Alerte et action au niveau mondial (GAR)

Fièvre de Lassa au Nigéria

Début 2012, le Ministère fédéral de la Santé nigérian a notifié à l’OMS une flambée de fièvre de Lassa. Au 22 mars 2012, 623 cas présumés, dont 70 mortels, avaient été enregistrés dans 19 des 36 États depuis le début de l’année. Les analyses de laboratoire faites à l’hôpital universitaire spécialisé d’Irrua (État d’Irrua Edo) ont confirmé la présence d’une infection par le virus de Lassa chez 108 patients. On signale parmi les morts trois médecins et quatre agents infirmiers. Ces informations sont provisoires et sujettes à des modifications quand les résultats de laboratoire pour les cas présumés seront connus.

Les autorités fédérales et celles des États ripostent à la flambée en intensifiant la surveillance de la maladie pour la détection précoce, renforcent le traitement des patients et mènent des campagnes de sensibilisation dans la population affectée.

Les principales difficultés ont trait à l’insécurité persistante dans le pays, restreignant l’accès à certaines zones, ainsi que la disponibilité limitée des ressources pour réagir à la flambée épidémique de plus en plus intense.

L’OMS ne conseille ou ne recommande pas de restrictions aux voyages ou aux échanges commerciaux avec le Nigéria. Les voyageurs de retour des zones affectées qui présentent une fièvre, un malaise général, des céphalées, une irritation de la gorge, des douleurs des muscles ou de la poitrine, des nausées, des vomissements, de la diarrhée et des douleurs abdominales doivent consulter un médecin.

En général, on s’infecte par le virus de Lassa en s’exposant à des rats du genre Mastomys. La transmission interhumaine survient lors de contacts directs avec des patients malades dans la population comme dans les services de soins. Les personnes vivant dans les zones rurales où on trouve ces rongeurs sont les plus exposées au risque. Les agents de santé s’exposent également si les mesures de lutte anti-infectieuse ne sont pas respectées.

Partager

Liens connexes