À propos de l'OMS

Parvenir à un consensus pour collaborer avec les acteurs non étatiques

Mai 2014

Les relations de l’OMS avec les acteurs non étatiques – organisations non gouvernementales, secteur privé, instituts universitaires et fondations philanthropiques, par exemple – jouent un rôle de plus en plus déterminant dans son action. En 1948, l’OMS était quasiment seule sur la scène de l’action sanitaire mondiale. Mais 60 ans après sa fondation, le nombre d’organisations œuvrant dans ce domaine a considérablement augmenté.

Nul doute qu’il est dans l’intérêt de la santé des peuples du monde entier que tous ces groupes mettent en commun leurs ressources, leur expérience et leurs compétences et évitent les chevauchements et les répétitions d’activités. En bref qu’ils collaborent efficacement ensemble. Les six priorités de leadership de l’OMS ne pourront être réalisées sans la coopération et le concours de tous les acteurs de la santé mondiale.

La définition précise de ces relations a été au centre des débats ces derniers mois, suite aux réunions tenues en 2013. En janvier 2014, le Conseil exécutif a demandé que soit organisée une consultation informelle avec les États Membres, les 27 et 28 mars 2014, présidée par le Professeur Thomas Zeltner, Envoyé spécial de l’OMS pour la collaboration avec les acteurs non étatiques.

Près de 200 participants ont assisté à la consultation ou l’ont suivie en ligne. Ils ont examiné un projet de document sur les modalités de la collaboration de l’OMS avec les acteurs non étatiques, y compris les méthodes d’interaction et de collaboration qui exigent d’adopter de nouvelles politiques ou de réviser celles en vigueur. Les États Membres ont montré qu’ils étaient disposés à aller au-delà du débat de concepts pour passer à l’élaboration de politiques.

Bien que souscrivant à l’idée d’un seul cadre général de collaboration, les participants ont estimé qu’il fallait établir une distinction entre les différents types d’acteurs non étatiques en élaborant des politiques additionnelles. Il faut des politiques différentes pour les fondations philanthropiques et les instituts universitaires, pas seulement pour les entités du secteur privé et les organisations non gouvernementales.

Les États Membres se sont clairement prononcés en faveur de politiques globales qui couvrent la plus grande diversité d’acteurs possible, tout en préservant la réputation et l’action de l’OMS d’éventuels conflits d’intérêts.

Dans certains cas, il faudra renforcer les procédures pour respecter plus systématiquement le devoir de vigilance, veiller à ce que les risques soient correctement évalués et créer un registre en ligne des acteurs non étatiques afin que tous les aspects de la collaboration soient plus transparents.

Le Professeur Zeltner a remercié les participants d’avoir permis de jeter les bases du cadre de collaboration et de clarifier sa structure globale. "Ce débat, a-t-il commenté, va permettre au Secrétariat de présenter en mai prochain à l’Assemblée de la Santé une nouvelle version du cadre conforme aux attentes des États Membres."

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