Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Cas d’infection par le nouveau coronavirus – mise à jour

Le Ministère de la santé tunisien a notifié à l’OMS deux cas confirmés en laboratoire et un cas probable d’infection par le nouveau coronavirus (nCoV).

Les deux cas confirmés en laboratoire sont un homme de 34 ans et une femme de 35 ans. Ils sont frère et sœur. L’un comme l’autre ont présenté une maladie respiratoire bénigne et n’ont pas nécessité d’hospitalisation. L’investigation rétrospective des cas a révélé que le cas probable, leur père, un homme de 66 ans, était tombé malade trois jours après son retour d’un séjour au Qatar et en Arabie saoudite, le 3 mai 2013. Il a été admis à l’hôpital après l’apparition d’une maladie respiratoire aiguë. Son état s’est détérioré et il est décédé le 10 mai 2013. Il présentait une pathologie sous-jacente. Les analyses de laboratoire initialement réalisées sur ce cas probable avaient été négatives pour le nCoV.

Des investigations sont en cours au sujet de cette flambée et les contacts proches de la famille sont placés sous surveillance étroite pour guetter tout signe inhabituel de maladie. Ces malades sont les premiers cas confirmés d’infection à nCoV en Tunisie.

En Arabie saoudite, un cas antérieurement notifié dans le cadre des investigations en cours sur la flambée partie d’un établissement de soins au début du mois d’avril 2013, est décédé. À ce jour, 22 cas au total, dont 10 décès, ont été notifiés comme appartenant à cette flambée dans l’est de l’Arabie saoudite. Le gouvernement saoudien dirige actuellement des investigations au sujet de cette flambée.

À l’échelle mondiale, de septembre 2012 à ce jour, l’OMS a été informée au total de 43 cas confirmés en laboratoire d’infection à nCoV, parmi lesquels 21 décès. Plusieurs pays du Moyen-Orient ont été touchés, dont la Jordanie, le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis (EAU). Des cas ont également été notifiés dans quatre autres pays : Allemagne, France, Royaume-Uni et Tunisie. Tous les cas avaient un lien direct ou indirect avec le Moyen-Orient, y compris deux qui avaient voyagé récemment aux EAU. En France et au Royaume-Uni, il y a eu une transmission locale limitée à des contacts proches qui ne s’étaient pas rendus au Moyen-Orient, mais avaient été en contact avec un voyageur récemment revenu de cette région.

Compte tenu de la situation actuelle et des informations disponibles, l’OMS encourage tous les États Membres à poursuivre leur surveillance des infections respiratoires aiguës sévères (IRAS) et à examiner avec soin toute présentation inhabituelle.

Il est conseillé au personnel soignant de rester vigilant. Les voyageurs revenant d’un séjour récent au Moyen-Orient et chez lesquels est apparue une IRAS devront subir un dépistage du nCoV conformément aux recommandations actuelles en matière de surveillance. Dans la mesure du possible, on prélèvera des échantillons provenant des voies respiratoires inférieures de ces malades pour diagnostic. Il est rappelé aux cliniciens qu’une infection à nCoV doit être envisagée même en présence de signes ou de symptômes atypiques tels que la diarrhée, en particulier chez les personnes immunodéprimées.

Il est rappelé aux établissements médicaux l’importance de l’application systématique de mesures de prévention et de lutte contre les infections (IPC). Les établissements qui délivrent des soins à des patients chez lesquels on suspecte une infection à nCoV devront prendre des mesures appropriées pour réduire le risque de transmission de ce virus à d’autres patients, aux soignants et aux visiteurs.

Il est aussi rappelé à tous les États Membres qu’ils doivent rapidement évaluer et notifier à l’OMS tout nouveau cas d’infection par un nCoV, en communiquant également les informations relatives aux expositions pouvant avoir entraîné l’infection ainsi que la description de l’évolution clinique. Il convient de lancer rapidement des investigations sur la source de l’exposition afin d’identifier le mode d’exposition et de prévenir la poursuite de la transmission du virus.

En rapport avec cet événement, l’OMS ne conseille pas de dépistage particulier aux points d’entrée et ne recommande pas non plus actuellement l’application de quelconques restrictions aux déplacements ou au commerce.

L’OMS continue de suivre de près la situation.

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