Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) - mise à jour

Le Ministère de la Santé d’Arabie saoudite a annoncé deux cas supplémentaires, confirmés en laboratoire, d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV).

L’un des cas concerne une femme âgée de 41 ans à Riyad, qui a été en contact avec un cas confirmé. L’autre est un homme de 32 ans, dans la région orientale, qui présentait une affection médicale sous-jacente et se trouve dans un état critique.

De plus, le Ministère de la Santé a annoncé le décès d’un cas confirmé précédemment notifié dans la région orientale et hospitalisé le 26 avril 2013.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 jusqu’à présent, l’OMS a été informée au total de 70 cas confirmés en laboratoire par le MERS-CoV, dont 39 mortels.

À ce jour, l’OMS a reçu des notifications de cas confirmés en laboratoire émanant des pays du Moyen-Orient suivants : Arabie saoudite, Émirats arabes unis (EAU), Jordanie et Qatar. L’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et la Tunisie ont aussi notifié des cas confirmés en laboratoire; il s’agissait soit de malades transférés pour recevoir des soins, soit de voyageurs revenant du Moyen-Orient et tombés malades par la suite. En France, en Italie, au Royaume-Uni et en Tunisie, il y a eu une transmission locale limitée à des patients qui n’étaient pas allés au Moyen-Orient mais qui avaient été en contact étroit avec les cas probables ou confirmés en laboratoire.

Sur la base de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à maintenir leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. Il convient de faire un dépistage du MERS-CoV pour les voyageurs récemment revenus du Moyen-Orient chez lesquels une IRAS se manifeste, ainsi que le préconisent les recommandations actuelles en matière de surveillance. Dans la mesure du possible, il faut alors prélever des échantillons provenant des voies respiratoires inférieures pour poser le diagnostic. Il est rappelé aux cliniciens que, chez les sujets immunodéprimés, une infection par le MERS-CoV doit être envisagée même en présence de signes ou symptômes atypiques, comme une diarrhée

Il est rappelé aux établissements de santé l’importance d’appliquer systématiquement les mesures de prévention et de lutte contre les infections (IPC). Les établissements dispensant des soins à des patients chez lesquels une infection par le MERS-CoV est suspectée ou confirmée doivent prendre les mesures appropriées pour réduire le risque de transmission du virus à d’autres patients, au personnel soignant et aux visiteurs.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV, en communiquant aussi les informations relatives aux expositions potentielles, susceptibles d’avoir entraîné l’apparition de l’infection, ainsi qu’une description de l’évolution clinique. Ils devront lancer rapidement des investigations sur la source de l’exposition, afin d’en identifier le mode, de façon à prévenir la poursuite de la transmission du virus.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée, ni ne recommande pour l’instant l’application de restrictions aux voyages ou au commerce.

L’OMS continue de suivre de près la situation.

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