Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – Mise à jour

Bulletin d’information sur les flambées épidémiques

L’OMS a été informée de deux cas confirmés en laboratoire supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) en Arabie saoudite.

Le premier cas est une femme de 51 ans originaire d’Arabie saoudite et vivant dans la Province de Jawf. Ses symptômes sont apparus le 20 novembre 2013. Elle présente une pathologie chronique sous-jacente et a été transférée à Riyad pour traitement dans une unité de soins intensifs. Il n’a pas été signalé pour elle de contacts avec des animaux. Les investigations épidémiologiques sont en cours. Le second cas est une femme de 26 ans non saoudienne, qui exerçait comme soignante à Riyad. Elle est asymptomatique. D’après les rapports, elle a été en contact avec un cas masculin confirmé en laboratoire de MERS-CoV de 37 ans, notifié à l’OMS le 21 novembre 2013.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 à ce jour, l’OMS a été informée au total de 165 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, parmi lesquels 71 décès.

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. Les voyageurs revenant d’un séjour récent au Moyen-Orient et chez lesquels apparaît une IRAS devront subir un dépistage du MERS-CoV conformément aux recommandations actuelles en matière de surveillance.

Les patients diagnostiqués et notifiés comme cas jusqu’à présent ont eu comme affection primaire une maladie respiratoire. La diarrhée est couramment signalée chez ces patients et parmi les complications sévères dont ils peuvent souffrir, figurent l’insuffisance rénale et le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) avec choc. Il est possible que les patients souffrant d’une immunodéficience sévère présentent des signes et symptômes atypiques.

Il est rappelé aux établissements médicaux l’importance de l’application systématique des mesures de prévention et de lutte contre les infections (IPC). Les établissements qui prodiguent des soins à des patients chez lesquels une infection à MERS-CoV est suspectée ou confirmée devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission de ce virus à d’autres patients, aux soignants et aux visiteurs

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV, en communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection ainsi que la description de l’évolution clinique. Il convient de lancer sans tarder des investigations pour identifier le mode d’exposition, de manière à prévenir la poursuite de la transmission du virus.

Les personnes exposées à un risque élevé de maladie grave due au MERS-CoV devraient éviter les contacts rapprochés avec des animaux lorsqu’ils se rendent dans des fermes ou des élevages situés dans des zones où l’on sait que le virus peut être en circulation. Pour le grand public qui visite une ferme ou un élevage, il faut appliquer les mesures générales d’hygiène, comme se laver régulièrement les mains avant et après avoir touché des animaux, éviter les contacts avec des animaux malades et observer les bonnes pratiques d’hygiène alimentaire.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce.

L’OMS a convoqué un Comité d’urgence en application du Règlement sanitaire international (RSI) pour conseiller le Directeur général sur l’état de la situation actuelle. Ce Comité d’urgence, qui réunit des experts provenant de toutes les régions OMS, a formulé à l’unanimité l’avis suivant: compte tenu des informations disponibles, les conditions pour que nous soyons devant une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) ne sont actuellement pas remplies.

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