Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) – mise à jour

Le Ministère de la santé d’Arabie saoudite a annoncé trois cas confirmés en laboratoire supplémentaires d’infection par le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV), dont un décès.

Le premier cas est un homme de 45 ans présentant des pathologies sous-jacentes et originaire du gouvernorat de Taif. Il est malade depuis fin mai 2013 et se trouve dans un état critique. Le deuxième cas est une femme de 68 ans, également atteinte de pathologies sous-jacentes et originaire du gouvernorat de Taif. Elle est tombée malade le 6 juin 2013 et son état est critique. Le troisième cas, un homme décédé de 46 ans, était originaire de Wadi Al-Dawaser. Il est tombé malade le 29 mai 2013, a été admis à l’hôpital le 8 juin 2013 où sa maladie l’a emporté.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 à ce jour, l’OMS a été informée au total de 61 cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV, parmi lesquels 34 décès.

À cette date, l’OMS a reçu des notifications de cas confirmés en laboratoire émanant des pays du Moyen-Orient suivants: Arabie saoudite, Émirats arabes unis (EAU), Jordanie et Qatar. Des cas confirmés en laboratoire ont également été notifiés par l’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-Uni et la Tunisie; il s’agissait soit de personnes malades transférées dans le pays pour recevoir des soins, soit de voyageurs revenus du Moyen-Orient et tombés malades par la suite. En France, en Italie, au Royaume-Uni et en Tunisie, il y a eu une transmission locale limitée à des personnes qui ne s’étaient pas rendues au Moyen-Orient, mais avaient été en contact étroit avec l’un des cas confirmés en laboratoire ou des cas probables

Sur la base de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à maintenir leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. Il convient de faire un dépistage du MERS-CoV pour les voyageurs récemment revenus du Moyen-Orient chez lesquels une IRAS se manifeste, ainsi que le préconisent les recommandations actuelles en matière de surveillance. Dans la mesure du possible, il faut alors prélever des échantillons provenant des voies respiratoires inférieures pour poser le diagnostic. Il est rappelé aux cliniciens que, chez les sujets immunodéprimés, une infection par le MERS-CoV doit être envisagée même en présence de signes ou symptômes atypiques, comme une diarrhée

Il est rappelé aux établissements de santé l’importance d’appliquer systématiquement les mesures de prévention et de lutte contre les infections (IPC). Les établissements dispensant des soins à des patients chez lesquels une infection par le MERS-CoV est suspectée ou confirmée doivent prendre les mesures appropriées pour réduire le risque de transmission du virus à d’autres patients, au personnel soignant et aux visiteurs.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par le MERS-CoV, en communiquant aussi les informations relatives aux expositions potentielles, susceptibles d’avoir entraîné l’apparition de l’infection, ainsi qu’une description de l’évolution clinique. Ils devront lancer rapidement des investigations sur la source de l’exposition, afin d’en identifier le mode, de façon à prévenir la poursuite de la transmission du virus.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée, ni ne recommande pour l’instant l’application de restrictions aux voyages ou au commerce.

L’OMS continue de suivre de près la situation.

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