Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d'information sur les flambées épidémiques

L’OMS a été informée de quatre cas confirmés en laboratoire supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) en Arabie saoudite.

Le premier cas était une femme de 41 ans, originaire de Riyad et appartenant au personnel de santé. Exempte de pathologie sous-jacente, elle est tombée malade le 15 août 2013. Son état s’est ensuite détérioré et elle est décédée à la fin du mois d’août. On n’a pas identifié pour elle d’exposition à des animaux ou à un cas confirmé de MERS-CoV et des investigations sont en cours sur la source de l’infection.

Le deuxième cas est un saoudien de 30 ans, originaire de Riyad et travaillant comme soignant dans le même hôpital que le cas confirmé précédent. Le 1er septembre 2013 est apparue chez lui une pneumonie sévère et il se trouve actuellement dans un état critique.

Le troisième cas était une femme de 79 ans, originaire de la région de Hafar al-Batin, chez laquelle une maladie respiratoire s’était déclenchée le 21 août 2013. Elle faisait partie des contacts d’un cas confirmé de MERS-CoV au sein d’un groupe de cas familial. Son état s’est détérioré et elle est décédée le 2 septembre 2013.

Le quatrième cas est un saoudien de 47 ans originaire de la région de Hafar al-Batin. Souffrant déjà d’une pathologie cardiaque chronique, il est tombé malade le 23 août 2013. Il fait partie des contacts d’un cas confirmé de MERS-CoV au sein d’un groupe de cas familial. Il est actuellement dans un état critique.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 à ce jour, l’OMS a été informée au total de 114 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, parmi lesquels 54 décès

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. Les voyageurs revenant d’un séjour récent au Moyen-Orient et chez lesquels apparaît une IRAS devront subir un dépistage du MERS-CoV conformément aux recommandations actuelles en matière de surveillance.

Dans la mesure du possible, on se procurera des échantillons provenant des voies respiratoires inférieures de ces malades à des fins diagnostiques. Il est rappelé aux cliniciens qu’une infection à MERS-CoV doit être envisagée même en présence de signes ou de symptômes atypiques tels que la diarrhée, chez les patients immunodéprimés

Il est rappelé aux établissements médicaux l’importance de l’application systématique des mesures de prévention et de lutte contre les infections (IPC). Les établissements qui prodiguent des soins à des patients chez lesquels une infection à MERS-CoV est suspectée ou confirmée devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission de ce virus à d’autres patients, aux soignants et aux visiteurs.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV, en communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection ainsi que la description de l’évolution clinique. Il convient de lancer promptement des investigations pour identifier le mode d’exposition, de manière à prévenir la poursuite de la transmission du virus.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce

L’OMS a convoqué un Comité d’urgence en application du Règlement sanitaire international (RSI) pour conseiller le Directeur général sur l’état de la situation actuelle. Ce Comité d’urgence, qui réunit des experts provenant de toutes les régions OMS, a formulé à l’unanimité l’avis suivant : compte tenu des informations disponibles, les conditions pour qu’on ait ici affaire à une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) n’étaient pas remplies.

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