Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Bulletin d'information sur les flambées épidémiques

L’OMS a été informée de deux cas confirmés en laboratoire supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) au Qatar.

Parmi ces deux cas, figure un homme de 59 ans, présentant une pathologie sous-jacente et tombé malade le 15 août 2013. Il est actuellement hospitalisé et dans un état stable.

Les investigations épidémiologiques préliminaires révèlent que ce patient s’était rendu à Médine, en Arabie saoudite, pendant 6 jours, et qu’il est revenu au Qatar le 15 août 2013. Il n’a pas pris part à l’Omra et ne s’est pas rendu à la mosquée Al-Masjid an-Nabawi à Médine. D’autres investigations sont en cours.

Le deuxième cas est un homme de 29 ans, atteint d’une pathologie sous-jacente et présentant des antécédents de voyages récents à l’étranger.

Les résultats d’analyse concernant les deux cas ont été confirmés par un laboratoire international de référence. Au total, 138 soignants, membres de la famille des malades et contacts des malades au sein de la communauté ont été dépistés dans le pays et jusqu’à présent, tous ont donné des résultats négatifs pour l’infection par le MERS-CoV.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 à ce jour, l’OMS a été informée au total de 104 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, dont 49 décès.

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé aux prestataires de soins de rester vigilants. Les voyageurs revenant d’un séjour récent au Moyen-Orient et chez lesquels est apparue une IRAS devront subir un dépistage du MERS-CoV conformément aux recommandations actuelles en matière de surveillance.

Dans la mesure du possible, on se procurera des échantillons provenant des voies respiratoires inférieures de ces malades pour diagnostic. Il est rappelé aux cliniciens qu’une infection à MERS-CoV doit être envisagée même en présence de signes ou de symptômes atypiques tels que la diarrhée chez les patients immunodéprimés.

Il est rappelé aux établissements médicaux l’importance de l’application systématique des mesures de prévention et de lutte contre les infections (IPC). Les établissements qui dispensent des soins à des patients chez lesquels une infection à MERS-CoV est suspectée ou confirmée devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission de ce virus à d’autres patients, aux soignants et aux visiteurs.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection à MERS-CoV, en communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection ainsi que la description de l’évolution clinique. Il convient de lancer rapidement des investigations pour identifier le mode d’exposition, de manière à prévenir la poursuite de la transmission du virus.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de restrictions aux déplacements ou au commerce.

L’OMS a convoqué un Comité d’urgence en application du Règlement sanitaire international (RSI) pour conseiller le Directeur général sur l’état de la situation actuelle. Ce Comité d’urgence, qui réunit des experts internationaux provenant de toutes les Régions de l’OMS, a rendu à l’unanimité l’avis suivant : si l’on s’appuie sur les informations maintenant disponibles et si l’on applique une démarche reposant sur l’évaluation des risques, les conditions d’une urgence de santé publique de portée internationale ne sont pas réunies pour l’instant.

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