Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d'information sur les flambées épidémiques

L’OMS a été informée de deux cas confirmés en laboratoire supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV).

Le premier cas a été notifié par le Ministère de la santé de Tunisie. Il s’agissait d’un homme de 66 ans, tombé malade le 1er mai 2013 et décédé le 10 mai 2013. Il avait été annoncé auparavant comme un cas probable car la présence du MERS-CoV avait été confirmée en laboratoire chez sa fille et son fils (bulletin publié le 22 mai 2013). La confirmation en laboratoire de ce cas a été récemment réalisée par les Centers for Disease Control and Prevention des Etats-Unis d’Amérique.

Le second cas a été notifié par le Ministère de la santé du Qatar. Il s’agissait d’une femme de 56 ans présentant des pathologies sous-jacentes, tombée malade le 18 août 2013 et décédée le 31 août 2013. La confirmation en laboratoire a récemment été réalisée par le Service de la Santé Publique Anglaise, Royaume-Uni.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 à ce jour, l’OMS a été informée au total de 110 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, parmi lesquels 52 décès.

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. Les voyageurs revenant d’un séjour récent au Moyen-Orient et chez lesquels apparaît une IRAS devront subir un dépistage du MERS-CoV conformément aux recommandations actuelles en matière de surveillance.

Dans la mesure du possible, on se procurera des échantillons provenant des voies respiratoires inférieures de ces malades à des fins diagnostiques. Il est rappelé aux cliniciens qu’une infection à MERS-CoV doit être envisagée même en présence de signes ou de symptômes atypiques tels que la diarrhée, chez les patients immunodéprimés

Il est rappelé aux établissements médicaux l’importance de l’application systématique des mesures de prévention et de lutte contre les infections (IPC). Les établissements qui prodiguent des soins à des patients chez lesquels une infection à MERS-CoV est suspectée ou confirmée devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission de ce virus à d’autres patients, aux soignants et aux visiteurs.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV, en communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection ainsi que la description de l’évolution clinique. Il convient de lancer promptement des investigations pour identifier le mode d’exposition, de manière à prévenir la poursuite de la transmission du virus.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce

L’OMS a convoqué un Comité d’urgence en application du Règlement sanitaire international (RSI) pour conseiller le Directeur général sur l’état de la situation actuelle. Ce Comité d’urgence, qui réunit des experts provenant de toutes les régions OMS, a formulé à l’unanimité l’avis suivant : compte tenu des informations disponibles, les conditions pour qu’on ait ici affaire à une urgence de santé publique de portée internationale (PHEIC) n’étaient pas remplies.

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