Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – bulletin

L’OMS a été informée de six cas supplémentaires, confirmés en laboratoire, d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient. Deux d’entre eux ont été notifiés par l’Arabie saoudite et quatre par les Émirats arabes unis (EAU).

Les deux cas en Arabie saoudite présentent des symptômes bénins et ne sont pas hospitalisés. Ils sont de la région d’Asir. Le premier concerne un homme de 26 ans, en contact proche avec un cas précédent, confirmé en laboratoire, et le second est une professionnelle de la santé de 42 ans.

Aux Émirats arabes unis, les quatre cas sont des agents de santé de deux hôpitaux à Abu Dhabi qui se sont occupés d’un patient précédent, dont l’infection a été confirmée en laboratoire. Deux d’entre eux, un homme de 28 ans et une femme de 30 ans, sont restés asymptomatiques. Les deux autres, deux femmes de 30 et 40 ans, ont présenté des symptômes bénins au niveau des voies respiratoires supérieures et sont dans un état stable.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 jusqu’à présent, l’OMS a été informée au total de 88 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, dont 45 mortels.

Sur la base de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à maintenir leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. Il convient de faire un dépistage du MERS-CoV pour les voyageurs récemment revenus du Moyen-Orient chez lesquels une IRAS se manifeste, ainsi que le préconisent les recommandations actuelles en matière de surveillance.

Dans la mesure du possible, il faut alors prélever des échantillons provenant des voies respiratoires inférieures pour poser le diagnostic. Il est rappelé aux cliniciens que, chez les sujets immunodéprimés, une infection par le MERS-CoV doit être envisagée même en présence de signes ou symptômes atypiques, comme une diarrhée.

Il est rappelé aux établissements de santé l’importance d’appliquer systématiquement les mesures de prévention et de lutte contre les infections. Les établissements dispensant des soins à des patients chez lesquels une infection par le MERS-CoV est suspectée ou confirmée doivent prendre les mesures appropriées pour réduire le risque de transmission du virus à d’autres patients, au personnel soignant et aux visiteurs.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV, en communiquant aussi les informations relatives aux expositions potentielles, susceptibles d’avoir entraîné l’apparition de l’infection, ainsi qu’une description de l’évolution clinique. Ils devront lancer rapidement des investigations sur la source de l’exposition, afin d’en identifier le mode, de façon à prévenir la poursuite de la transmission du virus.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée, ni ne recommande pour l’instant l’application de restrictions aux voyages ou au commerce.

L’OMS a convoqué un Comité d’urgence en application du Règlement sanitaire international (RSI) pour rendre un avis technique au Directeur général sur la situation actuelle. Ce Comité, qui réunit des experts internationaux provenant de toutes les Régions de l’OMS, a émis à l’unanimité l’avis qu’au regard des informations disponibles et en appliquant une méthode fondée sur l’évaluation du risque, les conditions pour déclarer une urgence de santé publique de portée internationale ne sont pas réunies pour l’instant.

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