À propos de l'OMS

Avant-propos

Lettre du Dr Margaret Chan
20 novembre 2012

Lorsque j’ai entrepris la réforme de l’OMS début 2011, j’imaginais une organisation «adaptée à l’objet qui lui était assigné», à même de réagir rapidement et efficacement aux défis de santé publique actuels et à ceux que nous réserve l’avenir.

Les États Membres se sont félicités de cette initiative et ont éclairé le processus, parvenant à un consensus sur bien des domaines de réforme, et donnant des orientations au fur et à mesure. En définitive, ce que nous voulons tous voir, ce sont des changements qui améliorent la performance de l’OMS, en un temps où les défis sanitaires sont exceptionnellement complexes sur fond d’austérité quasi générale.

Cela suppose un niveau stratégique accru tant dans l’engagement du talentueux personnel de l’OMS que dans l’utilisation des ressources, avec une plus grande efficacité de gestion. Cela suppose une approche plus structurée et ciblée de l’établissement des priorités. Cela veut dire une bonne compréhension des besoins de santé que l’OMS est la mieux apte à satisfaire. Cela implique une discipline que doivent s’imposer les États Membres face à ce qu’ils attendent de l’OMS. Cela entraîne au final un programme de travail dont l’incidence sur les résultats sanitaires peut être mesurée, qui est financé de manière suffisante et appropriée, et dont l’OMS peut aisément rendre compte.

«Cela entraîne au final un programme de travail dont l’incidence sur les résultats sanitaires peut être mesurée, qui est financé de manière suffisante et appropriée, et dont l’OMS peut aisément rendre compte.»

Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS

Nous avons légèrement progressé, comme l’indique le présent bulletin. Dès le début, les États Membres ont reconnu que certaines réformes pourraient être mises en place rapidement, tandis que d’autres prendraient plus de temps. J’ai engagé des réformes gestionnaires qui relèvent de ma compétence.

L’Organisation a réduit l’ampleur de ses activités. Les graphiques illustrant le présent bulletin montrent les économies réalisées grâce à la réforme des politiques en matière de personnel et de voyages, bien que les fluctuations des taux de change constituent toujours un grave problème. Nous avons trouvé le moyen de nous défaire de certaines strates bureaucratiques pour avancer plus vite. Par exemple, le recrutement du personnel d’encadrement de nos bureaux de pays a été réorganisé, ce qui a réduit sensiblement la durée nécessaire pour pourvoir des postes vacants sans déroger aux critères de recrutement. Une approche similaire est prévue pour le recrutement d’autres catégories de personnel, dont les épidémiologistes et les techniciens.

La réforme des modalités d’établissement des priorités à l’OMS est un thème important et urgent. Les États Membres ont approuvé un petit nombre de critères et de catégories d’activité de façon à rationaliser le processus d’établissement des priorités et à le rendre plus transparent. Ces préparatifs facilitent une bonne partie du travail qui reste à accomplir et qu’abordera, dans un premier temps, la réunion du PBAC en décembre.

Ensemble, nous nous attaquons à un programme de réforme ambitieux et exhaustif. Je compte sur votre aide pour assumer courageusement les prochaines mesures à prendre.

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