

Des priorités devraient être prévues pour l’utilisation des masques, de sorte que les personnes les plus exposées aient accès à des moyens de protection. Les masques ne doivent pas être portés en permanence car ils peuvent devenir gênants, en particulier sous les climats chauds. Ils devraient être portés en priorité par les agents de santé et les soignants, et autre personnel essentiel lorsqu’ils sont en contact rapproché (environ 1 mètre) avec les malades.

Antibiotiques et antiviraux

Antibiotiques. Il faudrait envisager de stocker des quantités d’antibiotiques suffisantes pour traiter la pneumonie bactérienne secondaire chez au moins 5 à 10 % de l’ensemble du personnel et de l’entourage des malades.

Antiviraux. Si possible et lorsque les quantités nécessaires sont disponibles, les organismes devraient stocker suffisamment d’oseltamivir pour fournir un traitement au personnel malade et une prophylaxie postexposition au personnel essentiel.

Autosurveillance

Les personnels de santé devraient contrôler leur température deux fois par jour. Toute température devrait être signalée et les membres du personnel fiévreux devraient rester chez eux. Si un membre du personnel est souffrant, un traitement par des antiviraux ainsi que des soins d’appoint comme pour les autres patients devraient lui être dispensés à domicile par un soignant.

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