Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Fièvre hémorragique de Marburg en Ouganda – bulletin

Au 28 octobre 2012, 18 cas au total, avec 9 décès, dont un agent de santé, avaient été notifiés dans cinq districts, à savoir Kabale, au Sud-Ouest de l’Ouganda, Kampala (la capitale), Ibanda, Mbarara et Kabarole. Le taux de létalité est de 50%. Le Ministère de la Santé de l’Ouganda a déclaré la flambée épidémique le 19 octobre 2012. L’Uganda Virus Research Institute (UVRI) a confirmé le virus de Marburg dans les échantillons sanguins de 9 cas.

Actuellement, 13 patients ont été hospitalisés (2 à Kampala, 8 à Kabale et 3 à Ibanda) et une liste de leurs contacts a été dressée pour un suivi quotidien. Le dernier cas confirmé a été admis le 26 octobre 2012 dans le service de soins en isolement du district d’Ibanda.

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires internationaux, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC), la Croix-Rouge ougandaise (URCS), le Réseau africain d’Épidémiologie de Terrain (AFENET) et Médecins Sans Frontières (MSF) aident les autorités ougandaises à enquêter sur la flambée et à y riposter. Le groupe spécial national a désigné des agents de santé et des épidémiologistes supplémentaires pour renforcer les équipes sur le terrain. La formation des agents de santé à la lutte contre les infections, à la surveillance et à la prise en charge des cas clinique est en cours. Des activités de mobilisation sociale sont menées avec la distribution de matériels d’information, d’éducation et de communication et la diffusion d’informations sur les stations de radio. Le premier envoi d’équipements de protection individuels (EPI) fournis par l’OMS est arrivé le week-end dernier.

Le Bureau régional de l’OMS a déployé en Ouganda un épidémiologiste et un logisticien pour aider les équipes de riposte sur le terrain. De plus, un expert de la mobilisation sociale venant du bureau de pays de l’OMS en Zambie et un logisticien de l’équipe régionale de riposte rapide ont été mobilisés pour un déploiement immédiat. D’autres experts sont en train d’être désignés par le Réseau mondial d’alerte et d’action en cas d’épidémie (GOARN).

Pendant que l’enquête sur la flambée se poursuit, l’OMS et ses partenaires continuent de fournir aux autorités nationales l’aide nécessaire dans les domaines de la coordination, de la prévention des infections et de la lutte, de la surveillance, de l’épidémiologie, de l’information du public, de la mobilisation sociale, des analyses anthropologiques et de la logistique pour la riposte.

Les pays limitrophes ont été contactés pour renforcer la surveillance aux frontières et la préparation, afin d’éviter une propagation transfrontalière de la flambée.

L’OMS pense qu’il n’est pas nécessaire d’appliquer pour l’Ouganda des restrictions aux voyages ou aux échanges commerciaux.

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